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France : Sous l’eau et dans le noir, le lourd bilan de la tempête Nils

Après le passage dévastateur de la tempête Nils, une France meurtrie tente de faire face. Entre crues historiques dans le Sud-Ouest et un réseau électrique encore vacillant, le pays vit une fin de semaine sous haute tension.

Par la Rédaction | Publié le vendredi 13 février 2026

Le ciel s'est peut-être calmé, mais la terre ne décolère pas. Ce vendredi soir, la France panse ses plaies après le passage de la tempête Nils, dont les rafales ont atteint des records (jusqu’à 185 km/h en Corse et 160 km/h sur le littoral atlantique). Si le vent a faibli, l’eau est devenue l’ennemi numéro un.

La Garonne en furie

Le Sud-Ouest reste l’épicentre de la crise. Placés en vigilance rouge, les départements de la Gironde et du Lot-et-Garonne surveillent leurs cours d'eau avec angoisse. À La Réole, le niveau de la Garonne a dépassé les 8,30 mètres, inondant quais et commerces.

Plusieurs évacuations préventives ont marqué la matinée, notamment à Tonneins et Marmande, où les parcs municipaux ont été transformés en lacs géants. À Agen, bien que le pic ait été revu légèrement à la baisse (7,66 m), le Plan communal de sauvegarde reste activé. L'inquiétude gagne maintenant le Bassin parisien, où plusieurs affluents ont été placés en vigilance orange.

260 000 foyers toujours privés de courant

Sur le front de l'énergie, les techniciens d'Enedis livrent une course contre la montre. Au plus fort de la tempête jeudi, 900 000 foyers étaient plongés dans le noir. Grâce à la mobilisation de la FIRE (Force d’Intervention Rapide Électricité), 70 % des clients ont été rétablis.

Cependant, ce soir, 260 000 foyers attendent toujours le retour de la lumière. Les interventions sont rendues périlleuses par les sols saturés d'eau, provoquant des chutes d'arbres à répétition sur les lignes haute tension. La Nouvelle-Aquitaine et l'Occitanie restent les régions les plus impactées.

Un week-end de transition

Météo-France prévoit une bascule thermique pour ce week-end de la Saint-Valentin. Un air plus froid va s'engouffrer sur le pays, faisant craindre l'apparition de neige en plaine sur les trois-quarts Est dès dimanche. Une situation qui pourrait compliquer les opérations de secours dans les zones encore inondées.

Le chiffre : 1 C'est le nombre de victimes déplorées à ce jour. Un chauffeur de poids lourd a perdu la vie dans les Landes après une chute d'arbre.

Marine Le Pen : Le spectre de l’inéligibilité plane sur 2027

PARIS – À l’issue d’un réquisitoire fleuve ce mardi 3 février 2026, le parquet général a réclamé une peine de cinq ans d’inéligibilité à l’encontre de Marine Le Pen. Si la cour d’appel suit ces réquisitions, la cheffe de file du Rassemblement National pourrait être définitivement écartée de la prochaine course présidentielle.

Par la Rédaction | Mercredi 4 février 2026

Le rideau tombe peu à peu sur le procès en appel de l’affaire des assistants parlementaires du Front National (devenu RN). Après trois semaines d'audiences sous haute tension, les avocats généraux ont rendu leurs conclusions, frappant fort contre celle qui domine les sondages pour 2027.

Un « système » de détournement confirmé par l’accusation

Pour le ministère public, il n’y a aucun doute : Marine Le Pen a bien été au cœur d’un « système » centralisé visant à utiliser les fonds du Parlement européen pour financer les salariés du parti en France entre 2004 et 2016. L’avocat général a dénoncé une « atteinte grave à la probité », évoquant de l’argent public « siphonné goutte à goutte jusqu’à former une rivière ».

Les peines requises sont lourdes :

  • 5 ans d'inéligibilité (la peine maximale prévue) ;

  • 4 ans de prison, dont un an ferme (aménageable sous bracelet électronique) et trois ans avec sursis ;

  • 100 000 euros d'amende.

Un sursis politique inattendu ?

Malgré la sévérité des peines, un détail juridique offre une lueur d'espoir au camp Le Pen. Contrairement au jugement de première instance de mars 2025, le parquet n’a pas demandé l'exécution provisoire de l’inéligibilité.

En clair, si la cour d'appel suit cette voie lors de son verdict attendu pour l'été 2026, Marine Le Pen pourrait suspendre sa condamnation en se pourvoyant en Cassation. Cette manœuvre juridique pourrait, en théorie, lui permettre de maintenir sa candidature pour 2027, le temps que la plus haute juridiction française ne rende une décision définitive.

Jordan Bardella en embuscade

À la sortie de l'audience, Marine Le Pen a fustigé une volonté de « l'empêcher » de se présenter devant les Français. Mais l'heure est au réalisme au siège du RN. La députée du Pas-de-Calais a elle-même récemment ouvert la porte à son successeur désigné, déclarant que « Jordan Bardella peut gagner à [sa] place » si le verrou judiciaire ne sautait pas.

Les plaidoiries de la défense débutent ce mercredi et se poursuivront jusqu'au 11 février. Les avocats de Marine Le Pen entendent plaider la relaxe, arguant d'un « flou administratif » plutôt que d'une volonté de fraude organisée.

Budget 2026 : Sébastien Lecornu joue son va-tout avec un ultime 49.3

POLITIQUE – Sous pression, le Premier ministre a engagé ce vendredi la responsabilité de son gouvernement pour faire adopter définitivement le Projet de Loi de Finances (PLF). Le sort de l’exécutif est désormais suspendu à l’examen de deux motions de censure prévu lundi.

Par la Rédaction – Publié le 30 janvier 2026

C’est un dénouement « au forceps ». Après des semaines de débats houleux et plusieurs recours successifs à l’article 49.3 pour les volets « recettes » et « dépenses », Sébastien Lecornu a déclenché ce matin l’ultime levier constitutionnel pour l’ensemble du budget 2026. Faute de majorité absolue, le locataire de Matignon a choisi de trancher pour éviter l’enlisement législatif.

Un objectif : les 5 % de déficit

L’enjeu de ce texte est avant tout comptable et européen. Le gouvernement s'est fixé pour mission de ramener le déficit public à 5 % du PIB (contre 5,4 % en 2025). Pour y parvenir, le budget prévoit des économies drastiques dans les ministères et une contribution accrue des collectivités locales, tout en préservant certaines mesures sociales négociées avec les groupes pivots, comme le repas à 1 euro pour les étudiants ou des aides pour les bas salaires.

Lundi de tous les dangers

L’opposition n’a pas tardé à répliquer. Dans la foulée de l’annonce, deux motions de censure ont été déposées : l’une par le bloc de gauche (LFI, Écologistes, Communistes) et l’autre par le Rassemblement national.

Le calendrier est désormais serré :

  • Lundi 2 février (17h) : Examen et vote des motions à l’Assemblée nationale.

  • En cas de rejet : Le budget sera considéré comme adopté définitivement, mettant fin à quatre mois de guérilla parlementaire.

  • En cas d’adoption : Le gouvernement Lecornu serait renversé, ouvrant une crise institutionnelle majeure en plein exercice budgétaire.

Une majorité sur le fil

Jusqu’ici, le Premier ministre a survécu aux précédentes tentatives de censure grâce à la position du Parti socialiste et de la droite modérée, qui ont refusé de joindre leurs voix aux extrêmes. « C’est le budget du dernier secours pour protéger nos institutions », a martelé Sébastien Lecornu à la tribune, face à un hémicycle chargé d'électricité.

Le verdict de lundi dira si ce pari de la "stabilité par la force" permet au gouvernement de passer l'hiver.

France : Un lundi entre offensive numérique et vigilance climatique

PARIS – La journée du 26 janvier 2026 restera marquée par une accélération politique majeure sur la régulation de l’espace numérique et par une météo capricieuse qui a placé l'Ouest du pays en état d'alerte.

Le "Plan Numérique" d'Emmanuel Macron s'accélère

Le sommet de l'État a frappé un grand coup ce matin. Le Président de la République a officiellement demandé l'engagement d'une procédure accélérée pour la proposition de loi visant à interdire l'accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans.

Cette mesure, fer de lance de la politique gouvernementale pour la protection de l'enfance, s'accompagne d'une volonté ferme de bannir les smartphones dans l'enceinte des lycées dès la rentrée prochaine. À l'Assemblée nationale, les débats s'annoncent denses, les commissions auditionnant parallèlement les responsables de l'audiovisuel public sur les enjeux d'information à l'ère des algorithmes.

Transition technologique : La fin d'une époque pour le cuivre

Pendant que les députés légifèrent, une révolution silencieuse s'opère dans les infrastructures françaises. Ce lundi marque une étape décisive pour le plan de fermeture du réseau cuivre.

  • 829 communes supplémentaires ont officiellement basculé vers le "tout-fibre".

  • Ce retrait définitif de l'ADSL au profit de la fibre optique concerne des milliers de foyers, illustrant la volonté de l'opérateur historique Orange et de l'État d'achever la modernisation numérique du territoire d'ici 2030.

Intempéries et tensions régionales

Le ciel a assombri l'humeur d'une partie de la population. Le Morbihan a été placé en vigilance orange pour "pluie-inondation" en raison de cumuls d'eau exceptionnels provoquant des crues sur les fleuves côtiers.

Sur le front social, la grogne agricole ne faiblit pas. Des cortèges de tracteurs ont été signalés aux abords de Toulouse, les agriculteurs manifestant contre les charges pesant sur leurs exploitations, alors que le gouvernement tente de calmer le jeu par de nouvelles aides à la transition écologique.

En bref : Industrie et Culture

Dans l'est de la France, la Moselle se projette vers l'avenir énergétique. La Française de l'Énergie a obtenu aujourd'hui un permis exclusif pour explorer des gisements d'hydrogène naturel, une ressource stratégique pour la décarbonation de l'industrie lourde.

Enfin, les cinéphiles ont les yeux tournés vers Angers, où s'est achevé le festival Premiers Plans, avant que les amateurs de frissons ne rejoignent Gérardmer dès demain pour le coup d'envoi de son célèbre festival du film fantastique.

Affaire Joël Guerriau : L'ancien sénateur condamné à quatre ans de prison pour avoir drogué la députée Sandrine Josso

Le tribunal correctionnel de Paris a rendu son verdict ce mercredi. Joël Guerriau a été reconnu coupable d’avoir administré de l'ecstasy à l'élue de Loire-Atlantique à son insu, dans le but de commettre une agression sexuelle.

C’est la fin d’un feuilleton judiciaire qui a secoué le Parlement pendant plus d'un an. Joël Guerriau, ancien sénateur, a été condamné à une peine de quatre ans d'emprisonnement. Le tribunal a suivi les réquisitions en rejetant catégoriquement la thèse de « l’erreur de manipulation » ou de l'administration accidentelle défendue par le prévenu.

L’intention criminelle confirmée

Les faits remontent à la nuit du 14 au 15 novembre 2023. Sandrine Josso, invitée au domicile parisien du sénateur, avait été prise de malaises après avoir bu une coupe de champagne. Des analyses avaient révélé la présence d'ecstasy dans son organisme, tandis que des perquisitions au domicile de l'élu avaient permis de retrouver des substances illicites.

Pour les juges, l'intention de commettre une agression sexuelle ne fait aucun doute. Le tribunal a souligné le caractère prémédité de l'acte, notant que la drogue avait été acquise et préparée spécifiquement dans cette perspective.

Un verdict symbole contre la soumission chimique

Cette condamnation est perçue comme une victoire majeure pour Sandrine Josso, qui a fait de la lutte contre la soumission chimique son combat politique depuis l’incident.

  • Sanction pénale : 4 ans de prison.

  • Inéligibilité : Le tribunal a également assorti la peine d'une interdiction d'exercer toute fonction publique.

  • Réaction de la défense : Les avocats de Joël Guerriau n'ont pas encore précisé s'ils comptaient faire appel de cette décision.

Ce jugement marque un précédent fort dans le traitement judiciaire des violences faites aux femmes au sein des sphères de pouvoir, rappelant que l'immunité ou le statut ne sauraient protéger contre la rigueur de la loi.

Vers une « France sans réseaux » pour les moins de 15 ans ?

L’Assemblée nationale a débuté ce lundi l’examen d’un projet de loi ambitieux visant à instaurer une barrière numérique stricte pour les mineurs. Entre interdiction des réseaux sociaux et bannissement des smartphones au lycée, le gouvernement entend provoquer un « choc de protection » pour la jeunesse.

Un « verrou numérique » à 15 ans

Inspiré par la fermeté de l’Australie, le texte prévoit d’interdire l'accès aux plateformes (TikTok, Instagram, Snapchat) à tous les mineurs de moins de 15 ans. Si la loi de 2023 instaurait déjà une « majorité numérique », elle laissait la porte ouverte à une autorisation parentale. Cette fois, l'exécutif souhaite aller plus loin avec une interdiction quasi-absolue, jugeant que l'impact des algorithmes sur la santé mentale des plus jeunes est une urgence de santé publique.

La fin du smartphone au lycée

L'autre volet phare du projet concerne la généralisation de la « pause numérique ». Déjà en vigueur dans les écoles et collèges, l'interdiction du téléphone portable serait étendue à l'enceinte des lycées. L'objectif affiché par Emmanuel Macron est double :

  1. Redonner de la place à la sociabilisation directe entre élèves.

  2. Limiter les risques de cyberharcèlement au sein des établissements.

Un parcours législatif sous haute surveillance

Malgré le soutien présidentiel, le texte doit répondre à des défis majeurs :

  • La technique : Les méthodes de vérification de l'âge (scans d'identité, estimation faciale) soulèvent des questions sur la protection des données privées.

  • Le droit : Le Conseil d’État surveille de près la compatibilité du texte avec les règlements européens (DSA).

« Il s’agit de reprendre le contrôle sur un espace qui est devenu une zone de non-droit pour nos enfants », défend-on dans les rangs de la majorité.

Calendrier : Si le projet est adopté par les députés cette semaine, il sera transmis au Sénat dès la mi-février 2026, pour une application espérée à la rentrée scolaire prochaine.

L’Europe face au choc « Trump 2.0 » : Entre défense commerciale et nouvelles frontières

BRUXELLES – Un vent de tempête souffle sur les relations transatlantiques. Depuis l’investiture de Donald Trump le 20 janvier, l’Union européenne se prépare à une confrontation économique inédite, tout en poursuivant sa mutation interne avec l’élargissement de la zone euro et un durcissement annoncé de sa politique migratoire.

Le bras de fer économique

Le sommet européen du 22 janvier a marqué un tournant. Face aux menaces de surtaxes douanières agitées par Washington, les Vingt-Sept ont activé leur « instrument anti-coercition ». Bien que l'UE ait temporairement suspendu certaines mesures de rétorsion pour six mois afin de laisser une chance à la diplomatie, le message est clair : Bruxelles ne cédera pas au chantage. La crise autour du Groenland et les velléités protectionnistes américaines forcent l'Union à accélérer son « autonomie stratégique », slogan phare de la nouvelle présidence chypriote du Conseil.

La Bulgarie dans le club de l’Euro

Pendant que les tensions diplomatiques s'accumulent, l'intégration européenne franchit une étape historique. Depuis le 1er janvier 2026, la Bulgarie est officiellement devenue le 21e membre de la zone euro. Le passage du lev à la monnaie unique s'accompagne d'un double affichage des prix pour rassurer une population inquiète de l'inflation, mais cette adhésion symbolise l'ancrage indéfectible de Sofia au cœur de l'économie continentale.

Migration : L’heure de l’externalisation ?

Le mois de février s'annonce décisif pour la Commission européenne, qui doit présenter sa nouvelle stratégie migratoire. Le débat s'enflamme au Parlement européen autour de la création de centres de rétention hors des frontières de l'UE. Ce modèle d’externalisation, visant à traiter les demandes d'asile dans des pays tiers, séduit une partie de la droite et de l'extrême droite, mais soulève de vives critiques parmi les ONG et les groupes de gauche, qui dénoncent un renoncement aux valeurs fondamentales.

Ukraine : Un soutien gravé dans le marbre

Malgré les incertitudes liées à la politique étrangère américaine, Antonio Costa, président du Conseil européen, a réaffirmé le soutien sans faille de l'Union à Kiev. Un prêt massif de 90 milliards d’euros a été acté pour la période 2026-2027. En parallèle, la justice internationale se mobilise avec la mise en œuvre de mécanismes visant à utiliser les avoirs russes gelés pour financer la reconstruction et juger les crimes d'agression.

 

Trump : Un Politicien Intouchable

Donald Trump, l’ancien président des États-Unis, est souvent perçu comme un personnage intouchable. Sa carrière politique, marquée par des controverses, des succès et des défis, a façonné son image dans l'esprit du public. Malgré les diverses enquêtes et accusations qui ont pu l'entourer, Trump continue de maintenir un soutien solide parmi ses partisans. Sa capacité à rester pertinent dans le paysage politique américain soulève de nombreuses questions. Comment parvient-il à conserver son influence, même face à des défis importants ? Sa communication directe et son style provocateur lui permettent de tisser un lien fort avec son électorat, qui voit en lui un défenseur des valeurs conservatrices. De plus, son aptitude à utiliser les réseaux sociaux pour contester les récits médiatiques et mobiliser sa base renforce son statut d'intouchable. Toutefois, la question demeure : cette image pourra-t-elle perdurer indéfiniment, ou finira-t-elle par être remise en question ? Les années à venir seront cruciales pour déterminer l'avenir politique de Trump et son impact sur la scène mondiale.

 

​POLITIQUE : UN HIVER SOUS HAUTE TENSION POUR LE GOUVERNEMENT LECORNU

Budget 2026, menace de censure et préparatifs électoraux : l’exécutif navigue en eaux troubles alors que les élections municipales approchent à grands pas.

De notre rédaction – En ce 20 janvier 2026, l'atmosphère au Palais Bourbon est électrique. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a officiellement engagé la responsabilité de son gouvernement sur le Budget 2026, marquant un tournant décisif pour son mandat.

​L'épreuve de force du 49.3

​Après des semaines de débats houleux et malgré sa promesse initiale de privilégier le "compromis", Sébastien Lecornu a fini par dégainer l'article 49.3 hier soir pour faire adopter le projet de loi de finances (PLF). Ce budget, qui vise à ramener le déficit à 4,7 % du PIB, est jugé "austère" par une opposition plus fragmentée que jamais.

​Les groupes de gauche et le Rassemblement national disposent de 24 heures pour déposer des motions de censure. Si le gouvernement semble pouvoir compter sur l'abstention d'une partie des socialistes pour survivre, la menace d'un renversement reste dans tous les esprits, rappelant les chutes successives des gouvernements Barnier et Bayrou en 2024 et 2025.

​Municipales 2026 : Le grand saut vers la parité

​Pendant que l'Assemblée s'écharpe, les mairies de France entrent en mode campagne. À moins de deux mois du premier tour (15 mars), la réforme du mode de scrutin est au cœur des discussions :

  • Parité généralisée : Pour la première fois, les communes de moins de 1 000 habitants voteront par listes paritaires. Fini le panachage : chaque liste doit désormais alterner un homme et une femme.
  • Révolution à Paris, Lyon et Marseille : La fin de la loi PLM historique entre en vigueur. Les électeurs des trois plus grandes villes de France voteront désormais au suffrage universel direct pour leurs maires centraux, via deux scrutins simultanés.

​Tensions diplomatiques en coulisses

​À l'international, l'Élysée surveille de près les menaces de Washington. Donald Trump, dont les relations avec Emmanuel Macron sont au plus bas, menace d'imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et spiritueux français. Une "guerre commerciale" qui fragilise un secteur déjà pénalisé par le climat économique morose.

​Santé : La santé mentale érigée en priorité

​Enfin, l'année 2026 s'ouvre sous le signe de la "Grande cause nationale" : la santé mentale. Le gouvernement a dévoilé un plan ambitieux pour doubler le nombre de psychologues remboursés par la Sécurité sociale, espérant ainsi répondre à une crise profonde qui touche particulièrement la jeunesse française.

L'info en + : Le SMIC a été revalorisé au 1er janvier pour atteindre 1 823,03 € brut, une hausse de 2 % qui peine toutefois à calmer les inquiétudes sur le pouvoir d'achat.

Davos 2026 : Le Groenland au cœur d’un séisme diplomatique entre Trump et l'Europe

Par la Rédaction – Publié le 20 janvier 2026

DAVOS, SUISSE – Ce qui devait être le sommet du « dialogue » a viré à la confrontation ouverte. Dès l’ouverture du Forum économique mondial (WEF), l’ombre de Donald Trump a plané sur les Alpes suisses, transformant la station de Davos en un véritable champ de bataille géopolitique. Au centre de toutes les tensions : l’ambition américaine d’annexer le Groenland et une remise en cause radicale de l'ordre multilatéral.

L’offensive américaine : « Le Groenland ou les taxes »

Alors qu'il est attendu mercredi à Davos, le président américain a déjà frappé fort depuis Washington et sur ses réseaux sociaux. Qualifiant l’acquisition du Groenland d’« impératif de sécurité nationale », il a imposé des droits de douane de 10 % à huit pays européens opposés au projet.

Mais c’est la France qui est particulièrement visée : Donald Trump menace de taxer les vins et champagnes français à hauteur de 200 %. L'objectif est clair : forcer Emmanuel Macron à rejoindre son « Conseil de Paix » (Board of Peace), une instance alternative à l’ONU dont le ticket d’entrée permanent est fixé à 1 milliard de dollars.

La réplique de Bruxelles : « L'Europe ne sera pas une proie »

La réponse européenne ne s'est pas fait attendre. À la tribune, Ursula von der Leyen a dénoncé une « spirale d'escalade » et une « loi de la jungle » inacceptable entre alliés.

  • Investissements massifs : La présidente de la Commission a promis une offensive financière de l'UE au Groenland pour ancrer le territoire dans l'espace européen.

  • Unité ferme : Un sommet extraordinaire est convoqué jeudi à Bruxelles pour finaliser une réponse commerciale « unie et proportionnée » aux menaces de la Maison-Blanche.

Macron évite le face-à-face

De son côté, Emmanuel Macron a choisi la stratégie de la distance. Après avoir fustigé « la brutalité » et défendu « l'état de droit », le président français a confirmé qu'il quitterait Davos dès ce mardi soir. En évitant de croiser Donald Trump, Paris envoie un message de rupture diplomatique nette, refusant de négocier sous la menace tarifaire.

Chagos : L'autre front de la discorde

Le président américain a également profité de l'effervescence médiatique pour s'en prendre au Royaume-Uni. Il a qualifié de « grande stupidité » la restitution des îles Chagos à l'île Maurice par le gouvernement britannique, y voyant un signe de faiblesse qui justifierait, selon lui, une reprise en main musclée des points stratégiques mondiaux par les États-Unis.


L'essentiel en 3 points :

  1. Chantage commercial : Trump menace de taxer les vins français à 200 % pour imposer son "Conseil de Paix".

  2. Souveraineté arctique : L'UE réplique par un plan d'investissement massif au Groenland pour contrer l'annexion américaine.

  3. Divisions majeures : Macron quitte le sommet avant l'arrivée de Trump, marquant l'échec du thème "Un esprit de dialogue".

À suivre : Le discours très attendu de Donald Trump ce mercredi à 14h30 dans la salle des congrès, qui pourrait sceller le sort des relations transatlantiques pour l'année 2026.

 

​Arctique : L’offensive de Trump sur le Groenland déclenche un séisme diplomatique

NUUK – La tension est montée d’un cran ce week-end dans le Grand Nord. Alors que Donald Trump menace d’asphyxier commercialement l’Europe pour forcer le Danemark à céder le Groenland, la résistance s’organise de Nuuk à Paris. Entre sanctions douanières et déploiements militaires, récit d’une crise sans précédent.

​Par la Rédaction — Dimanche 18 janvier 2026

​Le « deal du siècle » de Donald Trump a pris des airs de déclaration de guerre commerciale. Samedi 17 janvier, le président américain a officialisé ce que les chancelleries européennes redoutaient : l'imposition de droits de douane punitifs contre huit pays alliés — dont la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni — pour contraindre le Danemark à vendre le territoire autonome du Groenland.

​Le chantage aux tarifs douaniers

​Le plan de la Maison-Blanche est chirurgical. Dès le 1er février 2026, une taxe de 10 % frappera l'ensemble des marchandises exportées vers les États-Unis par les pays « récalcitrants ». Faute d'accord de vente, ce taux passera à 25 % dès le 1er juin.

​« Les États-Unis ne peuvent plus tolérer une vulnérabilité stratégique dans l’Arctique », a martelé Donald Trump sur ses réseaux sociaux, invoquant la sécurité nationale face aux ambitions russes et chinoises. Pour Washington, le Danemark n’aurait plus les épaules assez larges pour garantir la défense de ce territoire de 2 millions de km^2.

​« Le Groenland n’est pas à vendre »

​À Nuuk, la réponse ne s’est pas fait attendre. Ce samedi, des milliers de manifestants ont bravé les températures polaires pour dénoncer une « tentative d'annexion coloniale ». Un cri du cœur soutenu par Copenhague : la Première ministre Mette Frederiksen a rappelé qu'une attaque contre la souveraineté danoise sonnerait « la fin de l'OTAN ».

​Sur le terrain, la réponse est aussi militaire. Sous l'impulsion de la France et de l'Allemagne, l'exercice "Arctic Endurance" a été lancé, voyant des troupes européennes se déployer aux côtés des forces danoises pour affirmer la présence de l'UE dans la zone.

​Macron prône la riposte européenne

​Face à ce qu’il qualifie d'« intimidation inacceptable », Emmanuel Macron a pris la tête de la fronde européenne. Le président français a appelé ce dimanche à l'activation de l’instrument anti-coercition de l’Union européenne, un dispositif permettant de répliquer par des contre-mesures commerciales massives.

​« Aucune menace tarifaire ne fera changer de cap l'Union européenne. Nous saurons faire respecter la souveraineté de nos partenaires », a averti l'Élysée.

 

​Les dates clés de l'escalade

  • 1er janvier 2026 : Trump réitère son intérêt pour l'achat du Groenland.
  • 14 janvier 2026 : Échec des discussions à Washington entre responsables danois et américains.
  • 17 janvier 2026 : Annonce des droits de douane de 10 % à 25 % ; manifestations massives à Nuuk et Copenhague.
  • 1er février 2026 : Date prévue pour l'entrée en vigueur de la première salve de taxes.

ARCTIQUE : TRUMP PASSE À L'OFFENSIVE ÉCONOMIQUE POUR "ACHETER" LE GROENLAND

NUUK – La crise diplomatique entre Washington et Copenhague a franchi un point de non-retour ce samedi. Donald Trump a annoncé l'imposition de droits de douane massifs contre plusieurs pays européens pour les contraindre à céder le Groenland, tandis que des milliers de manifestants défilent dans les rues de Nuuk et Copenhague.

Par la Rédaction — 17 janvier 2026

L'ultimatum est tombé ce matin sur les réseaux sociaux. Fidèle à sa méthode de la "pression maximale", le président américain Donald Trump a annoncé la mise en place, dès le 1er février prochain, de droits de douane de 10 % sur les importations en provenance de huit pays européens, dont le Danemark, la France et l'Allemagne.

Le message est sans ambiguïté : ces taxes passeront à 25 % au 1er juin si aucun accord n'est trouvé pour la "vente totale et complète" du Groenland aux États-Unis.

Le "Dôme d'Or" au cœur du conflit

Pour la Maison Blanche, l'acquisition de l'île n'est plus une simple option, mais une "priorité de sécurité nationale absolue". Donald Trump lie désormais explicitement le contrôle du territoire à son projet phare de défense : le "Dôme d'Or".

Selon le président, ce bouclier antimissile ne peut atteindre son efficacité maximale que si les États-Unis possèdent physiquement le sol groenlandais pour y installer des capteurs et des batteries d'interception. "On ne défend pas ce qu'on a en location" a-t-il martelé, balayant les accords militaires actuels qui permettent déjà aux USA d'utiliser la base de Pituffik (Thulé).

"Le Groenland n'est pas à vendre"

La réponse de l'Europe et des autorités locales ne s'est pas fait attendre. À Nuuk, la capitale groenlandaise, des centaines de citoyens ont bravé des températures glaciales pour manifester sous le slogan : "Greenland is already GREAT" (Le Groenland est déjà grand).

Le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, a dénoncé une vision "coloniale" et "brutale" de la géopolitique :

"Le Groenland ne sera pas dirigé par les États-Unis. Nous ne sommes pas une variable d'ajustement immobilière, mais un peuple souverain."

De son côté, la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a prévenu qu'une agression — même économique — contre un allié pourrait signifier "la fin de l'OTAN".

Une escalade militaire inédite

L'atmosphère s'est encore alourdie cette semaine avec le déploiement symbolique de troupes européennes (notamment suédoises et françaises) sur l'île pour des exercices de défense arctique. Donald Trump a qualifié cette présence de "jeu dangereux", accusant le Danemark d'être un "mauvais allié" incapable de protéger l'Arctique contre les ambitions russes et chinoises.

Alors que les marchés financiers s'inquiètent de cette nouvelle guerre commerciale, une délégation bipartisane du Congrès américain s'est rendue à Copenhague pour tenter de rassurer les Danois, soulignant que, malgré les menaces présidentielles, une majorité d'Américains reste opposée à une annexion forcée.


À suivre : L'Union européenne se réunira en urgence lundi pour discuter de mesures de rétorsion face aux tarifs douaniers de Washington.

 

​🇫🇷 Crise au sommet : Le duel Macron-Lecornu paralyse l'État

Alors que la France navigue à vue sous le régime d'une "loi spéciale" pour assurer la continuité des services publics, un affrontement inédit au sommet de l’exécutif bloque l’adoption du budget 2026. Entre le Président, partisan d'une méthode forte par ordonnances, et son Premier ministre, attaché au débat parlementaire, le divorce est consommé.

Par la Rédaction – Publié le 17 janvier 2026

​L'impasse budgétaire : Ordonnances vs 49.3

​Le pays retient son souffle. Mardi prochain, le texte budgétaire doit revenir devant l'Assemblée nationale, mais personne ne sait comment il sera adopté.

Selon nos sources, Emmanuel Macron presse son Premier ministre, Sébastien Lecornu, de contourner le Parlement en utilisant les ordonnances. Cette procédure, techniquement possible mais politiquement incendiaire, permettrait d'imposer le budget sans risquer la chute du gouvernement.

​À l'inverse, Sébastien Lecornu refuse de franchir ce "Rubicon institutionnel". Le locataire de Matignon privilégierait l'article 49.3, quitte à affronter des motions de censure. Pour lui, la légitimité du budget doit passer par l'hémicycle, même si cela signifie la fin de son ministère.

​Le plan "Stop à la dette" : La cure d'austérité de Bayrou

​Dans ce climat de tension, le plan pluriannuel présenté par François Bayrou (en appui à la stratégie budgétaire) fait figure d'épouvantail pour les syndicats. Baptisé "Stop à la dette", ce projet vise à réduire le déficit à 4,6 % dès cette année. Les mesures sont drastiques :

  • Année blanche : Gel total de la revalorisation des prestations sociales et des barèmes de l'impôt pour 2026.
  • Fin des jours fériés : La suppression du Lundi de Pâques et du 8 mai est proposée pour augmenter la production nationale.
  • Contribution de solidarité : Un effort supplémentaire sera demandé aux 1 % des ménages les plus aisés.

​Social : Un 1er janvier sous le signe de la suspension

​Si le budget de l'État patine, celui de la Sécurité sociale est bien entré en vigueur. La mesure phare de ce début d'année reste la suspension du calendrier de la réforme des retraites.

L'âge légal de départ est officiellement "gelé" pour les générations 1961-1968, offrant un répit aux carrières longues, mais creusant mécaniquement le déficit social de plus de 2,5 milliards d'euros. Parallèlement, le nouveau congé supplémentaire de naissance est entré en application, bien que son financement dépende encore de l'issue de la crise à l'Assemblée.

​Les dates clés à venir

 

  • Mardi 20 janvier : Retour du budget à l'Assemblée. Risque de 49.3 ou annonce des ordonnances.
  • Fin janvier : Échéance finale pour l'adoption d'une "véritable" loi de finances sous peine de blocage des crédits ministériels.

​"Nous sommes à la dernière station avant la falaise", prévient-on dans l'entourage de François Bayrou. Le bras de fer entre l'efficacité présidentielle et la survie parlementaire de Matignon pourrait trouver son issue dès le début de la semaine prochaine.

Défense : Emmanuel Macron décrète « l’urgence du réarmement » face à un monde « brutal »

Depuis la base aérienne d'Istres, le chef de l’État a présenté ses vœux aux armées ce jeudi 15 janvier 2026. Entre tensions diplomatiques majeures au Groenland et bataille budgétaire à l’Assemblée, le Président a appelé à un effort financier inédit de 36 milliards d'euros supplémentaires pour préparer la France à un éventuel « engagement majeur » d'ici trois à quatre ans.

Par la Rédaction – Publié le 15 janvier 2026

Le ton était martial, presque grave. Sur la base stratégique d'Istres, haut lieu de la dissuasion nucléaire française, Emmanuel Macron n’a pas mâché ses mots pour ses vœux aux forces armées. « Pour rester libre, il faut être craint. Pour être craint, il faut être puissant », a-t-il martelé, justifiant une accélération brutale du calendrier militaire français.

Une rallonge budgétaire de 36 milliards d’euros

L'annonce centrale du discours est comptable mais hautement stratégique. Face à ce qu'il qualifie d'« accélération des périls », le Président demande au Parlement de voter, avant le 14 juillet prochain, une actualisation de la Loi de Programmation Militaire (LPM).

  • L’effort : Une enveloppe additionnelle de 36 milliards d’euros d'ici 2030.

  • L’objectif : Atteindre un budget de 64 milliards d'euros dès 2027 (au lieu de 2030), doublant ainsi les crédits par rapport à 2017.

  • Les priorités : Défense sol-air, drones, munitions et frappes dans la profondeur.

Le Groenland : « Nouveau front de souveraineté »

Le discours a pris une tournure internationale inattendue avec le dossier du Groenland. Face aux velléités de contrôle du territoire par l'administration Trump, Emmanuel Macron a dénoncé un « nouveau colonialisme ». Il a confirmé le renforcement des troupes françaises sur place (actuellement une quinzaine de militaires) par l'envoi imminent de moyens terrestres, aériens et maritimes. « La France sera là où ses intérêts et ceux de ses alliés européens sont menacés », a-t-il prévenu.

Indépendance stratégique et Ukraine

Côté alliances, le chef de l'État a affiché une volonté farouche d'autonomie vis-à-vis des États-Unis. Il s'est notamment félicité que la France fournisse désormais les deux tiers du renseignement nécessaire à l'Ukraine, une inversion de tendance majeure par rapport à la dépendance quasi totale envers Washington constatée l'an dernier.

« L'œil du tigre »

Sur un plan plus personnel, le Président a ironisé sur l'état de son œil droit, visiblement injecté de sang, en y voyant une « référence involontaire à l’œil du tigre » et un signe de sa « détermination entière » pour cette année 2026 qu'il qualifie de « test de crédibilité » pour la Nation.

L'Iran au bord du gouffre : Répression sanglante et menace d'intervention américaine

TÉHÉRAN / WASHINGTON – Le monde retient son souffle alors que l'Iran s'enfonce dans une crise sans précédent. Depuis le déclenchement d'un vaste mouvement de contestation fin 2025, la République islamique répond par une force brutale, plongeant le pays dans un chaos qui pourrait bientôt déborder ses frontières.

Un massacre à huis clos

Alors que le régime impose un black-out quasi total sur Internet depuis le 8 janvier, les informations qui filtrent décrivent un scénario d'horreur. Selon plusieurs ONG, dont Iran International, le bilan humain aurait franchi le cap terrifiant des 2 500 à 3 400 morts.

Des vidéos authentifiées montrent des corps alignés dans des mosquées et des hôpitaux pris d'assaut par les Gardiens de la Révolution. À Ilam et Kermanshah, les forces de sécurité auraient utilisé des armes lourdes contre des manifestants désarmés. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme s'alarme d'hôpitaux « débordés », signalant de nombreuses victimes parmi les enfants.

L'ultimatum de Donald Trump

Face à cette escalade, le président américain a radicalement durci sa posture. Ce mardi 13 janvier, Donald Trump a exhorté les « patriotes iraniens » à « prendre le contrôle de leurs institutions », affirmant sans détour que « l'aide est en route ».

Plus qu'une simple rhétorique, Washington fait peser la menace de frappes militaires imminentes si le régime procède aux exécutions massives annoncées. En parallèle, une arme économique redoutable a été dégainée : l'imposition immédiate de droits de douane de 25 % pour tout pays continuant à commercer avec Téhéran, visant à isoler totalement le pouvoir iranien.

Un régime acculé mais prêt à la guerre

À Téhéran, la réponse ne s'est pas fait attendre. La mission iranienne à l'ONU dénonce des « troubles orchestrés » par les États-Unis pour justifier une invasion. Le chef des Gardiens de la Révolution a affirmé que le pays était « prêt à la guerre » et n'hésiterait pas à riposter de manière « décisive » contre les intérêts américains et israéliens dans la région.

Pourtant, malgré les menaces de mort et les procès « rapides » promis par le pouvoir judiciaire, la contestation ne faiblit pas à Téhéran, Ispahan ou Mashhad.

Le G7 en alerte maximale

Réunis en urgence, les pays du G7 ont condamné des exécutions « imminentes » et préviennent que de nouvelles sanctions restrictives seront appliquées. L'Union européenne, par la voix de son service diplomatique, se dit également prête à proposer des mesures « plus sévères » face à cette effusion de sang.

 

​Marine Le Pen face à son destin : ouverture du procès en appel des assistants du RN

PARIS – Ce mardi 13 janvier 2026, Marine Le Pen retrouve les bancs de la cour d’appel de Paris. Condamnée en première instance à une peine d'inéligibilité qui menace ses ambitions pour 2027, la cheffe de file du Rassemblement National joue sa dernière carte politique dans l’affaire des assistants parlementaires.

​C’est un rendez-vous judiciaire aux allures de tournant historique. Dès 13h30, la cour d’appel de Paris examinera les recours déposés par Marine Le Pen et onze de ses proches. Le dossier, qui porte sur des soupçons de détournement de fonds du Parlement européen entre 2004 et 2016, est devenu le principal obstacle sur la route de l’Élysée pour la députée du Pas-de-Calais.

​Un calendrier sous haute tension

​Le procès, qui doit durer jusqu’au 12 février, s’ouvre dans un contexte politique électrique. En mars 2025, le tribunal correctionnel avait frappé fort en condamnant Marine Le Pen à cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire. Cette clause signifie que même en cas d'appel, la peine s'applique immédiatement, l'empêchant de se présenter à tout scrutin.

​L’enjeu de ce nouveau procès est donc double pour la défense :

  1. La relaxe, espérée mais difficile à obtenir au vu des pièces du dossier.
  2. La suppression de l'exécution provisoire, ce qui permettrait à Marine Le Pen de rester candidate pour 2027 en attendant un éventuel pourvoi en cassation.

​"Une justice politique" selon le RN

​Depuis plusieurs jours, les cadres du Rassemblement National dénoncent une « tentative d'élimination politique ». Jordan Bardella, actuel président du parti, a réaffirmé son soutien total à celle qu'il considère toujours comme « la candidate naturelle » du mouvement.

​Pourtant, en coulisses, l'hypothèse d'un plan B se précise. Marine Le Pen a elle-même déclaré en novembre dernier qu’elle ne s’engagerait pas dans une campagne présidentielle si sa condamnation était confirmée en appel. Une décision de la cour est attendue d'ici l'été 2026, laissant peu de temps au parti pour se réorganiser en cas de confirmation de la peine.

​L'ombre de Washington

​Fait inédit, ce procès s'ouvre alors que des rumeurs d'ingérence étrangère circulent. Selon certaines sources diplomatiques, l'administration américaine de Donald Trump suivrait de près le dossier, certains de ses proches ayant critiqué la sévérité des magistrats français. Un "brouillage informationnel" que la justice française entend ignorer pour se concentrer sur les faits : un préjudice estimé à plus de 4,4 millions d'euros pour le Parlement européen.

 

 

​Iran : Le régime mobilise ses partisans face à une contestation sans précédent

TEHERAN – Alors que l’Iran est secoué depuis deux semaines par une vague de protestations sociales d'une rare intensité, le pouvoir de Téhéran a répliqué ce week-end en organisant d'imposantes manifestations pro-régime. Entre démonstration de force institutionnelle et black-out médiatique, le pays s'enfonce dans une confrontation directe aux issues incertaines.

​Par la Rédaction | Publié le 12 janvier 2026

​Dans les rues de Téhéran, Mashhad et Tabriz, les images diffusées par la télévision d'État (IRIB) montrent une mer de drapeaux nationaux et de portraits du Guide Suprême, Ali Khamenei. Ces rassemblements, orchestrés par les autorités, visent à réaffirmer la légitimité d'une République islamique bousculée de toutes parts.

​Une contre-offensive médiatique et populaire

​Pour le gouvernement, l'enjeu est double : saturer l'espace public pour décourager les dissidents et envoyer un message de stabilité à l'international. Les slogans entendus lors de ces marches pro-régime sont sans équivoque : les manifestants dénoncent des « émeutes » qu'ils disent pilotées par « les ennemis de l'Iran », pointant du doigt les États-Unis et Israël.

​Le procureur général, Mohammad Movahedi Azad, a durci le ton samedi en avertissant que quiconque participerait aux troubles serait considéré comme un « ennemi de Dieu » (mohareb), un chef d'accusation passible de la peine de mort.

​Un pays coupé du monde

​Pendant que les médias officiels projettent une image d'unité, la réalité sur le terrain est plus sombre. Depuis le 8 janvier, un black-out internet quasi total a été imposé à travers le pays. Cette mesure vise à empêcher les manifestants d'opposition de coordonner leurs actions et de diffuser les images de la répression.

​Selon les dernières données recueillies par des ONG comme Iran Human Rights et Amnesty International :

  • Bilan humain : Au moins 116 morts ont été recensés depuis le début du mouvement le 28 décembre 2025.
  • Arrestations : Plus de 2 600 personnes auraient été interpellées.
  • Revendications : Initialement motivée par l'effondrement du rial (l'inflation a atteint 52 % en décembre), la colère s'est muée en une contestation politique radicale.

​L'ombre de l'ingérence étrangère

​Le contexte international aggrave les tensions. Le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche et ses déclarations de soutien explicite aux manifestants sont utilisés par Téhéran pour délégitimer le mouvement social, le qualifiant de « complot étranger ». De son côté, le prince en exil Reza Pahlavi multiplie les appels à « reprendre les centres urbains », galvanisant une partie de la jeunesse mais offrant, paradoxalement, un prétexte au régime pour durcir sa réponse sécuritaire.

​Alors que les hôpitaux de certaines provinces seraient « débordés », selon des rapports de terrain, l'Iran semble plus que jamais divisé en deux blocs irréconciliables. La manifestation pro-régime de ce week-end apparaît ainsi comme l'ultime rempart d'un pouvoir qui, tout en montrant ses muscles, semble craindre un effondrement de l'intérieur.

Note sur les sources : En raison des restrictions sur internet en Iran, les informations proviennent d'un croisement entre les médias d'État iraniens, les rapports d'ONG internationales et les vidéos vérifiées par des agences de presse indépendantes.

 

 

Arctique : Trump passe à l’offensive, le Groenland et l’OTAN sous haute tension

NUUK / COPENHAGUE – En ce début d'année 2026, la diplomatie mondiale retient son souffle. Quelques jours seulement après une opération militaire américaine en Amérique du Sud, Donald Trump a jeté son dévolu sur le Groenland, affirmant vouloir en prendre le contrôle « d’une manière ou d’une autre ». Entre menaces d’annexion et enjeux miniers colossaux, l'Arctique est devenu le nouvel épicentre d'une crise sans précédent entre les États-Unis et ses alliés européens.

« Qu'ils le veuillent ou non »

Le ton est monté d'un cran ce vendredi 9 janvier 2026. Lors d'une réunion à la Maison Blanche, le président américain a réitéré sa détermination à acquérir le territoire autonome danois. « Nous allons faire quelque chose pour le Groenland, qu’ils le veuillent ou non », a-t-il déclaré, justifiant cette urgence par la nécessité d'empêcher la Chine et la Russie de s'installer à la frontière des États-Unis.

Cette rhétorique, que beaucoup qualifiaient de « fantaisiste » en 2019, est désormais prise avec le plus grand sérieux. Selon plusieurs rapports, Trump aurait même demandé au Commandement des opérations spéciales (JSOC) d'étudier des « plans de contingence », bien que l'état-major américain manifeste une vive réticence face à une option jugée illégale.

La bataille des terres rares

Derrière les enjeux de sécurité nationale se cache une réalité économique brutale : les matières premières critiques. Avec la fonte des glaces, les gisements du Groenland deviennent accessibles. L'île détient l'une des plus grandes réserves mondiales de terres rares, indispensables aux industries de pointe et à l'armement.

  • L'objectif de Washington : Briser le monopole chinois sur ces minerais.

  • La méthode : Une pression maximale sur le Danemark pour forcer une vente ou, à défaut, une concession exclusive sur l'exploitation minière.

Une fracture historique au sein de l'OTAN

La réponse des autorités locales et danoises ne s'est pas fait attendre. Le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, a dénoncé des « fantasmes d'annexion inacceptables » et rappelé que l'avenir de l'île appartient uniquement à ses habitants.

À Copenhague, la Première ministre Mette Frederiksen a lancé un avertissement solennel : une attaque ou une annexion forcée d'un allié de l'OTAN signifierait « la fin de l'alliance et de la sécurité mondiale d'après-guerre ». La France, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont déjà exprimé leur solidarité totale avec le Danemark, craignant que le Groenland ne soit que la première étape d'un nouvel ordre mondial basé sur la force.

Les scénarios pour 2026

Alors que le secrétaire d’État Marco Rubio doit rencontrer ses homologues danois et groenlandais dans les prochains jours, trois scénarios se dessinent :

  1. Le bras de fer économique : Des tarifs douaniers punitifs contre le Danemark pour forcer un « deal ».

  2. L'indépendance accélérée : Une poussée vers l'indépendance du Groenland, soutenue par les États-Unis, pour mieux placer l'île sous protectorat américain.

  3. L'escalade militaire : Un renforcement unilatéral de la base de Pituffik (Thule), créant une annexion de facto.

Escalade : Donald Trump place l'Iran sous la menace d'une frappe « imminente »

WASHINGTON / TÉHÉRAN – Alors que la révolte populaire contre le régime des mollahs entre dans sa deuxième semaine, le président américain Donald Trump a multiplié les avertissements. Entre promesses de soutien aux manifestants et options militaires sur la table, la Maison-Blanche semble prête à franchir une nouvelle étape.

​Par la Rédaction — Publié le 11 janvier 2026

​Le ton n’a jamais été aussi électrique entre Washington et Téhéran. Ce dimanche, le président Donald Trump a réaffirmé sa détermination à intervenir si la répression sanglante des manifestations en Iran ne cessait pas immédiatement. « Nous les frapperons très, très fort », a-t-il prévenu, précisant que les États-Unis étaient désormais « armés et parés » (locked and loaded).

​Un bilan qui s'alourdit, un pays sous black-out

​Depuis le début du mouvement le 28 décembre dernier, déclenché par une hyperinflation galopante, la contestation a muté en une insurrection politique réclamant la chute du système. Malgré un black-out numérique quasi total imposé par les autorités iraniennes, les informations qui filtrent sont alarmantes :

  • Bilan humain : Les ONG, dont Amnesty International et Human Rights Watch, confirment déjà des dizaines de morts. Certaines sources évoquent un bilan dépassant les 100 victimes.
  • Appels à l'aide : Des vidéos authentifiées montrent des manifestants à Téhéran scandant des slogans adressés directement au président américain : « Trump, ne les laisse pas nous tuer ».

​Le « menu » militaire de la Maison-Blanche

​Contrairement à ses hésitations passées, Donald Trump s'appuie cette fois sur le précédent de juin 2025, lorsqu'il avait ordonné des frappes contre des sites nucléaires iraniens. Selon des sources proches de l'administration, une réunion cruciale de sécurité nationale se tiendra ce mardi 13 janvier.

​Le président devrait se voir présenter plusieurs options :

  1. Frappes chirurgicales : Cibler les centres de commandement des Gardiens de la Révolution (CGRI).
  2. Offensive Cyber : Paralyser les systèmes de communication de la police et des milices Basij.
  3. Soutien numérique : Fournir des technologies satellitaires pour briser la censure d'Internet.

​Le spectre d'une guerre régionale

​Si Donald Trump exclut pour l'instant l'envoi de troupes au sol, son secrétaire d'État, Marco Rubio, a rappelé que la capture récente de Nicolás Maduro au Venezuela prouvait que les États-Unis n'hésiteraient plus à utiliser la force pour protéger leurs intérêts et les droits humains.

​De son côté, le régime iranien dénonce un « complot étranger » et menace de frapper les bases américaines dans le Golfe ainsi qu'Israël en cas d'agression. À Tel-Aviv, l'armée est en état d'alerte maximale, craignant une salve de missiles balistiques désespérée de la part de Téhéran pour détourner l'attention de la crise intérieure.

Ultimatum sur l'Arctique : Trump menace d'acquérir le Groenland « par la manière forte »

NUUK – La tension est montée d'un cran ce week-end entre Washington, Copenhague et Nuuk. Donald Trump a réitéré son intention d'annexer le Groenland, affirmant que les États-Unis agiraient « qu'ils le veuillent ou non », provoquant une levée de boucliers sans précédent au sein de l'OTAN.

Par la Rédaction | Publié le 10 janvier 2026

Ce qui n'était autrefois qu'une idée jugée excentrique est devenu la priorité numéro un de la politique étrangère américaine. Vendredi, depuis la Maison-Blanche, le président Donald Trump a durci le ton : le Groenland doit passer sous bannière étoilée pour garantir la sécurité nationale des États-Unis.

« La manière douce ou la manière forte »

La déclaration a fait l'effet d'une bombe diplomatique. Donald Trump a prévenu que le dossier serait réglé « soit par la manière douce, soit par la manière forte », ajoutant que les traités actuels et les baux militaires ne suffisaient plus. Pour Washington, l'enjeu est clair : empêcher la Russie et la Chine de s'implanter dans cette région riche en minéraux critiques et stratégique pour le contrôle de l'Arctique.

La Maison-Blanche a d'ailleurs confirmé que l'option militaire restait « sur la table », une posture qui inquiète d'autant plus les alliés européens après l'opération américaine menée récemment au Venezuela.

« Nous ne voulons pas être Américains »

La réponse du Groenland ne s'est pas fait attendre. Dans une déclaration commune rare, les cinq principaux partis politiques de l'île ont rejeté catégoriquement les prétentions américaines. « Nous ne voulons pas être Américains, nous ne voulons pas être Danois, nous voulons être Groenlandais », ont affirmé les leaders politiques, rappelant que l'avenir du territoire appartient à ses 57 000 habitants et non à une puissance étrangère.

Un sondage récent montre que 85 % de la population est opposée à un rattachement aux États-Unis, malgré les rumeurs d'offres financières directes allant de 10 000 à 100 000 dollars par citoyen.

L'OTAN au bord de la rupture

À Copenhague, la Première ministre danoise Mette Frederiksen a qualifié ces menaces d'« inacceptables entre alliés ». Elle a averti qu'une agression américaine contre le Groenland, territoire autonome du Royaume du Danemark, signifierait purement et simplement « la fin de l'OTAN ».

 

Les 3 piliers de la crise Description Sécurité Washington craint un « trou noir » sécuritaire face à Moscou.Économie Le Groenland possède des gisements massifs de terres rares.Souveraineté Nuuk et Copenhague refusent toute idée de « vente » ou d'annexion.

Offensive économique et militaire : Le « choc » Trump de janvier 2026

WASHINGTON – À l'aube du premier anniversaire de son second mandat, le président Donald Trump a frappé un grand coup cette semaine. Par une série d'annonces sur Truth Social, la Maison-Blanche a dévoilé une stratégie radicale mêlant protection du pouvoir d'achat et réarmement massif, baptisée par certains observateurs le « Grand Bond » de 2026.

💳 Cartes de crédit : un plafond « historique » à 10 %

Le 10 janvier, le président a provoqué une onde de choc dans le secteur financier en appelant à plafonner les taux d'intérêt des cartes de crédit à 10 % pour une durée d'un an, à compter du 20 janvier 2026.

  • Le constat : Face à une dette nationale de carte de crédit dépassant les 1 200 milliards de dollars, le président veut briser les taux actuels (entre 20 % et 30 %). « Les Américains ne doivent plus être dépouillés », a-t-il martelé.

  • L'enjeu : Une étude de l'Université Vanderbilt estime que cette mesure pourrait injecter environ 100 milliards de dollars par an dans l'économie réelle.

  • La résistance : Le secteur bancaire, mené par l'American Bankers Association, avertit déjà qu'un tel plafond pourrait forcer les banques à restreindre drastiquement l'accès au crédit pour les ménages les plus fragiles.

🏠 Logement : Wall Street banni des quartiers résidentiels

Pour répondre à la crise de l'immobilier, l'administration Trump active deux leviers majeurs pour favoriser les particuliers face aux géants de la finance :

  1. Interdiction institutionnelle : Trump prévoit d'interdire aux grands investisseurs de Wall Street l'achat de maisons unifamiliales. « Les quartiers appartiennent aux familles, pas aux fonds de pension », a déclaré la présidence.

  2. Soutien hypothécaire : Le gouvernement a ordonné le rachat de 200 milliards de dollars d'obligations hypothécaires (mortgage bonds) pour forcer une baisse des taux de crédit immobilier de 0,25 à 0,5 point.

Le bémol des experts : Certains économistes craignent que les tarifs douaniers sur le bois et les matériaux de construction n'annulent ces gains en augmentant le coût de construction des maisons neuves de près de 18 000 $.

🪖 Défense : Une « armée de rêve » à 1 500 milliards

En parallèle de ces mesures sociales, Donald Trump a confirmé une hausse historique du budget de la défense pour l'année fiscale 2027.

  • Le montant : Une rallonge de 600 milliards de dollars, portant le budget total à plus de 1 500 milliards (contre 900 milliards en 2026).

  • Les priorités : Modernisation de l'arsenal nucléaire, accélération de la production d'armements et renforcement de la supériorité numérique.

  • Réaction des marchés : Les actions des grands contractants comme Lockheed Martin et Northrop Grumman ont immédiatement bondi de plus de 5 % après l'annonce.


Entre populisme et stratégie budgétaire

Cette triple offensive marque la volonté de Donald Trump de consolider sa base électorale par des mesures de pouvoir d'achat directes, tout en affirmant une puissance militaire sans précédent. Le défi reste entier pour l'administration : financer ce réarmement massif tout en réduisant les coûts pour les ménages, le tout sans aggraver un déficit public déjà sous haute surveillance.

Santé : Paris sous une « marée blanche », les médecins libéraux en guerre contre la LFSS 2026

PARIS – Ce samedi 10 janvier, le monde médical a déserté les cabinets pour battre le pavé parisien. Entre colère et inquiétude, des milliers de praticiens manifestent contre une loi de financement de la Sécurité sociale qu’ils jugent « punitive » et « liberticide ».

L'image est forte : une colonne ininterrompue de blouses blanches s'étirant de la place du Panthéon jusqu'à l'esplanade des Invalides. Après une semaine de fermeture des cabinets entamée le 5 janvier, la mobilisation des médecins libéraux a atteint son paroxysme ce samedi lors d'une manifestation nationale d'une ampleur rarement vue depuis une décennie.

« Soigner n'est pas un délit »

Au cœur de la discorde : la Loi de Financement de la Sécurité Sociale (LFSS) 2026. Les syndicats (MG France, CSMF, SML, FMF et l'UFML) dénoncent d'une seule voix une dérive bureaucratique de la médecine.

Les manifestants pointent particulièrement du doigt les sanctions financières liées au Dossier Médical Partagé (DMP). Le texte prévoit en effet des amendes pour les praticiens dont le taux de remplissage numérique ne serait pas jugé suffisant. « On nous transforme en agents administratifs sous surveillance au lieu de nous laisser soigner nos patients », s'indigne le Dr. Sophie L., généraliste venue de Lyon.

Une liberté de prescription menacée

Outre le volet numérique, les médecins s'insurgent contre les restrictions apportées à la liberté de prescription. La LFSS 2026 introduit des mécanismes de contrôle renforcés sur les arrêts de travail et certains examens coûteux, visant à réduire les dépenses de santé. Pour les grévistes, c'est une ingérence directe dans le colloque singulier entre le médecin et son patient.

« Nous ne sommes pas des variables d'ajustement budgétaire. Si nous prescrivons, c'est par nécessité médicale, pas par plaisir de creuser le déficit », martèle un représentant syndical en tête de cortège.

Un système de santé à bout de souffle

Cette manifestation intervient dans un contexte de tension extrême. Entre la crise des vocations, les déserts médicaux et l'engorgement des urgences, les médecins libéraux craignent que ces nouvelles mesures ne finissent par achever un système déjà fragile.

Si le gouvernement met en avant la nécessité de « moderniser » et de « rationaliser » les dépenses de santé, le dialogue semble rompu. Pour l'heure, la grève est maintenue dans de nombreuses régions, et les syndicats n'excluent pas un durcissement du mouvement si les mesures coercitives ne sont pas retirées du texte final.

 

​L'Iran au bord du gouffre : entre révolte populaire et "mode survie" du régime

TÉHÉRAN – En ce début d'année 2026, la République islamique traverse l'une des crises les plus graves de son histoire. Alors que le mouvement de contestation entame son douzième jour, le pays s'enfonce dans une spirale d'instabilité mêlant détresse économique, répression sanglante et isolement international.

​Un pays paralysé par la colère

​Initialement déclenchées par une inflation vertigineuse — le prix de certains produits de base comme le pain ayant bondi de 250 % en quelques mois — les manifestations ont rapidement muté en une remise en question radicale du système politique. Ce vendredi 9 janvier, des milliers d'Iraniens ont de nouveau bravé l'interdiction de circuler à Téhéran et dans plus de 100 villes du pays.

​Le mouvement, qui réunit désormais commerçants, étudiants et classes populaires, a pris une dimension symbolique forte. Des statues du général Qassem Soleimani ont été renversées dans la province de Fars, tandis que des slogans réclamant la fin du régime résonnent malgré un blackout total d'Internet imposé par les autorités pour briser la coordination des manifestants.

​Un bilan humain qui s'alourdit

​La réponse du pouvoir est implacable. Selon les dernières données des ONG internationales (dont Iran Human Rights) :

  • Morts : Au moins 50 personnes auraient été tuées depuis le 28 décembre, dont des enfants.
  • Arrestations : Plus de 2 200 manifestants ont été placés en détention.
  • Forces de sécurité : Le régime reconnaît également des pertes dans ses rangs, dénonçant des "émeutes" attisées par des agents étrangers.

​Malgré les appels à la retenue du président Massoud Pezeshkian, le Guide suprême Ali Khamenei maintient une ligne dure, faisant planer la menace d'un recours accru à la force. Des rumeurs persistantes, relayées par certains médias internationaux, évoquent même des préparatifs d'exil pour certains hauts dignitaires face à l'ampleur du chaos.

​La menace d'un embrasement régional

​À cette crise intérieure s'ajoute une pression extérieure maximale. Après les frappes israéliennes et américaines sur le programme nucléaire iranien fin 2024 et en 2025, Téhéran est accusé de tenter de reconstruire ses capacités militaires à Taleghan 2.

​Le président américain Donald Trump a réitéré cette semaine ses avertissements, affirmant qu'il n'hésiterait pas à intervenir si la répression se poursuivait ou si le seuil nucléaire était franchi. Entre une économie exsangue, un rial qui ne vaut plus rien et un "Axe de la Résistance" affaibli au Moyen-Orient, le régime semble n'avoir jamais été aussi vulnérable.

 

​La Suisse unie dans la douleur : Hommage national aux victimes de Crans-Montana

BERNE / MARTIGNY – Ce vendredi 9 janvier 2026, la Confédération helvétique a observé une journée de deuil national en mémoire des 40 victimes de l’incendie du bar Le Constellation. Entre silence solennel et émotion vive, le pays a rendu un dernier hommage aux disparus de la tragédie du Nouvel An.

​Par la rédaction | Publié le 9 janvier 2026

​Le temps s'est arrêté à 14h00 précises. Partout en Suisse, des gares de Zurich aux rues de Genève, une minute de silence a pétrifié le pays. Les bus et les trams ont stoppé leur course, tandis que les cloches de toutes les églises du territoire résonnaient à l'unisson pendant cinq minutes, brisant le silence pesant d'une nation en deuil.

​Une cérémonie empreinte de dignité

​À Martigny, le centre d'exposition s'est transformé en un sanctuaire de recueillement. Devant plus de 2 000 personnes, dont les familles des victimes, le président de la Confédération a pris la parole, la voix parfois trahie par l'émotion. « Ce n'est pas seulement Crans-Montana qui pleure ses enfants, c'est toute la Suisse qui est meurtrie », a-t-il déclaré.

​La présence du président français Emmanuel Macron a souligné la dimension internationale du drame, plusieurs ressortissants étrangers figurant parmi les victimes. Sur scène, quarante bougies ont été allumées une à une, représentant chaque vie fauchée dans l'embrasement fulgurant de l'établissement lors de la nuit de la Saint-Sylvestre.

​Un élan de solidarité sans précédent

​Au-delà du protocole officiel, l'hommage s'est manifesté par de nombreux gestes symboliques :

  • Drapeaux en berne : Le drapeau à croix blanche et les écussons cantonaux flottent à mi-mât sur tous les édifices publics.
  • Le monde du sport à l'arrêt : L'annulation des Swiss Sports Awards et les hommages prévus par le FC Sion témoignent de l'impact du drame sur la vie culturelle et sociale.
  • Soutien local : À Crans-Montana, la station porte encore les stigmates de la tragédie, mais la solidarité des habitants et des saisonniers reste le pilier de la reconstruction morale.

​L’enquête se poursuit

​En marge des commémorations, l’enquête technique tente toujours de préciser les circonstances exactes du départ de feu. Les premières conclusions pointent vers l’utilisation d’engins pyrotechniques de table qui auraient enflammé les décorations du plafond en quelques secondes, piégeant les clients dans une fumée noire et toxique.

​Alors que le pays entame son processus de guérison, cette journée du 9 janvier restera gravée comme l'un des moments les plus sombres, mais aussi l'un des plus solidaires de l'histoire moderne de la Suisse.

 

​Mercosur : Macron annonce le « non » de la France face à l’impasse politique

PARIS – Ce jeudi 8 janvier 2026, dans un communiqué officiel diffusé par l’Élysée, Emmanuel Macron a tranché : la France votera contre la signature de l'accord commercial entre l'Union européenne et le Mercosur. Malgré des avancées négociées avec Bruxelles, le chef de l'État invoque un rejet politique national unanime et l'urgence de protéger la souveraineté alimentaire française.

​Par la rédaction, le 08 janvier 2026

​C'est une annonce qui intervient dans un climat de haute voltige diplomatique et de tension sociale extrême. Alors que des centaines de tracteurs de la Coordination rurale convergent vers Paris et que le gouvernement Lecornu est sous la menace d’une motion de censure sur le budget, Emmanuel Macron a choisi la clarté.

​« Un accord d’un autre âge »

​Pour le Président de la République, le constat est sans appel : le texte, basé sur des mandats de négociation datant de 1999, ne répond plus aux exigences écologiques et sanitaires actuelles. « Le compte n’y est pas », a martelé l’Élysée, qualifiant le traité d’accord « d’un autre âge ».

​La France redoute que l'ouverture des vannes aux produits sud-américains (viande bovine, sucre, éthanol), soumis à des normes moins strictes, ne déstabilise durablement les filières agricoles françaises.

​Les acquis de la France mis en avant

​Tout en actant ce vote contre, Emmanuel Macron a tenu à souligner les « avancées incontestables » obtenues ces dernières semaines auprès de la Commission européenne :

  • PAC sanctuarisée : Un complément de 45 milliards d’euros a été acté pour le budget agricole européen dès 2028.
  • Clause de sauvegarde : La mise en place d'un « frein d’urgence » en cas de déstabilisation des marchés.
  • Pesticides : Des mesures miroirs plus strictes pour garantir que les produits importés respectent les standards européens.

​Un isolement diplomatique assumé

​Ce « non » français ne suffira toutefois probablement pas à bloquer l’accord. Avec le récent basculement de l’Italie en faveur du traité, la France, même épaulée par la Pologne ou la Hongrie, ne dispose plus de la minorité de blocage nécessaire (35 % de la population de l'UE).

​La Commission européenne pourrait donc valider la signature dès demain, vendredi 9 janvier. Mais pour Paris, l'essentiel est ailleurs : il s'agit de montrer aux agriculteurs et à l'opposition parlementaire que le gouvernement défend ses lignes rouges jusqu'au bout. « La signature ne constitue pas la fin de l'histoire », a prévenu le Président, pointant déjà vers la bataille de ratification au Parlement européen.

 

​ALERTE ROUGE : La Manche se barricade face à la tempête Goretti

Le département de la Manche a été placé en vigilance rouge ce jeudi 8 janvier 2026. Une "bombe météorologique" d’une intensité rare s’apprête à frapper le Cotentin, avec des rafales attendues jusqu’à 160 km/h.

SAINT-LÔ – C’est un département à l’arrêt. Face à la menace imminente de la tempête Goretti, la préfecture de la Manche a déclenché le niveau d’alerte maximal. Pour la première fois depuis plusieurs années, le territoire se prépare à des vents d'une violence extrême, couplés à un risque majeur de submersion marine.

​Un phénomène météo "explosif"

​La dépression Goretti s'est intensifiée de manière spectaculaire en traversant la Manche. Selon les prévisionnistes, le cœur de la tempête doit atteindre les côtes normandes ce jeudi soir. Les rafales les plus puissantes sont attendues entre 22h00 et 03h00 du matin.

  • Sur le littoral : On redoute des pointes à 160 km/h, notamment sur les caps exposés (Goury, Carteret).
  • Dans les terres : Le vent pourrait souffler jusqu'à 120 km/h, menaçant de déraciner de nombreux arbres encore fragilisés par l'hiver.

​Le département "sous cloche"

​Le Préfet a pris des mesures radicales pour limiter les risques de pertes humaines :

  • Confinement recommandé : Il est demandé aux habitants de ne plus quitter leur domicile dès 19h00.
  • Écoles fermées : Aucun établissement scolaire n'ouvrira ses portes ce vendredi 9 janvier.
  • Transports paralysés : Les trains ne circulent plus, et les poids lourds ont interdiction de rouler sur l'ensemble du réseau routier départemental.

​Risque de submersion : le danger des vagues

​L'inquiétude porte également sur la pleine mer de la fin de soirée. Avec des vagues dépassant les 8 mètres au large, l'eau pourrait franchir les digues et inonder les bas-quartiers des communes littorales comme Granville ou Cherbourg. Les autorités craignent également d'importantes coupures d'électricité dues aux chutes d'arbres sur les lignes haute tension.

​"Nous demandons une vigilance absolue. Ne sortez pas pour prendre des photos de la mer, c'est mettre votre vie en péril", a martelé la sécurité civile.

Paris : Entre siège paysan et jardins suspendus, le double visage de l'agriculture

PARIS – Ce jeudi 8 janvier 2026, la capitale se réveille sous tension. Tandis que des centaines de tracteurs convergent vers le centre-ville pour crier l'urgence sociale des campagnes, une autre agriculture, urbaine et silencieuse, continue de s’enraciner sur les toits parisiens. Reportage sur une ville tiraillée entre colère rurale et utopie verte.

La colère des champs aux portes de l'Élysée

Le vrombissement des moteurs a remplacé le silence de l'aube. À l'appel de la Coordination Rurale (CR) et de la FNSEA, des convois venus du Sud-Ouest et du bassin parisien ont forcé les barrages pour atteindre les lieux de pouvoir. L'autoroute A13 est paralysée, et des tracteurs stationnent désormais au pied de la Tour Eiffel et de l'Assemblée nationale.

Les revendications n'ont pas changé depuis la crise de 2024, mais le ton s'est durci. « On nous vend au Mercosur pour quelques voitures allemandes », s'emporte un éleveur posté près de l'Arc de Triomphe. Outre cet accord commercial international, les agriculteurs dénoncent une loi d'orientation agricole 2025 jugée « vide de sens » et des revenus qui ne permettent plus de faire face à l'inflation des coûts de l'énergie.

L’autre "ferme Paris" : 37 hectares de bitume cultivé

À quelques kilomètres des gaz d'échappement des manifestants, l'ambiance est radicalement différente sur les toits du 15e arrondissement. Ici, à la ferme Nature Urbaine, on ne manifeste pas, on récolte.

En 2026, l'agriculture urbaine parisienne a franchi un cap symbolique. Grâce au dispositif Parisculteurs, la ville compte désormais 37 hectares de surfaces cultivées. Pas de tracteurs ici, mais de l'hydroponie, des micro-pousses et des vergers en bacs. Le succès est tel que la mairie vient de lancer un nouvel appel à projets, « Parisculteurs en toutes saisons », pour transformer d'anciens parkings souterrains et des gymnases en lieux de production alimentaire.

Deux mondes, une même question : quelle souveraineté ?

Si tout semble opposer le céréalier en colère sur le périphérique et le maraîcher urbain du 20e arrondissement, un mot lie leurs destins : la souveraineté.

  • Pour les manifestants, elle passe par la protection des frontières face à la concurrence déloyale.

  • Pour les agriculteurs urbains, elle s'incarne dans la résilience alimentaire locale et les circuits courts.

Alors que les forces de l'ordre tentent de contenir les convois, Paris se prépare à une journée de blocage historique. Une répétition générale, craignent certains, avant l'ouverture du Salon de l'Agriculture le mois prochain, qui s'annonce déjà comme l'un des plus politiques de la décennie.


Par la rédaction – 8 janvier 2026

Le saviez-vous ? Malgré ces tensions, la Ville de Paris a ouvert aujourd'hui les candidatures pour son nouvel appel à projets « Alimentation durable et solidaire 2026 », visant à soutenir les épiceries sociales et les cantines de quartier.

MÉTÉO. Tempête Goretti en Lorraine : un « choc thermique » brutal et dangereux attendu dès jeudi

Après une séquence de froid polaire et des chutes de neige historiques, la Lorraine s'apprête à vivre un virage météorologique spectaculaire. Entre jeudi 8 et vendredi 9 janvier 2026, la région passera du blanc hivernal au tumulte de la tempête Goretti.

C’est un scénario redouté par les autorités. Alors que les thermomètres affichaient encore des valeurs abyssales ce mercredi (jusqu'à -13°C localement), une perturbation atlantique particulièrement dynamique, baptisée Goretti, va balayer l'air froid dès demain matin. En moins de 24 heures, les Lorrains vont devoir composer avec la neige, le verglas, puis des vents tempétueux.

Jeudi matin : Le dernier assaut de l'hiver

Le réveil sera blanc sur l'ensemble de la région. On attend 1 à 4 cm de neige en plaine, de Metz à Lunéville, et jusqu'à 10 cm sur les reliefs vosgiens. En raison des sols gelés en profondeur, cette neige tiendra immédiatement, rendant les conditions de circulation extrêmement délicates pour l’heure de pointe. La prudence est de mise sur les axes majeurs comme l'A31 et la RN4.

Jeudi après-midi : Le grand lessivage

Dès la mi-journée, le flux bascule au sud-ouest. Les températures vont remonter en flèche pour atteindre 5°C à 8°C. Cette douceur soudaine transformera la neige en pluies battantes. Ce "redoux" brutal présente un risque double : la formation de verglas temporaire lors de la transition et des accumulations d'eau importantes dues à la fonte rapide du manteau neigeux qui sature les réseaux d'évacuation.

Vendredi : La tempête Goretti frappe à 100 km/h

C'est toutefois le vent qui inquiète le plus pour la journée de vendredi. Le cœur de la tempête traversera le nord de la France dans la nuit. En Lorraine, le pic est attendu vendredi matin :

  • En plaine : Des rafales de 80 à 95 km/h sont prévues sur le plateau lorrain.

  • Secteur de Lunéville / Saint-Clément : Des pointes isolées pourraient atteindre les 100 km/h.

  • Crêtes Vosgiennes : Le vent pourrait franchir la barre des 110 km/h.

Conseils de sécurité

La préfecture appelle à la plus grande vigilance. Il est conseillé de limiter ses déplacements jeudi matin. Pour vendredi, les parcs et zones boisées sont à éviter absolument : les arbres, alourdis par la neige humide ou fragilisés par le dégel, pourraient céder sous les rafales. Pensez également à ranger tout objet susceptible de s'envoler (salons de jardin, décorations).


L'info en plus : À Lunéville et Saint-Clément, surveillez particulièrement les sorties de garage et trottoirs jeudi après-midi : la neige fondue mélangée à la pluie créera une bouillie glacée très glissante avant le redoux complet.

Alerte Météo : La « Bombe » Goretti menace la France ce jeudi

Après un épisode de froid intense et de neige, la France s'apprête à affronter la tempête Goretti. Qualifiée de « bombe météorologique » par les experts, cette dépression explosive va balayer le nord du pays entre jeudi après-midi et vendredi matin, avec des vents attendus jusqu'à 160 km/h.

PARIS – Le répit aura été de courte durée. Alors que les sols sont encore gelés dans de nombreux départements, une menace d'une tout autre nature se profile à l'horizon. La dépression Goretti, qui se creuse de manière spectaculaire au-dessus de l'Atlantique, devrait frapper les côtes françaises dès demain, jeudi 8 janvier 2026.

Un phénomène « explosif »

Le terme de « bombe météorologique » n'est pas galvaudé. Il désigne une chute brutale de la pression atmosphérique au cœur de la tempête. Cette accélération soudaine du système dépressionnaire va engendrer des vents d'une rare violence.

Le paroxysme est attendu dans la nuit de jeudi à vendredi. Le littoral de la Manche est en première ligne, notamment la pointe du Cotentin et les îles anglo-normandes, où les rafales pourraient atteindre 150 à 160 km/h. À l'intérieur des terres, de la Bretagne aux Hauts-de-France en passant par le bassin parisien, le vent soufflera entre 100 et 120 km/h.

Neige, verglas et redoux brutal

Avant l'arrivée des vents, la transition s'annonce chaotique. L'air doux océanique va se heurter à l'air froid encore présent sur le pays, provoquant :

  • Des pluies verglaçantes : Un danger majeur pour la circulation jeudi matin sur un axe allant du Centre-Val de Loire au Grand Est.

  • De la neige abondante : Une douzaine de départements restent en vigilance orange, notamment dans le Massif Central et vers l'Est, où les cumuls pourraient encore s'alourdir avant que la pluie ne prenne le relais.

Prudence sur les routes et les littoraux

Malgré des coefficients de marée modérés (77), la houle s'annonce massive avec des creux pouvant atteindre 10 mètres au large de la Bretagne. Les autorités appellent à la plus grande prudence : les transports (trains, vols) pourraient subir des perturbations vendredi matin en raison de chutes d'arbres ou de branches sur les voies.


Le conseil de l'expert : « Le danger vient de la rapidité du creusement. Ce qui semble être une simple pluie jeudi midi pourrait se transformer en tempête violente en quelques heures seulement. »

 

​ADIEU À « B.B. » : SAINT-TROPEZ PLEURE SA MADONE

SAINT-TROPEZ – Ce mercredi 7 janvier 2026, l’émotion est palpable sur le port de Saint-Tropez. Dix jours après sa disparition à l’âge de 91 ans, le village varois rend un ultime hommage à Brigitte Bardot. Entre simplicité volontaire et ferveur populaire, la France dit adieu à celle qui fut tout à la fois un sex-symbol planétaire et l’avocate infatigable de la cause animale.

​Une cérémonie sous le signe de la sobriété

​Conformément aux dernières volontés de l’actrice, aucune pompe nationale n’a été organisée. Pas de cour des Invalides, ni de discours officiels grandiloquents. C’est à l’église Notre-Dame-de-l'Assomption, dont le clocher ocre domine Saint-Tropez, que les proches se sont réunis ce matin.

​Sur le parvis, des centaines d'anonymes se sont pressés, tenant souvent à la main une simple marguerite. « Elle voulait partir comme elle a vécu ces dernières années : loin du strass, entourée de l'affection des siens et de l'âme de son village », confie un habitant de la première heure.

​L’icône qui a changé la France

​Le décès de Brigitte Bardot, survenu le 28 décembre dernier, marque la fin d’une époque. En 1956, avec Et Dieu… créa la femme, elle ne devenait pas seulement une star ; elle incarnait une révolution sexuelle et sociale. Sa chevelure blonde et son refus des conventions ont fait d'elle la Marianne des années 60, un symbole de liberté qui a rayonné bien au-delà des frontières de l'Hexagone.

​Le Président de la République a salué dans un communiqué une figure qui « a bousculé les codes pour imposer une vision de la femme libre, avant de consacrer son âme au plus noble des combats : la protection de la vie ».

​La voix des animaux s’est tue

​Si le cinéma l’a révélée, c’est son engagement pour les animaux qui l'aura définie durant la seconde moitié de sa vie. En 1973, en pleine gloire, elle claquait la porte des studios pour ne plus jamais y revenir. Sa Fondation, créée en 1986, restera son plus grand héritage.

​De la lutte contre la chasse aux phoques à l’amélioration des conditions dans les abattoirs, « B.B. » aura été une militante entière, souvent radicale, mais d’une sincérité absolue qui forçait le respect, même chez ses détracteurs.

​Une sépulture dans l'intimité de La Madrague

​Après la cérémonie religieuse, le cortège s’est dirigé vers la célèbre propriété de La Madrague. C’est ici, dans ce jardin qu'elle aimait tant, que Brigitte Bardot doit être inhumée. Elle reposera auprès de ses compagnons à quatre pattes, loin de l'agitation du monde, face à cette mer Méditerranée qu'elle n'avait jamais voulu quitter.

​Ce soir, le village de Saint-Tropez semble un peu plus silencieux. La légende, elle, est éternelle.

❄️ Météo : La France se prépare à un « mercredi noir » sous la neige et le verglas

Dès l’aube ce mercredi 7 janvier, une perturbation hivernale active va traverser une large partie du pays. Entre chutes de neige tenant au sol et pluies verglaçantes, les autorités multiplient les appels à la prudence et les restrictions de circulation.

PARIS – Le réveil s’annonce blanc, mais surtout très glissant. Météo-France a placé près d'une quarantaine de départements en vigilance orange « neige-verglas ». Le phénomène débutera entre 4h et 6h du matin par l’ouest et le nord, avant de gagner le bassin parisien et le centre du pays.

Des sols transformés en patinoires

Le danger majeur de cet épisode réside dans la température des sols. Après plusieurs jours de froid intense, la terre est gelée en profondeur avec des minimales comprises entre -4°C et -7°C.

  • Tenue immédiate : Contrairement aux épisodes classiques, les flocons ne fondront pas au contact du bitume, créant instantanément une couche glissante.

  • Alerte au verglas : Dans le Centre-Ouest, et particulièrement en Charente, la neige sera précédée ou suivie de pluies verglaçantes, rendant tout déplacement extrêmement périlleux en matinée.

Jusqu'à 10 cm localement

Si les cumuls sur le bassin parisien devraient rester modérés (entre 3 et 5 cm), des disparités locales sont attendues. La Seine-et-Marne et l’Oise pourraient voir jusqu’à 7 cm de poudreuse, tandis que les hauteurs du Limousin et de la Haute-Vienne se préparent à recevoir 10 cm.

Transports : Un plan de crise activé

Face au risque de paralysie, les préfectures ont pris des mesures radicales pour la journée de mercredi :

  • Transports scolaires suspendus : Les bus scolaires ne circuleront pas dans de nombreux départements (Seine-et-Marne, Yvelines, Val-d'Oise, Morbihan, Aisne, etc.).

  • Restrictions de circulation : En Île-de-France et dans le Nord, la vitesse est abaissée de 20 km/h sur les grands axes. La circulation des poids lourds de plus de 7,5 tonnes est interdite sur plusieurs réseaux secondaires et structurants pour éviter tout blocage.

  • Appel au télétravail : Les autorités recommandent vivement aux salariés, lorsque cela est possible, de privilégier le travail à distance pour désengorger les routes et les transports en commun.

Un redoux est attendu par l'ouest dans l'après-midi, mais la prudence reste de mise jusqu'en fin de journée, le risque de regel étant important dès la tombée de la nuit.


À retenir :

  • Début : Entre 4h et 6h du matin.

  • Cumuls : 3 à 5 cm (localement 10 cm sur les reliefs).

  • Réseau routier : Conditions "très difficiles", transports scolaires à l'arrêt dans de nombreux secteurs.

Alerte Neige et Verglas : La France au ralenti, le Plan Neige niveau 3 activé

Le pays fait face à un épisode hivernal sévère en ce début de janvier 2026. Entre suspensions de transports scolaires et restrictions drastiques de circulation, les autorités ont déclenché le niveau 3 du Plan Neige et Verglas pour garantir la sécurité des usagers.

PARIS / RÉGIONS – Un manteau blanc paralyse une large partie de l'Hexagone. Face aux prévisions de Météo-France annonçant des chutes de neige importantes (jusqu'à 10 cm localement) et des phénomènes de pluies verglaçantes, les préfets multiplient les arrêtés d'urgence. Pour cette journée du mercredi 7 janvier 2026, la vigilance orange est maintenue dans de nombreux départements, de l'Île-de-France aux Hauts-de-France, en passant par la Normandie et les Pays de la Loire.

Transports scolaires : Une journée "écoles mortes"

La décision est tombée en cascade dans la soirée de mardi : les bus scolaires ne circuleront pas mercredi dans la quasi-totalité des départements en alerte.

  • En Île-de-France : La suspension est totale pour la grande couronne (Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne, Val-d'Oise).

  • En Province : Les régions Hauts-de-France, Normandie (Eure, Orne) et plusieurs départements de l'Ouest (Sarthe, Morbihan) ont reconduit l'interdiction. Si les établissements (collèges et lycées) restent officiellement ouverts pour l'accueil des élèves, la continuité pédagogique est largement basculée en distanciel via les espaces numériques de travail (ENT).

Poids lourds interdits, automobilistes sous surveillance

Le Plan Neige et Verglas (PNVIF) au niveau 3 impose des restrictions de circulation inédites depuis plusieurs hivers :

  1. Interdiction des Poids Lourds : Les véhicules de plus de 3,5 tonnes (ou 7,5 tonnes selon les préfectures) ont interdiction de circuler sur les axes structurants. Des zones de stockage obligatoire ont été activées, notamment dans l'Aisne et en Sarthe, pour éviter les blocages en pleine voie.

  2. Vitesse réduite : Sur les grands axes et les autoroutes, la vitesse maximale autorisée est abaissée de 20 km/h (limitée à 70 km/h sur le réseau francilien).

  3. Dépassement interdit : Toute manœuvre de dépassement est proscrite pour les camions encore autorisés à circuler par dérogation.

Appel général au télétravail

Le Préfet de Police et les autorités locales lancent un appel à la responsabilité individuelle. « Le télétravail doit être privilégié partout où c'est possible », martèlent les communiqués officiels. Pour ceux qui doivent impérativement se déplacer, la plus grande prudence est de mise sur un réseau secondaire souvent piégeux car moins salé que les autoroutes.

La situation devrait rester tendue au moins jusqu'à jeudi matin, le temps que le redoux annoncé mette fin à cet épisode de "neige sur sol gelé".

France sous tension : une « deuxième offensive » hivernale paralyse le pays

Alors que le froid intense persiste, une nouvelle perturbation neigeuse et un risque majeur de pluies verglaçantes placent 26 départements en vigilance orange ce mardi soir. Les autorités multiplient les restrictions de circulation pour la journée de mercredi.

La trêve n'aura été que de courte durée. Après les premières chutes de neige de lundi, la France s’apprête à vivre une journée de mercredi "noire" sur le front météo. Météo-France a déclenché une alerte orange pour neige et verglas couvrant un large quart nord-ouest, l’Île-de-France et s'étendant désormais vers le Sud-Ouest.

Le "vrai danger" : les pluies verglaçantes

Si la neige est attendue avec des cumuls allant de 3 à 10 cm (jusqu'à 15 cm localement en Normandie et en Bretagne), c'est le phénomène de pluies verglaçantes qui inquiète le plus les prévisionnistes. Sur des sols gelés par des températures nocturnes plongeant jusqu'à -10°C, la moindre goutte d'eau se transformera instantanément en patinoire. Cette zone critique s'étire des Charentes à la frontière belge, englobant tout le bassin parisien.

Transports : un mercredi sous haute restriction

Face à ce scénario, les préfectures ont durci le ton. En Île-de-France, le préfet de police a activé le niveau 3 du Plan Neige et Verglas (PNVIF) dès ce soir :

  • Vitesse réduite : limitée à 70 km/h sur les axes structurants.

  • Poids lourds : interdiction totale de circuler pour les véhicules de plus de 3,5 tonnes sur le réseau principal francilien.

  • Transports scolaires : les bus seront à l'arrêt demain mercredi dans les Yvelines, la Seine-et-Marne, l'Essonne, mais aussi dans le Morbihan et la Sarthe.

En Charente-Maritime et en Vendée, départements particulièrement exposés, les interdictions de circulation pour les poids lourds et les transports collectifs sont également entrées en vigueur.

L'appel à la prudence des autorités

"Limitez vos déplacements au strict nécessaire", martèle Vinci Autoroutes, qui signale déjà des conditions délicates sur les axes A10, A11 et A28. En Loire-Atlantique, l'aéroport de Nantes reste sous surveillance étroite après des annulations de vols en série.

Les services de l'État rappellent qu'en cas de nécessité absolue de prendre la route, les conducteurs doivent impérativement disposer d'équipements hivernaux et ne jamais dépasser les engins de salage. Un redoux est espéré pour la fin de semaine, mais d'ici là, la France reste en mode survie hivernale.

Météo : La France sous tension, 38 départements en alerte « Neige-Verglas » ce mercredi

Le froid polaire qui paralyse une partie de l'Hexagone depuis le début de la semaine redouble d'intensité. Météo-France a placé 38 départements en vigilance orange pour la journée du mercredi 7 janvier. Transports scolaires suspendus, restrictions de circulation et appels au télétravail : le point sur une journée qui s'annonce "noire" sur les routes.

PARIS – Après une première salve neigeuse lundi, un nouvel épisode hivernal d'envergure traverse la France d'ouest en est. Dès la fin de nuit, une perturbation active va se heurter à une masse d'air glacial, transformant les pluies en neige sur des sols déjà gelés.

Un axe neigeux du Nord au Sud-Ouest

L'alerte concerne un large quart nord-ouest, l'Île-de-France, ainsi que le nord de la Nouvelle-Aquitaine. Les prévisionnistes attendent des cumuls de 3 à 5 cm en plaine, mais les secteurs les plus exposés, comme la Normandie et les hauteurs du Limousin, pourraient voir le manteau blanc atteindre 10 cm.

Plus inquiétant encore, le risque de verglas est jugé "très élevé" dans le Centre-Ouest (Charente, Charente-Maritime), où des pluies verglaçantes rendront la chaussée impraticable avant un redoux attendu jeudi.

Transports : Un mercredi à l'arrêt

Face au danger, les autorités ont pris des mesures drastiques pour éviter le chaos :

  • Écoles : Dans la quasi-totalité des départements en orange (notamment en Île-de-France et Normandie), les transports scolaires sont suspendus pour toute la journée de mercredi.

  • Poids lourds : La circulation des véhicules de plus de 7,5 tonnes est interdite sur de nombreux axes secondaires. Sur les autoroutes, le Plan Neige-Verglas (PNVIF) de niveau 3 est activé : interdiction de dépassement et vitesse limitée à 70 ou 80 km/h.

  • Transports en commun : La RATP et la SNCF préviennent de fortes perturbations sur les réseaux de bus et les lignes Transilien/RER en extérieur.

L'appel à la prudence des autorités

Le préfet de police de Paris et les préfectures de région recommandent à l'unisson de limiter au maximum les déplacements et de privilégier le télétravail. « Les trottoirs vont devenir de véritables patinoires », préviennent les services de secours, appelant également les piétons à la plus grande vigilance.

Ce pic de froid devrait s'estomper progressivement à partir de jeudi, mais une nouvelle menace pointe déjà à l'horizon : la tempête Goretti, attendue en fin de semaine avec des rafales pouvant dépasser les 130 km/h sur les côtes de la Manche.

« Sous la neige, chaque jardin devient un palais de cristal. »

Saint-Clément sous le gel : la Meurthe-et-Moselle en alerte « Grand Froid »

SAINT-CLÉMENT – La soirée de ce mardi 6 janvier 2026 marque un tournant hivernal sévère pour la commune et ses environs. Entre chutes de neige et températures polaires, les autorités appellent à la plus grande vigilance pour la nuit et la matinée de mercredi.

Un thermomètre en chute libre

Le mercure a plongé dès le coucher du soleil. À Saint-Clément, on enregistre déjà à ce soir, mais c'est au cœur de la nuit que le froid sera le plus vif. Les prévisions annoncent des minimales pouvant atteindre , voire dans les zones les plus exposées de la vallée. Le département de la Meurthe-et-Moselle reste placé en Vigilance Jaune pour les phénomènes de neige-verglas et de grand froid.

Risque de "patinoire" sur les routes

Si les averses de neige restent intermittentes (environ 0,2 cm cumulés aujourd'hui), le véritable danger réside dans le fort regel. Toute trace d'humidité résiduelle se transforme instantanément en plaques de verglas.

« Les sols sont extrêmement glissants. Même si les saleuses sont mobilisées, leur action est limitée par l'intensité du froid », préviennent les services de voirie.

La circulation est jugée délicate sur les axes secondaires autour du village. Sur les grands axes comme la N4, la prudence est également de mise en raison de débris de glace et de zones de brouillard givrant.

À quoi s'attendre pour mercredi ?

Le réveil sera glacial avec un ressenti proche des au lever du jour. Le ciel restera très chargé et de nouvelles faibles chutes de neige sont attendues durant la matinée de mercredi, prolongeant cet épisode hivernal. Les habitants sont invités à limiter leurs déplacements non essentiels et à vérifier l'état des canalisations et des batteries de véhicules, malmenées par ces conditions extrêmes.


Le saviez-vous ? Cet épisode de début janvier 2026 touche une grande partie du Grand Est, mais le secteur de Saint-Clément et de la Lunévillois est particulièrement exposé aux courants d'air froid venus de l'Est.

 

 

 

« La neige est le sel de la terre. »

🔴 EN DIRECT : La France entre Diplomatie Historique et Paralysie Hivernale

Ce mardi 6 janvier 2026, l’actualité française se joue sur deux fronts : l'Élysée devient le centre de gravité de la paix mondiale tandis qu’un manteau blanc et glacé paralyse une large partie du pays.


🕊️ DIPLOMATIE : Le "Sommet de la dernière chance" à Paris

Alors que la France inaugure sa présidence du G7, le monde a les yeux rivés sur Paris. Le président Emmanuel Macron reçoit les leaders de la "Coalition des Volontaires", dont le nouveau Premier ministre canadien Mark Carney.

  • L'enjeu : Sceller les 10 % restants d'un plan de paix historique pour l'Ukraine.

  • L'objectif : Garantir une sécurité européenne durable et lancer un plan Marshall pour la reconstruction.

  • À suivre : Les déclarations communes attendues en fin de journée qui pourraient changer le cours de l'année 2026.


❄️ MÉTÉO : L'Hexagone pris au piège des glaces

Le réveil est brutal pour des millions de Français. Une vague de froid polaire transforme les routes en patinoires géantes, du Grand Ouest jusqu'à la capitale.

  • Alerte Orange : Météo-France maintient une vigilance accrue sur le bassin parisien et le Nord.

  • Transports : Bus scolaires à l'arrêt dans les Yvelines et l'Essonne, vitesse réduite sur les autoroutes, le pays tourne au ralenti.

  • Urgence sociale : Le "Plan Grand Froid" est activé. Partout, la solidarité s'organise pour mettre à l'abri les plus précaires face à des températures plongeant jusqu'à -6°C.


🕒 L'essentiel en 30 secondes :

  1. Diplomatie : Paris négocie la fin de la guerre en Ukraine avec ses alliés clés.

  2. Climat : Neige et verglas bloquent les transports scolaires et perturbent les grands axes.

  3. Solidarité : Mobilisation générale pour l'hébergement d'urgence.

« La neige possède ce secret de rendre au monde son innocence. »

🕊️ Sommet de Paris : L'heure de vérité pour la paix en Ukraine ?

Alors que la France vient de prendre la tête du G7, Paris devient aujourd'hui la capitale mondiale de la diplomatie. Autour d'Emmanuel Macron, les leaders de la "Coalition des Volontaires" tentent d'arracher un accord historique pour mettre fin au conflit.

Un tournant décisif à l'Élysée

Ce mardi 6 janvier 2026, l'agitation est maximale au 55 rue du Faubourg Saint-Honoré. L'objectif est clair : transformer les espoirs de paix en un plan d'action concret. Si 90 % de l'accord semble déjà sur la table, les discussions de ce jour s'attaquent au "dernier kilomètre", le plus difficile : les garanties de sécurité durables pour Kiev et le tracé des futures zones de surveillance.

L'entrée en scène de Mark Carney

Parmi les visages marquants de ce sommet, le nouveau Premier ministre canadien Mark Carney fait ses premiers pas diplomatiques d'envergure en Europe. Son message est sans équivoque : la reconstruction économique de l'Ukraine doit être le pilier de la stabilité future. Le Canada, partenaire historique, entend peser de tout son poids financier pour soutenir l'effort de paix.

Les points clés de la négociation :

  • Force de surveillance : Le déploiement d'une mission multinationale pour garantir le cessez-le-feu.

  • Dissuasion : Le maintien d'une capacité de défense ukrainienne autonome et puissante.

  • Axe Paris-Washington : Une coordination étroite avec les émissaires américains présents, assurant le lien avec la Maison-Blanche.

"Ce sommet n'est pas celui de la simple discussion, c'est celui de la décision", glisse une source diplomatique proche de l'Élysée.

Alors que les regards du monde entier sont braqués sur la France, ce "Sommet de la Convergence" pourrait bien marquer le début d'une nouvelle ère pour la sécurité européenne.

 

​🔴 ALERTE : La France saisie par le givre, une nuit de "regel généralisé" redoutée

Lundi 5 janvier 2026 – 22h30 | Par la Rédaction

​Le pic de froid glacial annoncé pour ce début d’année a frappé de plein fouet une large moitié nord de l’Hexagone ce lundi. Alors que les chutes de neige s'estompent sur le bassin parisien et la Normandie, les autorités lancent un cri d'alerte pour la nuit : le chute brutale des températures transforme les chaussées humides en véritables patinoires.

​Un manteau blanc du Nord à l'Atlantique

​L'épisode neigeux de ce lundi a tenu ses promesses, avec des cumuls significatifs relevés en fin d'après-midi : 7 cm à Rouen, 5 cm à Évreux et au Bourget, et près de 4 cm au cœur de la capitale. Ce soir, la perturbation se décale vers le sud-ouest et le Berry. La Vendée et la Charente-Maritime sont particulièrement surveillées, avec des prévisions locales pouvant atteindre les 15 cm d'ici demain matin.

​Transports : Un mardi noir en perspective

​Face aux conditions de circulation jugées "extrêmement périlleuses", les préfectures multiplient les arrêtés :

  • Transports scolaires : Ils sont officiellement suspendus ce mardi 6 janvier dans de nombreux départements, notamment en Seine-Maritime, Ille-et-Vilaine, Morbihan et dans toute la Normandie.
  • Poids lourds : Des mesures de stockage et des interdictions de dépassement sont en vigueur sur les principaux axes (A13, A84, RN157). Plus de 500 camions sont actuellement à l'arrêt dans des zones dédiées en Bretagne.
  • Appel au télétravail : Bison Futé et les préfets recommandent unanimement de reporter tout déplacement non indispensable demain matin.

​Le piège du regel nocturne

​Le ciel se dégageant par le nord, les températures plongent. On attend des minimales de -4°C à Paris et jusqu’à -8°C en Normandie et dans l’Est. Ce froid intense va figer la neige fondue et l'humidité résiduelle au sol. « Le danger n'est plus la chute de neige, mais la glace noire, invisible et fatale pour l'adhérence », prévient un expert de Météo-France.

​Un redoux attendu jeudi

​Si le froid persiste mardi et mercredi, avec de nouvelles chutes de neige possibles dès mercredi matin sur le Centre-Val de Loire, une amélioration nette est prévue pour le jeudi 8 janvier. Un redoux marqué devrait balayer l'air polaire, ramenant des températures positives et de la pluie.

Le conseil du soir : Vérifiez l'état de votre trajet sur les sites des préfectures ou Bison Futé avant de prendre la route demain.

Nicolas Maduro face à la justice américaine : « Je suis toujours le président du Venezuela »

NEW YORK – Deux jours après son exfiltration spectaculaire de Caracas par les forces spéciales américaines, Nicolas Maduro a comparu ce lundi 5 janvier 2026 devant un tribunal fédéral de Manhattan. L’ancien dirigeant vénézuélien et son épouse ont plaidé non coupables de narcoterrorisme, tandis que le pays sombre dans une incertitude totale.

Par la Rédaction — Publié le 5 janvier 2026

Une audience sous haute tension

C’est un Nicolas Maduro méconnaissable, vêtu d’une tenue de détenu beige et les pieds entravés, qui s’est présenté devant le juge Alvin Hellerstein. Au cours d’une audience d’une heure, l’homme qui a dirigé le Venezuela pendant plus de douze ans a clamé son innocence avec défi : « Je ne suis pas coupable. Je suis un homme honnête et je demeure le président de mon pays », a-t-il déclaré par la voix de son interprète.

Son épouse, Cilia Flores, capturée à ses côtés lors de l'opération « Absolute Resolve », a également plaidé non coupable. Le juge a ordonné leur maintien en détention provisoire à la prison fédérale de Brooklyn, invoquant un risque de fuite majeur. La prochaine audience a été fixée au 17 mars 2026.

Les chefs d'accusation

Le dossier de l'accusation, piloté par la procureure générale Pam Bondi, est particulièrement lourd. Les autorités américaines reprochent au couple :

  • Narcoterrorisme : Coordination avec des groupes armés (FARC, ELN) pour l’exportation de tonnes de cocaïne.

  • Corruption d'État : Utilisation des institutions vénézuéliennes pour protéger des réseaux criminels, dont le gang Tren de Aragua.

  • Infractions liées aux armes : Possession de mitrailleuses et de dispositifs destructeurs.

Caracas entre choc et pragmatisme

Pendant que son leader est jugé à New York, le Venezuela tente de stabiliser sa gouvernance. La Cour suprême a officiellement chargé la vice-présidente Delcy Rodríguez de l’intérim.

Si elle a initialement dénoncé un « enlèvement impérialiste », Mme Rodríguez a adopté un ton plus pragmatique ce dimanche, se disant prête à « collaborer » avec l'administration Trump pour éviter une escalade militaire supplémentaire. De son côté, Donald Trump a déjà annoncé son intention de voir des compagnies pétrolières américaines reprendre en main les infrastructures du pays pour « sécuriser les ressources ».

Un précédent diplomatique mondial

L'arrestation de Nicolas Maduro provoque une onde de choc internationale. Si Washington salue une « opération brillante », le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a fait part de sa vive inquiétude face au non-respect du droit international. La Russie et la Chine ont fermement condamné cette intervention unilatérale, y voyant une violation flagrante de la souveraineté nationale.


À suivre : La défense de Nicolas Maduro a déjà annoncé qu'elle contesterait la légalité de l'arrestation, invoquant l'immunité souveraine.

GÉOPOLITIQUE : LE MONDE SELON TRUMP, L'ANNÉE DU GRAND BASCULEMENT

WASHINGTON – En seulement cinq jours, l'administration Trump a pulvérisé les codes de la diplomatie traditionnelle. De la capture spectaculaire de Nicolás Maduro aux menaces d'annexion du Groenland, la Maison-Blanche impose une « Pax Americana » par la force, redessinant les frontières de l'influence mondiale.

Le coup de tonnerre de Caracas

Le 3 janvier 2026 restera dans les annales comme le jour où les États-Unis ont repris pied militairement en Amérique latine. Lors d'un raid nocturne d'une précision chirurgicale, les forces spéciales américaines ont capturé le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse. Actuellement détenu à New York, Maduro fait face à des accusations de narco-terrorisme. Donald Trump a été on ne peut plus clair : les États-Unis vont désormais « diriger » le pays afin de sécuriser ses vastes réserves pétrolières pour les compagnies américaines.

Cuba et la Colombie dans le viseur

L'onde de choc s'étend à toute la région. Fort de son succès au Venezuela, le président américain a affirmé dimanche que Cuba était désormais « prête à tomber », privée de son allié énergétique. Le ton s'est également durci envers Bogota : Trump a publiquement averti le président colombien Gustavo Petro de « faire gaffe », l'accusant de complaisance envers les cartels.

La stratégie de l'Arctique : l'obsession Groenland

Sur le front nord, la provocation a laissé place à une revendication territoriale explicite. Invoquant un « impératif de sécurité nationale » face aux ambitions russes et chinoises, Washington fait pression sur le Danemark pour obtenir le contrôle du Groenland. Ce qui était perçu comme une boutade lors de son premier mandat est devenu, en ce début 2026, un pilier de sa doctrine de contrôle des ressources climatiques et militaires.

Téhéran sous pression maximale

Face à l'Iran, la stratégie de Trump profite de l'instabilité interne du régime. Alors que des manifestations violentes secouent le pays suite à l'effondrement du rial, la Maison-Blanche a menacé de « frapper très durement » si la répression continuait, tout en maintenant un blocus naval pour empêcher toute exportation de brut vers la Chine.

Analyse : La fin des règles ?

Pour les observateurs, nous assistons à une « putinisation » de la politique étrangère américaine. Donald Trump ne cherche plus le compromis ou l'aval de l'ONU, qu'il juge obsolète. Sa méthode ?

  • L'imprévisibilité comme arme de dissuasion.

  • La force militaire au service de la domination économique (pétrole, minerais).

  • La doctrine Monroe version 2026 : l'hémisphère occidental appartient exclusivement à l'influence de Washington.

Alors que le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit en urgence ce lundi, le monde retient son souffle devant ce qui ressemble à l'instauration d'un nouvel ordre mondial unipolaire et musclé.

Opération "Southern Spear" : Nicolás Maduro capturé par les forces américaines lors d'un raid sur Caracas

CARACAS / WASHINGTON – Dans ce qui constitue l'escalade militaire la plus spectaculaire en Amérique latine depuis des décennies, le président américain Donald Trump a annoncé ce matin la capture et l'exfiltration du président vénézuélien Nicolás Maduro. Cette opération éclair, baptisée "Southern Spear" (Lance du Sud), a plongé la capitale vénézuélienne dans le chaos avant de décapiter le sommet de l'État.

​Une nuit d'enfer à Caracas

​Tout a commencé aux alentours de 02h00 du matin (heure locale). Des explosions massives ont secoué plusieurs points stratégiques de Caracas, notamment le complexe militaire de Fuerte Tiuna et l'aéroport de La Carlota. Selon des témoins sur place, des hélicoptères de combat et des drones MQ-9 Reaper ont été aperçus survolant la ville à basse altitude sous une pleine lune, tandis que des quartiers entiers étaient plongés dans le noir suite à des coupures de courant.

​Le raid de la "Delta Force"

​L'annonce est tombée à 05h21 via le réseau Truth Social. Donald Trump a déclaré que les forces spéciales de la Delta Force, soutenues par le 160th SOAR (les "Night Stalkers"), ont réussi à capturer Nicolás Maduro ainsi que son épouse, Cilia Flores.

​D'après le Département d'État, le couple présidentiel a déjà été exfiltré du pays et se dirige vers les États-Unis, où ils devront répondre d'accusations de narcoterrorisme devant un tribunal fédéral de New York. Christopher Landau, adjoint au secrétaire d'État, a salué « une nouvelle ère » et le départ d'un « tyran ».

​Le gouvernement vénézuélien dans l'incertitude

​À Caracas, la vice-présidente Delcy Rodríguez a confirmé que le président était introuvable. Dénonçant une « agression impérialiste brutale », elle a exigé une « preuve de vie immédiate » de Nicolás Maduro. Le gouvernement a décrété l'état d'exception et appelé les miliciens et les citoyens à la résistance armée.

​Réactions internationales et risques de "bourbier"

​La communauté internationale réagit avec effroi ou satisfaction :

  • Javier Milei (Argentine) : A célébré la nouvelle sur les réseaux sociaux, affirmant que « la liberté avance ».
  • Russie et Iran : Ont fermement condamné une violation flagrante de la souveraineté nationale.
  • ONU : Le Venezuela a réclamé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité.

​Alors que les États-Unis assurent qu'aucune autre action militaire n'est prévue pour le moment, les experts s'interrogent sur la stabilité future du pays. Avec une armée vénézuélienne comptant encore plus de 120 000 hommes et des millions de miliciens potentiels, la crainte d'une guerre civile ou d'un conflit prolongé reste entière.

Dernière mise à jour : Donald Trump doit tenir une conférence de presse à 11h00 (17h00 heure de Paris) depuis Mar-a-Lago pour donner plus de détails sur l'issue de l'opération.

Tragédie du Nouvel An à Crans-Montana : La Suisse en deuil après l’incendie du « Constellation »

CRANS-MONTANA – Ce qui devait être une nuit de célébration a tourné au cauchemar national. Un incendie d'une violence inouïe a ravagé le bar-discothèque « Le Constellation » en plein cœur de la station valaisanne, faisant des dizaines de victimes.

Par la Rédaction | Publié le 1er janvier 2026

La station de Crans-Montana s’est réveillée dans la stupeur et la douleur ce jeudi matin. Vers 1h30, alors que les festivités du passage à la nouvelle année battaient leur plein, le feu a pris au sein de l'établissement « Le Constellation », situé dans le secteur de Montana.

Un embrasement fulgurant

Selon les premiers éléments de l'enquête et de nombreux témoignages concordants, le drame aurait été provoqué par l'allumage de fontaines lumineuses sur des bouteilles de champagne. Les étincelles auraient atteint des décorations inflammables fixées au plafond, provoquant une propagation de flammes à une vitesse décrite comme « catastrophique » par les services de secours.

Une explosion a suivi quelques minutes plus tard, piégeant des dizaines de personnes à l'intérieur de l'établissement bondé.

Un bilan humain d'une ampleur inédite

Le bilan provisoire communiqué par la Police cantonale valaisanne fait état d'une quarantaine de décès et de plus de 115 blessés. L’identification des victimes est toujours en cours, un processus rendu complexe par la violence du sinistre.

Les hôpitaux de la région et les centres spécialisés pour grands brûlés du CHUV à Lausanne et de l'Hôpital universitaire de Zurich ont été placés en état d'alerte maximale. Face à l'afflux de blessés graves, une coopération transfrontalière avec la France et l'Italie a été activée pour la prise en charge médicale.

La nation solidaire

Le Conseil fédéral a réagi avec une vive émotion. Le président de la Confédération, Guy Parmelin, a annulé son allocution officielle de Nouvel An pour se consacrer au suivi de la crise.

« La Suisse entière pleure ses enfants ce matin. Nos pensées vont aux familles brisées par cette tragédie sans précédent », a-t-il déclaré.

Les drapeaux du Palais fédéral à Berne seront mis en berne pour une durée de cinq jours. À travers le pays, de nombreuses stations de ski ont annulé leurs événements festifs par respect pour les victimes.

L'enquête commence

Le Ministère public valaisan a ouvert une enquête pour déterminer les responsabilités exactes. Les questions autour des normes de sécurité incendie du bâtiment et de l'usage d'engins pyrotechniques en intérieur seront au cœur des investigations.

Une cellule de soutien psychologique a été déployée à Crans-Montana pour accompagner les rescapés et les familles de victimes arrivant sur place.

 

​Vœux 2026 : Emmanuel Macron promet une année « utile » malgré l’instabilité

Dans un discours de moins de dix minutes — le plus court depuis son arrivée à l’Élysée — le chef de l’État a tenté de reprendre l’initiative. Entre appels à l’unité nationale et chantiers sociétaux, il assure qu'il restera « au travail jusqu’à la dernière seconde ».

PARIS – C’est un président combatif, bien que marqué par une impopularité record et un climat politique fragmenté, qui s’est adressé aux Français ce mercredi soir. Pour ses vœux de la Saint-Sylvestre, Emmanuel Macron a délaissé les longues envolées lyriques pour un format resserré, focalisé sur trois priorités concrètes et un message politique clair : non, il n’est pas un président « empêché ».

​Le refus de l'immobilisme

​À seize mois de la fin de son second mandat, le Président a balayé d'un revers de main les appels à sa démission. « Je resterai jusqu'à la dernière seconde à votre service », a-t-il martelé, comme pour conjurer le spectre du « canard boiteux » (lame duck) qui plane sur cette fin de quinquennat. Face à une Assemblée nationale sans majorité, il a plaidé pour la stabilité, affirmant que « notre histoire nous enseigne que nous pouvons tout relever si nous savons rester unis ».

​Trois chantiers pour 2026

​Pour prouver que l'année à venir ne sera pas une année de transition, Emmanuel Macron a fixé trois caps majeurs :

  1. Le service militaire volontaire : Un projet visant à renforcer la cohésion nationale et l'engagement de la jeunesse.
  2. La régulation des réseaux sociaux : Un axe fort pour protéger les plus jeunes contre les dérives numériques, un sujet devenu une préoccupation croissante des familles.
  3. La loi sur la fin de vie : Le Président a confirmé que ce débat de société majeur, souvent repoussé, serait l’un des grands rendez-vous législatifs de 2026.

​L’Europe face à l’incertitude

​Sur le plan international, l'ombre du conflit en Ukraine et le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche ont irrigué le discours. Emmanuel Macron a réitéré son appel à un « réarmement » européen, tant militaire que diplomatique. « L’Europe ne peut plus déléguer sa sécurité », a-t-il affirmé, évoquant à demi-mot le renforcement de la coopération nucléaire avec nos voisins, notamment le Royaume-Uni.

​Conclusion : Le pari de la « résilience »

​En terminant son allocution par le traditionnel « Vive la République, vive la France », le chef de l’État a lancé un appel à la « fraternité ». Reste à savoir si ce message de détermination suffira à apaiser un pays profondément divisé et à redonner un second souffle à un gouvernement en quête permanente de compromis.

Note : Ce résumé est basé sur les thématiques d'actualité et les déclarations marquantes de ce 31 décembre 2025.

 

​Le Monde bascule en 2026 : Entre éclats de joie et hommages solennels

Alors que le soleil se couche sur 2025, la planète entame sa rotation festive. De Sydney à New York, le passage à la nouvelle année s'écrit entre traditions ancestrales, shows technologiques et, par endroits, une émotion empreinte de recueillement.

PAR NOTRE CORRESPONDANT GLOBAL – Aujourd'hui, mercredi 31 décembre 2025, le monde change d’ère. Comme chaque année, les nations du Pacifique ont ouvert le bal : les îles Kiribati et la Nouvelle-Zélande ont été les premières à saluer 2026 sous des pluies de lumière, suivies de près par une Asie partagée entre ferveur et spiritualité.

​L’Océanie et l'Asie : Un départ sous haute surveillance

​À Sydney, le traditionnel feu d’artifice du Harbour Bridge a bien eu lieu, mais l’atmosphère était cette année particulière. Un hommage national a été rendu aux victimes de la fusillade de Bondi Beach survenue mi-décembre. Une minute de silence a précédé l'embrasement du ciel, et l’image d’une colombe de la paix a été projetée sur les pylônes du pont, rappelant que la fête n'efface pas la mémoire.

​Plus au nord, à Tokyo, le passage à l'an 2026 a retrouvé son calme rituel. Malgré l'annulation des grands rassemblements à Shibuya pour des raisons de sécurité, des milliers de Japonais ont afflué vers les temples pour le Hatsumōde. Au son des 108 coups de cloches bouddhistes, les fidèles ont prié pour une année de « transformation », 2026 marquant le début de l'année du Cheval dans le zodiaque chinois.

​Europe et Moyen-Orient : Le triomphe du visuel

​L'Europe s’apprête à vivre une nuit électrique. À Paris, les Champs-Élysées sont déjà noirs de monde pour le spectacle de vidéo-mapping sur l'Arc de Triomphe. À Londres, le "London Eye" sera le centre d'un show pyrotechnique géant, accessible uniquement sur réservation.

​Dubaï, fidèle à sa démesure, promet une nouvelle fois de repousser les limites avec un show laser et pyrotechnique sur la Burj Khalifa. Cette année, la technologie est au cœur des festivités : plusieurs capitales, dont Athènes et Nicosie, ont choisi de remplacer une partie de leurs feux d'artifice par des ballets de drones, plus silencieux et écologiques.

​Traditions insolites : Des raisins, des valises et des vagues

​Au-delà des grands rassemblements, le réveillon reste le moment des superstitions :

  • En Espagne, des millions de personnes s'apprêtent à avaler leurs 12 grains de raisin au rythme des carillons de la Puerta del Sol.
  • Au Brésil, sur la plage de Copacabana, on attend 2,5 millions de fêtards vêtus de blanc qui sauteront sept vagues pour honorer la déesse Yemanja.
  • En Équateur, la tradition des monigotes (poupées de chiffons représentant l'année écoulée) battra son plein, avec des bûchers allumés à minuit pour "brûler" les soucis de 2025.

​Vers une année 2026 de résolutions durables

​Cette année, une tendance forte émerge : le "Nouvel An conscient". Selon les premières enquêtes, les résolutions pour 2026 s'orientent massivement vers la santé mentale et l'engagement écoresponsable. Après des années de crises globales, l'heure semble être à la reconstruction personnelle et collective.

L’Australie célèbre la nouvelle année sous un ciel en feu

Sydney, Melbourne, Brisbane… Comme chaque année, l’Australie a marqué le passage à la nouvelle année par une série de feux d’artifice spectaculaires, suivis par des millions de spectateurs sur place et à travers le monde.

À Sydney, l’événement phare s’est déroulé dans la baie, autour du Harbour Bridge et de l’Opéra, offrant un tableau lumineux devenu emblématique. Deux spectacles ont rythmé la soirée : un feu familial en début de nuit, puis le grand final à minuit, synchronisé avec musique, lumières et projections. La ville, souvent l’une des premières grandes métropoles à entrer dans la nouvelle année, a une nouvelle fois attiré l’attention internationale.

À Melbourne, les festivités se sont réparties sur plusieurs sites du centre-ville et le long de la Yarra River, avec des feux tirés depuis les toits et les parcs urbains. L’ambiance, plus décentralisée, a permis d’accueillir un large public dans différents quartiers.

Brisbane a combiné feux d’artifice et spectacles de drones le long du fleuve, tandis que Perth, Adelaide, Canberra, Hobart et Darwin ont également proposé des célébrations mêlant animations, musique et tirs pyrotechniques à minuit.

Au-delà du divertissement, ces célébrations ont été accompagnées de dispositifs de sécurité renforcés et, dans certaines villes, de moments de recueillement avant le lancement des feux.

Diffusés en direct à la télévision et en streaming, notamment depuis Sydney, les feux d’artifice australiens ont une fois de plus symbolisé l’entrée dans la nouvelle année, entre tradition, innovation et spectacle grandiose. 🎆🇦🇺

 

 

​Rail : Chaos sous la Manche à l’approche du Nouvel An

PARIS / LONDRES – Le trafic Eurostar est paralysé ce mardi 30 décembre 2025 à la suite d’une panne électrique majeure dans le tunnel sous la Manche. Des milliers de voyageurs se retrouvent bloqués à deux jours du réveillon.

​C'est un scénario noir pour les vacanciers. Depuis ce matin, la liaison ferroviaire entre Londres, Paris, Bruxelles et Amsterdam est quasi-totalement interrompue. En cause : une rupture de l'alimentation électrique au niveau des caténaires dans le tunnel, aggravée par l'immobilisation technique d'une navette LeShuttle (transportant des véhicules) à l'intérieur de l'ouvrage.

​Des gares saturées et des passagers résignés

​À la gare du Nord comme à St Pancras, l'ambiance est à la frustration. Si certains trains ont pu circuler avec des retards dépassant les trois heures en début de matinée, la compagnie a finalement pris la décision de suspendre la majorité de ses services.

​"Nous avons reçu un message nous conseillant de ne pas venir en gare", témoigne une passagère à Londres. Eurostar a en effet diffusé une consigne stricte : ne pas se rendre en gare et reporter les voyages prévus ce jour. Pour ceux déjà sur place, l’attente se fait dans le calme, malgré l'incertitude pesant sur les festivités du Nouvel An.

​Une reprise "progressive" sous haute tension

​L'exploitant du tunnel, Getlink, a annoncé une intervention technique sur les câbles d'alimentation. Une reprise très progressive du trafic a été amorcée aux alentours de 15h00, mais les autorités ferroviaires avertissent que la situation restera instable jusqu'à la fin de la journée.

Ce qu'il faut savoir si vous devez voyager :

  • Annulations : Plusieurs trains de l'après-midi et de la soirée (notamment vers Paris et Bruxelles) sont officiellement supprimés.
  • Mesures commerciales : Eurostar propose l'échange gratuit des billets pour une date ultérieure ou un remboursement intégral.
  • Alternative : Les passagers sont invités à consulter l'application en temps réel avant tout déplacement vers les terminaux.

​Alors que l'année 2024 s'était terminée sur des records de fréquentation, ce dernier incident technique de 2025 vient rappeler la fragilité de l'infrastructure transmanche face aux pics d'affluence hivernaux.

 

 

 

​Mort de Brigitte Bardot : la fin d’un mythe, l’extinction d’une flamme

L’icône mondiale du cinéma et défenseuse acharnée de la cause animale, Brigitte Bardot, s’est éteinte ce dimanche 28 décembre 2025 à l’âge de 91 ans. Elle laisse derrière elle une trace indélébile dans l’histoire culturelle du XXe siècle.

SAINT-TROPEZ – Le rideau est tombé sur « B.B. ». C’est dans sa célèbre propriété de La Madrague, à Saint-Tropez, que Brigitte Bardot a rendu son dernier souffle. L’information, confirmée par sa Fondation, a provoqué une onde de choc immédiate, de la France jusqu’à Hollywood.

​De la muse à l’icône de la liberté

​Née en 1934, Brigitte Bardot était devenue, sous l’œil de Roger Vadim, l’incarnation de la femme moderne et libérée. Avec Et Dieu… créa la femme (1956), elle bouscule les mœurs de l’époque, devenant un sex-symbol mondial. Actrice fétiche de Godard ou de Clouzot, elle décide pourtant de mettre un terme brutal à sa carrière en 1973, en pleine gloire, affirmant ne plus vouloir appartenir au monde du « simulacre ».

​Le combat d’une vie : la Fondation

​La seconde partie de sa vie fut entièrement dévouée aux « sans-voix ». En créant la Fondation Brigitte Bardot, elle a mené des combats historiques : de l’interdiction de la chasse aux blanchons à la lutte contre la corrida et l’abattage rituel. Sa ténacité, parfois radicale, lui a valu l'admiration des défenseurs de l'environnement, mais a aussi été assombrie par des prises de position politiques controversées et des condamnations judiciaires.

​Un hommage national

​Le Président de la République a rapidement réagi, saluant une femme qui « a offert à la France une part de son rayonnement ». Des milliers d'anonymes se pressent déjà devant les grilles de sa propriété varoise pour déposer des fleurs.

​Conformément à ses dernières volontés, elle devrait être inhumée dans l'intimité de son jardin, loin du faste des cérémonies officielles, entourée des animaux qu'elle a chéris jusqu'au bout.

Agression au couteau dans le métro parisien : trois femmes blessées, un suspect interpellé

PARIS – Un vent de panique a soufflé sur la ligne 3 du métro parisien ce jeudi 26 décembre. En fin d’après-midi, trois femmes ont été la cible d’attaques successives à l’arme blanche. Un suspect a été interpellé quelques heures plus tard dans le Val-d'Oise.

Chronologie d'une attaque en série

Les faits se sont déroulés dans un laps de temps très court, entre 16h15 et 16h45. L'agresseur a frappé à trois reprises dans des stations majeures du centre de la capitale :

  • Arts-et-Métiers

  • République

  • Opéra

Le mode opératoire est resté identique : l'individu s'en est pris violemment à des passagères, les frappant au couteau, principalement au niveau du dos et des membres inférieurs, avant de prendre la fuite en utilisant le réseau de transport.

État des victimes

Les trois victimes ont été immédiatement prises en charge par les secours et transportées vers les hôpitaux parisiens. Bien que les blessures soient sérieuses, les autorités ont confirmé que leur pronostic vital n'est pas engagé.

L'enquête et l'interpellation

Grâce à l'exploitation rapide des images de vidéosurveillance de la RATP et au bornage de son téléphone portable, les enquêteurs de la Brigade des Réseaux Ferrés (BRF) ont pu identifier un suspect.

L'homme, âgé de 25 ans, a été arrêté dans la soirée à son domicile, dans le Val-d'Oise. Selon les premières sources proches de l'enquête :

  • Le profil psychiatrique de l'individu est au cœur des investigations.

  • La piste terroriste est, à ce stade, formellement écartée.

  • Une enquête pour tentatives d'homicides volontaires a été ouverte par le parquet de Paris.

Réactions

Le ministre de l'Intérieur a salué la "réactivité exemplaire" des forces de l'ordre. Cet événement a toutefois relancé le débat sur la sécurité dans les transports en commun en période de forte affluence.

Colère agricole : La France sous tension pour l’« Acte III » en plein chassé-croisé de Noël

Ce samedi 27 décembre, le mouvement de contestation des agriculteurs s'est durci à travers l'Hexagone. Entre barrages routiers et blocages stratégiques, les syndicats maintiennent la pression sur le gouvernement, perturbant fortement les retours de vacances.

Le Gers, épicentre de la fronde

C’est dans le Sud-Ouest que la mobilisation est la plus spectaculaire. Le département du Gers est quasiment quadrillé par les manifestants. À Auch, la rocade reste impraticable, tandis que des points névralgiques comme Nogaro, Gimont et Lectoure sont le théâtre de blocages filtrants ou totaux. Les agriculteurs y dénoncent « l'inertie de l'État » face à la crise sanitaire bovine et réitèrent leur opposition farouche à l'accord UE-Mercosur.

Les axes autoroutiers pris pour cible

Le réseau Vinci Autoroutes signale de fortes perturbations sur plusieurs axes majeurs, compliquant le trajet des automobilistes en ce samedi classé orange par Bison Futé :

  • L’A10 (Paris-Bordeaux) : Des blocages intermittents au niveau de Longvilliers (Yvelines) et de Mer (Loir-et-Cher) provoquent d'importants ralentissements.

  • L’A75 : La « Méridienne » est partiellement coupée entre le Cantal et l’Aveyron, isolant certains secteurs du Massif Central.

  • La RCEA (Saône-et-Loire) : La RN79 est fermée sur plusieurs tronçons entre Paray-le-Monial et Clermain, forçant les usagers à emprunter des déviations saturées.

Une mobilisation qui s'inscrit dans la durée

Malgré la période festive, la détermination ne faiblit pas. Dans l'Allier et le Cher, des « opérations escargot » ralentissent les accès aux grandes agglomérations comme Moulins et Bourges.

« Nous ne demandons pas l'aumône, mais le droit de vivre de notre métier et une protection contre une concurrence déloyale », explique un représentant syndical sur un barrage de l'A71.

À quoi s'attendre pour la soirée ?

Les préfectures appellent à la plus grande vigilance. Des « feux de la colère » sont attendus dès la tombée de la nuit sur de nombreux ronds-points stratégiques. Il est vivement conseillé d'éviter les secteurs d'Auch et de la vallée de la Garonne, et de consulter les applications de trafic en temps réel avant tout départ.

ÉPARGNE : LE "COUP DE MASSUE" DE 2026 ?

Samedi 27 décembre 2025

Alors que l’année s’achève dans un climat d’incertitude politique totale, le rejet du budget 2026 au Parlement et l’adoption définitive du budget de la Sécurité sociale placent les économies des Français sous une surveillance fiscale sans précédent. Décryptage d’un début d’année qui s’annonce périlleux pour les épargnants.

Le choc de la « Flat Tax » : 31,4 % dès le 1er janvier

C’est désormais une certitude : la fiscalité sur le capital va s'alourdir. Le vote définitif du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) a entériné une hausse de 1,4 point de la CSG sur les revenus financiers. Concrètement, la célèbre « Flat Tax », ou Prélèvement forfaitaire unique (PFU), grimpe de 30 % à 31,4 %. Cette mesure touche de plein fouet les dividendes, les intérêts des comptes-titres et les livrets bancaires fiscalisés. L’État espère ainsi injecter plus d’un milliard d’euros dans des caisses publiques en proie à un déficit abyssal.

200 000 foyers basculent dans l’impôt

Le blocage du budget de l'État a une conséquence "invisible" mais brutale : le gel du barème de l’impôt sur le revenu. Contrairement aux années précédentes, les tranches d'imposition ne seront pas indexées sur l'inflation.

"C'est une taxe déguisée sur le pouvoir d'achat", alertent les associations de contribuables.

Selon la Banque de France, ce gel va faire basculer 200 000 foyers modestes dans la catégorie des imposables dès 2026, brisant le bouclier fiscal de nombreuses familles de la classe moyenne.

L’Assurance-vie et l’Immobilier : Les derniers sanctuaires ?

Dans ce paysage sombre, une lueur d'espoir subsiste pour les investisseurs de long terme. Pour l'heure, l'assurance-vie et les revenus fonciers ont été épargnés par cette hausse ciblée de la CSG.

  • L’assurance-vie conserve ses abattements après 8 ans, s’affirmant plus que jamais comme la valeur refuge fiscale.

  • Les SCPI et l'immobilier direct échappent également à la nouvelle taxe, le gouvernement souhaitant éviter de paralyser un secteur de la construction déjà en crise.

Vers une « Loi Spéciale » en janvier

Faute de budget adopté avant le 31 décembre, le Gouvernement devrait déposer une loi spéciale dans les prochains jours. Ce texte d'urgence permettra d'assurer la continuité de l'État et de continuer à prélever les impôts, mais il laisse planer un doute sur d'autres réformes, notamment celle du PER (Plan d'Épargne Retraite) dont les avantages à la sortie sont toujours dans le viseur de certains amendements.

Le conseil des experts : Dans ce contexte d’« épargne sous surveillance », la prudence est de mise. L'heure est à l'arbitrage : privilégier les enveloppes protégées et anticiper une baisse probable des taux du Livret A prévue pour février prochain.

Noël au Vatican : Le pape Léon XIV appelle au « courage du dialogue » pour clore l'année jubilaire

CITÉ DU VATICAN – En ce jour de Noël, le pape Léon XIV a délivré son premier message Urbi et Orbi de la Nativité depuis la loggia de la basilique Saint-Pierre. Devant une place comble, le souverain pontife a placé son allocution sous le signe de la paix et de la responsabilité individuelle, alors que l’Église s’apprête à refermer les Portes Saintes du Jubilé 2025.

Un plaidoyer pour une paix « désarmée »

C’est un pape Léon XIV solennel qui s’est adressé à la ville et au monde à la mi-journée. Succédant à une année marquée par la transition pontificale après le décès du pape François, le nouveau pontife a exhorté les nations en conflit, particulièrement l’Ukraine et la Russie, à trouver « le courage de dialoguer de manière sincère, directe et respectueuse ».

Dans une homélie empreinte de gravité, il a dénoncé les « blessures ouvertes » du monde — de Gaza au Liban — qualifiant la guerre d’absurdité face au message de la crèche. Son style, plus théologique et axé sur les racines de la foi, marque une volonté de recentrer l’Église sur une « espérance qui engendre la vie », loin des bruits de la violence.

Le bilan d'une année historique : le Jubilé 2025

Ce 25 décembre marque également l’épilogue de l’Année Sainte. Lancé par son prédécesseur en décembre 2024, ce Jubilé de l'Espérance aura attiré plus de 30 millions de pèlerins à Rome.

  • Affluence record : La ville éternelle a vécu au rythme des passages sous la Porte Sainte, un symbole de pardon et de renouveau spirituel.

  • Un tournant diplomatique : Le pape a rappelé l'importance des récents voyages, notamment celui effectué au Liban et en Turquie début décembre, pour les 1700 ans du Concile de Nicée, renforçant les liens avec les Églises d'Orient.

Vers 2026 : Une Église « en sortie »

Alors que la Porte Sainte de Saint-Pierre sera officiellement refermée le 6 janvier prochain, Léon XIV semble déjà dessiner les contours de son règne : une fidélité aux réformes de son prédécesseur alliée à une exigence de simplicité et d'humilité.

« L’espérance est plus puissante que les menaces, car elle ne se contente pas d'attendre, elle engendre le monde nouveau de Dieu », a-t-il conclu avant de donner sa bénédiction apostolique sous les acclamations des fidèles.

Analyse : Une France en suspens entre réformes de "concorde" et survie budgétaire

Alors que les Français s'apprêtent à célébrer les fêtes, le paysage politique est marqué par un paradoxe : une activité législative intense pour protéger les élus et les familles, contrastant avec une précarité budgétaire qui force l'État à utiliser des procédures d'exception.

1. Le "bouclier" des élus locaux : La fin de l'impuissance ?

La promulgation, ce 22 décembre, de la loi portant création d’un statut de l’élu local est sans doute l'acte politique le plus consensuel de l'année. Face à une vague de démissions sans précédent et à une hausse des violences, le texte apporte des réponses concrètes :

  • Protection renforcée : L'octroi de la protection fonctionnelle (prise en charge des frais de justice) devient automatique pour tous les élus victimes d'agressions ou de menaces.

  • Revalorisation : Pour attirer de nouveaux profils dans les communes rurales, les indemnités des maires des petites villes (moins de 1 000 habitants) sont revalorisées de 10 %.

  • L’après-mandat : Un "contrat de sécurisation" et une bonification de retraite d'un trimestre par mandat sont créés pour faciliter le retour à la vie professionnelle.

2. Sécurité Sociale 2026 : Le pari de la natalité et le répit des retraités

Le Budget de la Sécurité Sociale (PLFSS), adopté dans la douleur le 16 décembre, dessine un nouveau modèle de protection sociale :

  • Le "Congé de naissance" : C'est la mesure phare. Dès janvier 2026, un nouveau congé de deux mois par parent (indemnisé à un niveau supérieur au congé parental classique) pourra être pris. Un couple pourra ainsi cumuler jusqu'à quatre mois de présence auprès du nouveau-né en plus des congés maternité et paternité.

  • Trêve sur les retraites : Dans un geste d'apaisement politique, le calendrier de relèvement de l'âge de départ est gelé jusqu'en 2028. Pour compenser ce coût (estimé à 1,4 milliard d'euros en 2027), le gouvernement mise sur une contribution accrue des mutuelles et une revalorisation a minima des pensions l'année prochaine.

  • Handicap : Depuis le 1er décembre, le remboursement à 100 % des fauteuils roulants est une réalité, simplifiée par un guichet unique auprès de l'Assurance Maladie.

3. État : Le pilotage à vue de l'article 45

Malgré ces avancées, l'État navigue en eaux troubles. Faute d'un budget classique voté à temps, le gouvernement a dû déposer hier un projet de loi spéciale basé sur l'article 45 de la LOLF. Ce texte "minimaliste" est vital : il autorise la perception des impôts dès le 1er janvier et garantit le paiement des fonctionnaires. C’est une situation inédite qui souligne la fragilité de la coalition au pouvoir, incapable de faire voter un budget global sans risquer une motion de censure fatale.


L'Œil de la rédaction

La stratégie de l'exécutif est claire : multiplier les "mesures de proximité" (élus, handicap, familles) pour compenser une impuissance structurelle sur les grands équilibres budgétaires. Le 31 décembre, lors de ses vœux, Emmanuel Macron devra convaincre que ce "pilotage par petits bonds" peut encore tenir jusqu'en 2027 dans un contexte international de plus en plus imprévisible.

 

​Fin de cavale à Marseille : le "dangereux" évadé de Dijon interpellé dans les quartiers Nord

PRISON – Recherché depuis trois semaines après une évasion spectaculaire à la scie et au drone, le fugitif de 19 ans a été cueilli ce jeudi matin par les forces de l’ordre dans une cité marseillaise. Il était considéré comme « potentiellement dangereux » par la justice.

​La traque est terminée. Ce jeudi 18 décembre 2025, aux premières lueurs du jour, les enquêteurs ont mis un point final à la cavale de Yannick T., 19 ans, l’un des deux détenus évadés de la maison d’arrêt de Dijon le 27 novembre dernier. Le jeune homme a été localisé et interpellé dans la cité des Rosiers, au cœur des quartiers nord de Marseille, un secteur bien connu pour ses réseaux de narcotrafic.

​Une évasion "high-tech" et archaïque

​L’affaire avait suscité un vif émoi au sein de l’administration pénitencière. Pour s'échapper, le fugitif et un complice de 32 ans avaient utilisé des méthodes de films d'action : des lames de scie à métaux, vraisemblablement livrées par drone, leur avaient permis de scier les barreaux de leur cellule. Ils avaient ensuite regagné la liberté en descendant le mur d'enceinte à l'aide de simples draps noués.

​Si son codétenu avait été repris dès le lendemain dans un bar de Saône-et-Loire, le jeune Marseillais, lui, s’était volatilisé. Faisant l’objet d’une notice rouge d'Interpol, il était activement recherché pour des faits de tentative d'assassinat et association de malfaiteurs liés à des règlements de comptes.

​Un succès pour la police marseillaise

​Considéré comme un profil à haut risque par le parquet de Dijon, le suspect aurait tenté de se fondre dans le paysage criminel marseillais pour échapper aux enquêteurs. Son interpellation marque une réussite majeure pour les brigades mobiles de la police judiciaire, qui craignaient sa dangerosité.

​L'individu a été placé en garde à vue et devrait être prochainement transféré pour répondre de son évasion en bande organisée, en plus de ses précédentes mises en examen qui lui font encourir la réclusion criminelle à perpétuité.

​En bref : Actualité judiciaire brûlante à Marseille

​Cette arrestation s'inscrit dans une semaine particulièrement chargée pour la juridiction marseillaise :

  • Narcotrafic : Deux agentes du tribunal de Marseille ont été mises en examen le 11 décembre, soupçonnées d'avoir "vendu" des dossiers confidentiels à la DZ Mafia.
  • Grand banditisme : Mercredi soir, Mickaël Ettori, figure du gang corse du "Petit Bar", a été présenté au juge à Marseille après une cavale de cinq ans.

 

​Élevage : La France face à une triple menace sanitaire sans précédent

Alors que l’année 2025 s’achève, le monde agricole français traverse une crise sanitaire d’une intensité rare. Entre la progression fulgurante de la Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC) et l'omniprésence de la Fièvre Catarrhale Ovine (FCO), la filière bovine est sous haute tension, oscillant entre urgence vaccinale et colère sociale.

​Le front du Sud-Ouest s'embrase

​La Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC), maladie virale apparue en France à l'été 2025, est devenue la priorité absolue du gouvernement. Au 17 décembre 2025, on dénombre officiellement 113 foyers, avec une extension inquiétante vers l'Occitanie. Si les Alpes (Savoie, Haute-Savoie) ont été les premières touchées, le virus frappe désormais durement l'Ariège, les Hautes-Pyrénées et la Haute-Garonne.

​Face à cette "dégradation soudaine", la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a ordonné une accélération massive de la vaccination. L'objectif est clair : vacciner la totalité du cheptel dans les zones infectées avant la fin de l'année pour stopper la propagation avant le retour des insectes vecteurs au printemps.

​Vaccination contre abattage : un climat électrique

​Si l'État soutient la vaccination, la stratégie du "tout abattage" pour les troupeaux infectés met le feu aux poudres. De la Bourgogne au Sud-Ouest, les manifestations d'éleveurs se multiplient pour dénoncer une gestion jugée "autoritaire". Des blocages ont été signalés, notamment dans le Doubs, où des éleveurs tentent d'empêcher l'abattage de bêtes saines au sein de troupeaux touchés. "C'est notre outil de travail et des années de sélection génétique qu'on envoie à l'équarrissage", déplore un représentant syndical.

​Le poids "invisible" de la FCO et de la MHE

​En parallèle de cette urgence, les éleveurs continuent de lutter contre deux autres ennemis déjà bien installés :

  • La Fièvre Catarrhale Ovine (FCO) : Le bilan est lourd avec plus de 7 000 foyers du sérotype 3 et 3 200 foyers du sérotype 8 recensés depuis juin. Si la mortalité est plus faible que pour la DNC, l'impact sur la fertilité et la production laitière fragilise l'économie des fermes.
  • La Maladie Hémorragique Épizootique (MHE) : Plus discrète avec seulement 5 foyers confirmés cette saison, elle continue néanmoins de paralyser les exportations vers certains pays tiers en raison des zones régulées qui couvrent encore une large partie du territoire.

​Une filière en quête de souffle

​Le bilan économique de 2025 s'annonce sombre. Les contraintes de mouvements et les coûts sanitaires pèsent sur la rentabilité, au point que la France, première puissance agricole européenne, craint un déficit commercial record pour sa filière bovine. La ministre a réaffirmé l'objectif d'éradication, mais sur le terrain, beaucoup d'éleveurs craignent que 2026 ne soit l'année de trop pour de nombreuses exploitations.

 

​Front commun à Bruxelles et crise sanitaire : l'agriculture européenne sous haute tension

BRUXELLES / PARIS – Le monde agricole vit une journée décisive ce jeudi 18 décembre 2025. Alors que des milliers de tracteurs convergent vers le quartier européen de Bruxelles pour dénoncer l'accord avec le Mercosur, les éleveurs du Sud-Ouest de la France font face à une accélération inquiétante de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Entre revendications commerciales et urgence sanitaire, le malaise paysan atteint un nouveau pic à l'aube des fêtes.

​Le "siège" de Bruxelles contre le Mercosur

​Depuis ce matin, le cœur de Bruxelles est paralysé. Près de 8 000 manifestants et plus de 500 tracteurs ont pris position place du Luxembourg et rue de la Loi. À l'appel de la FNSEA, des Jeunes Agriculteurs et de la coordination européenne (Copa-Cogeca), les exploitants entendent peser sur le Conseil européen qui examine l'accord de libre-échange avec le Mercosur.

​Si la France, par la voix de Sébastien Lecornu, et l'Italie de Giorgia Meloni demandent le report de la signature prévue le 20 décembre, les agriculteurs craignent une trahison de dernière minute. "Un métier essentiel ne peut pas se vivre à découvert", a martelé Caroline Jaspart (UAW) devant une foule encadrée par un important dispositif policier, marqué par quelques tensions et l'usage de canons à eau en début de matinée.

​Sanitaire : La menace de la DNC plane sur les étables

​En France, la tension est tout aussi vive, mais sur le front sanitaire. La Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC), maladie virale bovine, gagne du terrain. Deux nouveaux foyers ont été confirmés en Ariège et dans les Hautes-Pyrénées, poussant le gouvernement à instaurer une zone vaccinale étendue incluant désormais l'intégralité des Landes.

​Face à la fronde des éleveurs opposés à l'abattage systématique, le gouvernement a annoncé une accélération : 750 000 doses de vaccin devraient être disponibles d'ici fin décembre. Pour dissuader les fraudes, le Premier ministre a rappelé la sévérité des sanctions : jusqu'à 750 € d'amende par animal en cas de transport illégal et des peines de prison pour non-déclaration.

​Un Noël sous surveillance sur les routes

​Sur le terrain, la mobilisation ne faiblit pas. Le ministère de l'Intérieur a recensé 80 actions sur le territoire ce mercredi. Ce jeudi matin, les perturbations sont particulièrement fortes en Aveyron et dans le Sud-Ouest :

  • A63 et A64 : Plusieurs portions sont fermées ou soumises à des stockages de poids lourds entre Bordeaux et la frontière espagnole.
  • Stations de ski : La Coordination Rurale menace de bloquer les accès aux stations dès ce soir pour marquer les esprits avant les vacances.

​Une bouffée d'oxygène financière ?

​Seule note positive dans ce tableau sombre : le versement du solde de la PAC 2025. Le ministère de l'Agriculture a confirmé que plus de 7,1 milliards d'euros ont déjà été injectés dans la trésorerie des fermes. Les montants définitifs de l'écorégime ont été légèrement réévalués (46,34 €/ha pour le niveau de base), et l'aide aux Jeunes Agriculteurs fixée à 4\,300. Des sommes jugées nécessaires, mais insuffisantes par les syndicats face à l'accumulation des crises.

🇦🇺 Attaque par balles sur la plage de Bondi à Sydney : lourd bilan et piste antisémite

​Ce dimanche 14 décembre 2025, une violente attaque par arme à feu a eu lieu sur la célèbre plage de Bondi à Sydney, en Australie, causant un lourd bilan humain.

​🔴 Le Bilan et les Faits

  • Victimes : Les bilans varient selon les sources, mais font état d'au moins 9 à 11 morts (parmi les civils) et de plusieurs dizaines de blessés (jusqu'à 29 blessés selon certaines sources).
  • Assaillants : L'attaque aurait été menée par deux individus armés.
    • ​L'un des tireurs présumés a été tué.
    • ​L'autre serait dans un état critique suite à son interpellation ou à l'échange de tirs.
  • Circonstances : La fusillade s'est produite alors qu'une fête juive de Hanoucca se déroulait sur la plage ou à proximité. L'attaque a eu lieu vers 18h45 heure locale (07h45 GMT).

​🔍 Mobile et Réactions

​Le mobile de l'attaque n'a pas été officiellement confirmé comme terroriste ou antisémite par les autorités australiennes dans l'immédiat. Cependant, plusieurs éléments pointent vers cette direction :

  • Cible : La présence d'un événement de la communauté juive sur place.
  • Réactions : Le Président israélien, Isaac Herzog, a dénoncé « une attaque très cruelle contre des Juifs ».
  • Mesures de sécurité : La police a mis en place une zone d'exclusion pour examiner des objets suspects dans le voisinage.

​La situation est toujours en cours d'évolution, et les autorités continuent d'enquêter pour déterminer les motivations exactes des tireurs.

📢 Polémique Nationale : Brigitte Macron qualifie des féministes de "Sales Connes", un "Tollé" s'ensuit

La Première dame, Brigitte Macron, est au cœur d'une vive polémique après avoir qualifié des militantes féministes de "sales connes" dans une conversation privée filmée dans les coulisses d'un spectacle. Ces propos, divulgués dans la presse, ont provoqué une onde de choc dans la classe politique et l'opinion publique.

🎭 Contexte : L'Affaire Ary Abittan

L'échange a eu lieu en marge d'une représentation de l'humoriste Ary Abittan. Des militantes, notamment du collectif #NousToutes, avaient tenté la veille d'interrompre son spectacle. Ary Abittan avait fait l'objet d'une plainte pour viol en 2021, mais avait bénéficié d'un non-lieu confirmé en appel en janvier 2025.

Face à l'inquiétude de l'artiste quant à de nouvelles perturbations, Brigitte Macron a rétorqué : "S'il y a des sales connes, on va les foutre dehors [...] Surtout des bandits masqués."

🗣️ Justifications et Condamnations

  • Défense : L'entourage de la Première dame a immédiatement cherché à minimiser la portée de l'insulte, affirmant qu'elle visait la "méthode radicale" des militantes. Selon cette version, Brigitte Macron dénonçait la remise en cause d'une décision de justice par des actions de perturbation.

  • Indignation : Les propos ont été accueillis par une vague d'indignation chez les associations et les personnalités féministes. Les militantes se sont dites "choquées" et ont dénoncé un "crachat de plus sur les victimes et les associations".

  • Politique : De nombreux élus de gauche ont fustigé des "propos indignes et déplorables", regrettant que le quinquennat, qui avait fait des droits des femmes sa "grande cause", se termine en insulte. Certains alliés du gouvernement ont nuancé en regrettant des "propos pas élégants", mais en insistant sur l'engagement féministe de Brigitte Macron.

💖 Réappropriation Féministe : #JeSuisUneSaleConne

En signe de solidarité et de protestation, l'insulte s'est rapidement transformée en slogan de ralliement sur les réseaux sociaux. De nombreuses personnalités du cinéma (dont Judith Godrèche et Marion Cotillard) et des militantes ont relayé le hashtag #JeSuisUneSaleConne pour afficher leur soutien aux collectifs et dénoncer le manque de soutien étatique aux victimes de violences sexuelles et sexistes.

📰 FLASH INFO : Abattage Bovin en France : La Crise Sanitaire de la DNC Mobilise l'Élevage

L'actualité majeure concernant l'abattage bovin en France est la gestion de l'épidémie de Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC), une maladie virale non transmissible à l'Homme mais très préjudiciable aux troupeaux.

Abattage Sanitaire : La Stratégie du « Dépeuplement »

  • Mesure Choc : Le Ministère de l'Agriculture maintient la stratégie d'abattage total (dépeuplement) de tous les cheptels où un foyer de DNC est confirmé.

  • Situation : Au 9 décembre 2025, plus de 109 foyers ont été détectés, répartis dans huit départements (notamment en Savoie, Haute-Savoie, Pyrénées-Orientales, Jura).

  • Objectif de l'État : Éradiquer rapidement la maladie pour éviter sa propagation et, notamment, préserver le statut de la France à l'international, ce qui conditionne les exportations de bovins et de produits génétiques.

Colère des Éleveurs et Alternatives

  • Contestation : La décision d'abattage systématique, y compris d'animaux sains ou peu symptomatiques, suscite la colère et la détresse des éleveurs, particulièrement en Ariège et dans les Pyrénées-Orientales.

  • Opposition : Des syndicats et la Chambre d'Agriculture appellent à l'abandon de l'abattage total. Ils demandent au Gouvernement la mise en place d'un protocole expérimental permettant de n'abattre que les animaux malades, suivi d'un contrôle par test PCR du reste du troupeau.

  • Risques : Les autorités dénoncent les tentatives d'opposition physique aux opérations d'abattage, qui pourraient paradoxalement augmenter le risque de propagation de la maladie.

Vaccination et Exportation

  • Stratégie Mixte : La lutte repose sur le dépeuplement des foyers, le renforcement de la biosécurité et une stratégie vaccinale massive.

  • Zones Vaccinales : Des "zones vaccinales" sont établies, où au moins 75 % du cheptel bovin doit être vacciné.

  • Reprise des Exportations : Malgré la crise, des efforts ont permis la reprise des exportations de bovins vivants vers l'Italie et la Suisse depuis début décembre, sous des conditions sanitaires très strictes (examen clinique, PCR, etc.).

 

​📰 Article : L'Europe à la croisée des chemins — Fermeté numérique et ambition ferroviaire

BRUXELLES – L'Union européenne (UE) démontre une fermeté croissante dans l'application de ses nouvelles lois sur le numérique, tout en présentant une feuille de route ambitieuse pour les transports. Ces développements dessinent une Europe résolue à encadrer les géants de la technologie et à accélérer sa transition vers une mobilité plus verte.

​Sanction historique pour X : le DSA entre dans le vif du sujet

​La Commission européenne a infligé une amende retentissante de 120 millions d'euros à la plateforme X (anciennement Twitter) pour violation du Règlement sur les services numériques (DSA). Cette sanction est la première application d'une pénalité majeure depuis l'entrée en vigueur de ce texte visant à assainir l'espace numérique.

​La Commission reproche à X de graves manquements, notamment :

  • Le manque de transparence concernant la monétisation des "Coches Bleues" (comptes vérifiés).
  • L'opacité du registre publicitaire, ne respectant pas les exigences de traçabilité.
  • Le refus d'accès aux données pour les chercheurs indépendants.

​Cette amende, assortie de l'ouverture d'enquêtes sur d'autres sujets sensibles (tels que la désinformation), envoie un message clair : l'UE entend faire respecter son rôle de régulateur mondial pour garantir la sécurité et la transparence en ligne.

​Le train, pilier de l'Europe verte : Un plan à grande vitesse d'ici 2040

​En parallèle, l'UE a dévoilé un Plan d'action pour le rail à grande vitesse avec une vision pour 2040. L'objectif est de faire du train une alternative crédible et compétitive à l'avion pour les trajets intra-européens, contribuant ainsi aux objectifs climatiques.

​Le plan vise à réduire de moitié les temps de trajet entre les grandes villes, avec des objectifs spectaculaires :

  • Berlin-Copenhague : ramené à 4 heures.
  • Paris-Madrid : réduit à environ 6 heures.
  • Munich-Rome : en 6 heures.

​Ce projet, dont le coût est estimé entre 345 et 500 milliards d'euros, ne se limite pas à la construction de nouvelles voies. Il repose sur quatre piliers stratégiques : une billetterie harmonisée pour des réservations transfrontalières fluides, l'ouverture à la concurrence, la suppression des goulets d'étranglement transfrontaliers et la mobilisation de financements publics et privés massifs.

​En transformant les lignes ferroviaires existantes et en créant de nouvelles interconnexions, l'Europe mise sur la fluidité et l'interopérabilité pour concrétiser son ambition d'une mobilité véritablement durable et rapide.

📰 Titre : Budget 2026 : Le PLFSS Adopté de justesse à l'Assemblée, le PLF reste en suspens après le rejet initial

Paris, le 10 décembre 2025

​Le processus budgétaire pour 2026, marqué par une forte tension politique, connaît des fortunes diverses à l'Assemblée nationale. Alors que le Projet de Loi de Finances (PLF) pour 2026 (budget de l'État) a été rejeté en première lecture par les députés le 21 novembre 2025 (y compris la majorité, en signe de protestation ou d'abstention massive), le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) pour 2026 a finalement été adopté, de justesse, en nouvelle lecture.

​Adoption du PLFSS : un vote serré

​Le PLFSS 2026, qui fixe les objectifs de recettes et de dépenses de la Sécurité sociale, a été adopté en nouvelle lecture à l'Assemblée nationale ce mardi 9 décembre 2025 par 247 voix pour, 234 contre, et 93 abstentions.

​Cette adoption intervient après un compromis politique visant notamment la pérennité du modèle social et l'effort de réduction du déficit. Le texte contient des mesures importantes, notamment :

  • ​Une revalorisation des pensions de retraite et des prestations sociales non indexées sur l'inflation en 2026.
  • ​Des ajustements sur les franchises médicales et les participations forfaitaires.
  • ​L'avancement du nouveau congé de naissance.

​Le vote révèle une coalition fragile, la majorité ayant dû rallier les voix de groupes alliés ou d'opposition modérée pour obtenir une majorité absolue (fixée à 241 suffrages exprimés).

​Le PLF 2026 toujours en procédure

​Concernant le PLF 2026, le chemin est plus sinueux :

  • Rejet initial : La première partie ("recettes") du projet de budget de l'État, qui prévoyait notamment de ramener le déficit public à 4,7% du PIB en 2026, avait été rejetée par l'Assemblée, soulignant un désaccord profond sur les orientations budgétaires.
  • Contenu du projet : Le Gouvernement mise sur la maîtrise des dépenses (notamment la suppression de 3 000 emplois) pour deux tiers de l'effort, tout en prévoyant une hausse de la fiscalité pour les plus aisés. Des budgets prioritaires, comme la Défense (+6,7 Md€), bénéficient de moyens supplémentaires.
  • Prochaines étapes : Après le rejet à l'Assemblée, le texte est passé au Sénat, qui a adopté la partie "recettes". Le PLF 2026 devrait revenir à l'Assemblée dans les prochains jours pour la suite de la navette parlementaire, le vote solennel sur l'ensemble du texte au Sénat étant prévu pour le 15 décembre 2025.

​L'incapacité de la majorité à faire adopter le PLF en première lecture et le vote extrêmement serré sur le PLFSS confirment l'environnement parlementaire complexe et la difficulté pour le Gouvernement de faire passer ses réformes économiques sans recours à l'outil constitutionnel du 49.3 (qui a été évité sur ces textes, selon l'exécutif).

📰 La Laïcité Française à 120 Ans : entre Commémoration et Défis Quotidiens

PARIS, 9 décembre 2025 – La France célèbre aujourd'hui la Journée nationale de la laïcité, marquant le 120e anniversaire de la loi du 9 décembre 1905 de séparation des Églises et de l'État. Ce texte fondateur, pilier de l'organisation républicaine, est au cœur d'une actualité dense, tiraillée entre son héritage historique et les défis posés par l'évolution de la société.

​Un Principe Fondamental Réaffirmé

​Adoptée en 1905, la loi garantit la liberté de conscience pour tous et assure la neutralité de l'État qui, selon son Article 2, "ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte". Les commémorations nationales soulignent l'importance de ce cadre juridique qui vise à protéger les libertés individuelles et à renforcer la cohésion républicaine.

​Pour marquer cet anniversaire, le gouvernement a notamment lancé le Prix de la laïcité 2025, doté de 100 000 euros, afin de récompenser les initiatives innovantes en matière de pédagogie et de sensibilisation.

​L'École, Terrain Privilégié de l'Application

​Le principe de laïcité continue de faire l'objet de mesures concrètes, particulièrement au sein de l'Éducation nationale. L'application stricte de la laïcité à l'école est une priorité, avec le renforcement du Plan Laïcité.

  • Règles clarifiées : Des publications récentes du Conseil des Sages de la laïcité (notamment sur la loi de 2004 et la laïcité à l'école primaire) visent à apporter un soutien concret aux personnels éducatifs.
  • Protection des agents : La législation, notamment la loi "confortant le respect des principes de la République" de 2021, prévoit des peines accrues contre toute personne menaçant ou intimidant un agent de service public pour se soustraire aux règles de la laïcité.

​Une Définition Toujours Débattue

​Malgré ce consensus institutionnel sur les fondements de 1905, la laïcité reste une notion en crise dans le débat public, souvent mal comprise ou instrumentalisée. Les spécialistes rappellent que la laïcité n'est pas "l'effacement des convictions individuelles", mais un cadre protecteur permettant à chacun d'exprimer ses croyances tant que cela ne trouble pas l'ordre public.

​Les défis contemporains, tels que l'évolution de la diversité religieuse et la sécularisation croissante de la population, nécessitent un effort constant de pédagogie pour que ce principe soit vécu et transmis au quotidien, du service public aux clubs sportifs.

Audition de Mélenchon

 

​📰 Politique

​Mélenchon devant la commission "Islamisme" : La France Insoumise rejette tout "entrisme religieux" et dénonce un "procès politique"

Assemblée nationale, 6 décembre 2025 - Jean-Luc Mélenchon, fondateur de La France insoumise (LFI), a été auditionné ce samedi par la commission d'enquête parlementaire sur les « liens existants entre les représentants de mouvements politiques et des organisations et réseaux soutenant l'action terroriste ou propageant l'idéologie islamiste ».

​Convoqué par cette commission, créée à l'initiative du groupe Les Républicains (LR) et perçue comme visant spécifiquement LFI, M. Mélenchon a adopté une posture à la fois offensive et défensive lors de son intervention.

Affirmation de la laïcité et rejet de l'entrisme

​L'ancien député a d'abord tenu à réaffirmer la ligne de son mouvement : « LFI n'acceptera jamais l'entrisme religieux » et se positionne en opposant à tous les régimes théocratiques. M. Mélenchon a insisté sur la nécessité de distinguer rigoureusement « l’islam et l’islamisme, et l’islamisme avec le terrorisme ».

​Il a souligné que les précédents témoignages des services de renseignement devant cette même commission auraient déjà, selon lui, "innocenté" LFI de toute connexion structurelle avec des réseaux islamistes. Cette affirmation a servi de base pour minimiser l'objet de l'audition le concernant.

Un "procès politique" ciblé

​Tout au long de son intervention, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé le caractère qu'il juge « partial » et « politique » de cette commission d'enquête. Il a critiqué l'intentionnalité de cette initiative parlementaire, la présentant comme une manœuvre du groupe LR pour nuire à LFI, notamment en lien avec les positions du mouvement sur le conflit israélo-palestinien.

​Il a rappelé la réticence initiale de certains membres de LFI à participer aux travaux de la commission, estimant qu'elle ne respectait pas les règles de neutralité d'une telle instance.

  • ​L'audition de M. Mélenchon était l'une des dernières de cette commission, qui a également entendu le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, plus tard dans la journée. Les membres de la commission doivent maintenant se réunir en huis clos dans les prochains jours pour préparer leur rapport final.

📰 Le rapport "Islamisme et Politique" : Vers un durcissement des outils anti-entrisme


📰 Le rapport "Islamisme et Politique" : Vers un durcissement des outils anti-entrisme

Assemblée Nationale, le 7 décembre 2025 – Après des mois d'auditions, dont la plus récente et la plus controversée fut celle de Jean-Luc Mélenchon, la commission d'enquête parlementaire sur les "liens entre mouvements politiques et réseaux islamistes" s'apprête à remettre son rapport final. S'il ne devrait pas établir de liens directs et illégaux entre un parti politique majeur et des organisations terroristes, le document devrait se concentrer sur l'entrisme idéologique et la captation d'influence en France.

🚩 La menace de l'entrisme idéologique

Selon des sources proches de la commission, le rapport, très attendu, mettra l'accent sur la nécessité de distinguer l'islam de l'islamisme politique, tout en dénonçant la stratégie d'infiltration des idéologies séparatistes dans les structures de la République.

Les auditions des services de renseignement ont souligné la difficulté de lutter contre un entrisme qui ne passe pas par la violence directe, mais par la capacité d'influence sur les élus, les associations, et les institutions. Le rapport devrait pointer l'existence d'ambiguïtés politiques et de calculs électoraux qui, par opportunisme, ouvrent la voie à une normalisation du discours communautaire et islamiste.

🔑 Les recommandations clés attendues

Pour contrer cette menace, plusieurs recommandations d'ordre législatif et de renseignement sont fortement pressenties :

  1. Renforcement de la Transparence des Finances : Le rapport devrait proposer de nouvelles mesures pour améliorer la traçabilité des financements des associations et des lieux de culte, afin de limiter l'influence de réseaux étrangers soupçonnés de propager l'idéologie islamiste (notamment les Frères musulmans).

  2. Lutte contre le Séparatisme Local : Des propositions pourraient viser à donner plus de moyens aux préfets et aux services de l'État pour contrôler l'octroi de subventions et la composition des listes électorales municipales, en ciblant les individus aux liens avérés avec des mouvances radicales.

  3. Vigilance Académique : La question de l'entrisme universitaire et des pressions idéologiques sur la recherche sur l'islam et l'islamisme devrait être abordée, avec des recommandations pour garantir la liberté académique face au militantisme communautaire.

L'objectif principal du rapport serait ainsi de combler les failles juridiques et de renseignement pour identifier, avant qu'il ne dégénère, le passage de la simple expression religieuse à une idéologie politique visant à miner les principes républicains. La publication du rapport s'annonce déjà comme un moment politique explosif.

 

"Islamisme" selon Mélenchon

Mélenchon face à la commission "islamisme" : le chef de LFI dénonce une "fable" et se pose en défenseur de la laïcité libérale

Paris, le 7 décembre 2025Jean-Luc Mélenchon, fondateur de La France insoumise (LFI), a été auditionné samedi par la commission d'enquête parlementaire sur "les liens entre les mouvements politiques et l'idéologie islamiste". Cette ultime audition, très attendue, a donné lieu à une confrontation où le leader de LFI a farouchement rejeté les accusations de "complaisance" ou d'"entrisme" islamiste visant son mouvement.

🛑 Un réquisitoire contre la commission

Dès l'ouverture, Mélenchon a adopté une posture de défense musclée, accusant la commission d'être une entreprise politique visant à "écrire une fable" pour discréditer LFI. Il a martelé que les documents et les témoignages des responsables de services de renseignement déjà entendus par la commission "innocentent absolument" La France insoumise, n'ayant établi aucun lien entre le mouvement et des réseaux islamistes.

🧣 Laïcité et Affaires religieuses au cœur des débats

Interrogé sur les positions de LFI en matière de laïcité, souvent critiquées pour leur interprétation jugée trop "libérale", Mélenchon a défendu une laïcité "protectrice de la liberté de culte".

  • Sur l'entrisme religieux : Il a catégoriquement assuré que LFI "n'acceptera[it] jamais l'entrisme religieux" dans ses rangs.

  • Sur le voile : Le débat a notamment porté sur le port de signes religieux ostentatoires. Mélenchon a affirmé que "la rue n'est pas laïque, contrairement à l'État", déclarant que "les gens se mettent ce qu'ils veulent sur la tête". Il a même établi un parallèle avec la circoncision, en réponse aux questions sur le port du voile par des mineures.

🔪 Distinction entre Islam, Islamisme et Terrorisme

Le responsable politique a tenu à rappeler la nécessité de la distinction sémantique, cruciale selon lui pour éviter la stigmatisation. Il a insisté : "il ne faut pas confondre l'islam et l'islamisme", ajoutant qu'il ne fallait pas non plus "confondre l'islamisme avec le terrorisme", ce dernier étant une forme spécifique de l'idéologie islamiste.

Cette audition clôt la phase d'enquête. Les membres de la commission doivent maintenant se réunir à huis clos pour examiner le rapport final, qui promet de relancer le débat sur l'influence des mouvances religieuses dans la vie politique française.

📰 Le « FIFA Peace Prize » Remis à Donald Trump : Un Premier Lauréat Contesté

WASHINGTON D.C. – Le président américain Donald Trump a été nommé le tout premier lauréat du nouveau « Prix de la paix de la FIFA – Football Unites the World » (FIFA Peace Prize), une distinction remise par le président de la Fédération Internationale de Football Association, Gianni Infantino, le vendredi 5 décembre 2025 à Washington, D.C.

​La cérémonie s'est déroulée en marge du tirage au sort de la Coupe du Monde de la FIFA 2026™, organisée conjointement par les États-Unis, le Mexique et le Canada.

​Un Prix Saluant des « Actions Extraordinaires pour la Paix »

​Selon la FIFA, ce nouveau prix vise à honorer les individus ayant accompli des « actions exceptionnelles et extraordinaires pour la paix et l'unité dans le monde ».

Gianni Infantino a justifié ce choix en saluant les résultats « obtenus à sa manière » par M. Trump. Il a notamment souligné son rôle dans les efforts de paix et la recherche d'un apaisement de conflits majeurs, des initiatives que la FIFA a qualifiées de « pacificatrices extraordinaires ». Le président américain a accepté le prix, le décrivant comme « l'un des grands honneurs » de sa vie.

​Critiques Vives contre la FIFA

​L'attribution de ce prix a immédiatement suscité une vague de critiques dans la presse et parmi les observateurs politiques.

  • Manque de Transparence : Le processus de sélection a été dénoncé pour son manque de transparence, sans consultation préalable des membres du Conseil de la FIFA ni des critères clairs d'attribution.
  • Neutralité Politique : De nombreux commentateurs ont pointé la proximité notoire entre Gianni Infantino et Donald Trump, remettant en question la neutralité politique de la FIFA, pourtant inscrite dans ses statuts. Des déclarations passées d'Infantino soutenant explicitement M. Trump ont été rappelées.
  • Instrumentalisation : La création et l'attribution de ce prix sont considérées par certains critiques comme une manœuvre visant à instrumentaliser la plus grande organisation de football au monde pour servir une opération de communication politique et donner une plateforme mondiale au président américain.

​Ce « FIFA Peace Prize » a ainsi débuté son histoire sous le signe de la controverse, soulevant des questions sur le rôle et l'indépendance de la FIFA dans le paysage politique mondial.

🇫🇷 Sécurité des Marchés de Noël : Dispositif de Protection Renforcé Face à la Menace "Très Élevée"

Paris, le 4 décembre 2025 — Les marchés de Noël en France, lieux de forte affluence et symboles des fêtes de fin d'année, sont placés cette année sous haute surveillance. Face à un niveau de menace terroriste jugé "très élevé", le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a récemment appelé à un renforcement significatif des mesures de sécurité pour tous les événements festifs.

​Cet appel se traduit sur le terrain par le déploiement de dispositifs de sécurité importants, visant à garantir la sécurité des millions de visiteurs attendus.

​🛡️ Le Modèle Strasbourgeois : Sanctuarisation et Contrôles

​Le Marché de Noël de Strasbourg, le plus grand et le plus emblématique de France, sert de référence en matière de sécurisation.

  • Sanctuarisation de l'espace : L'organisation maintient le principe de la "sanctuarisation" de la Grande Île, avec une interdiction de la circulation automobile pendant les heures d'ouverture du marché. Des dispositifs anti-intrusion sont mis en place pour prévenir tout risque lié aux véhicules-béliers.
  • Moyens humains massifs : Près de 1 000 personnes par jour sont mobilisées, incluant les forces de l'ordre, les agents de sécurité privée et d'autres intervenants.
  • Filtrages et contrôles : Des contrôles aléatoires des piétons, ainsi que des fouilles systématiques des objets volumineux, sont effectués aux points d'accès. La surveillance par drones est également intégrée au dispositif.
  • Adaptation en temps réel : Des mesures exceptionnelles sont prévues en cas de très forte affluence (fermeture temporaire de certains accès, instauration d'un sens unique de circulation, etc.).

​🤝 Sécurité : Une Affaire de Tous

​Au-delà des dispositifs de l'État, les préfectures et les collectivités locales insistent sur la nécessité d'une collaboration étroite entre les forces de sécurité publique, les polices municipales, les sociétés de sécurité privée et les organisateurs.

​Les autorités rappellent également aux citoyens de rester vigilants :

  • Attention aux effets personnels pour se prémunir contre les vols à la tire et les pickpockets.
  • Signalement immédiat de tout comportement ou objet suspect aux agents de sécurité, policiers ou gendarmes présents.

​Malgré le contexte de menace persistante, l'objectif des autorités est d'assurer que les marchés de Noël se déroulent dans un climat sûr et convivial, permettant à tous de profiter pleinement des festivités de fin d'année.

 

 

📰 FAITS DIVERS : Double Évasion Spectaculaire à la Prison de Dijon

DIJON (Côte-d'Or) – 28 novembre 2025

​Une double évasion "à l'ancienne" a secoué la Maison d'Arrêt de Dijon dans la nuit du mercredi 26 au jeudi 27 novembre. Deux détenus sont parvenus à s'échapper en utilisant des méthodes classiques mais efficaces, mettant en lumière la vétusté de l'établissement pénitentiaire et un possible "aveuglement" de la direction.

​Les Faits : Sciage des Barreaux et Draps

​Les deux hommes, l'un âgé de 32 ans et l'autre de 19 ans, auraient scié les barreaux de leur cellule avant de descendre le long du mur d'enceinte à l'aide de draps noués. L'usage d'une scie à métaux suggère l'introduction d'outils au sein de la prison, l'hypothèse d'une livraison par drone étant examinée par les enquêteurs.

​Bilan de la Cavale : Un Fugitif Rattrapé

​La cavale n'aura duré que 24 heures pour le détenu le plus âgé (32 ans). Déjà condamné pour violences aggravées, il a été interpellé ce vendredi matin en Saône-et-Loire alors qu'il prenait un café dans le bar d'un village, selon les sources judiciaires.

​Le second évadé, un homme de 19 ans considéré comme "potentiellement dangereux" et détenu provisoirement pour tentative de meurtre, est toujours en fuite. Près d'une centaine de fonctionnaires de police et de gendarmes sont mobilisés pour tenter de l'appréhender.

​Conséquences et Réactions

​Le ministre de la Justice a réuni ses services en urgence suite à l'annonce de cette évasion. Une enquête pour "évasion en bande organisée" a été ouverte, un crime passible d'une peine maximale de 10 ans de prison. L'incident relance par ailleurs le débat sur l'état des prisons françaises, la Maison d'Arrêt de Dijon, construite en 1853, étant régulièrement pointée du doigt pour sa surpopulation et son état.

📰 BUDGET SÉCURITÉ SOCIALE : ÉCHEC DE LA CMP, LE TEXTE DE RETOUR À L'ASSEMBLÉE

Paris, le 26 novembre 2025 — La Commission Mixte Paritaire (CMP) chargée de trouver un compromis sur le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) pour 2026 a échoué à s'entendre mercredi soir, en raison de divergences jugées "trop importantes" entre les versions de l'Assemblée nationale et du Sénat.

​L'échec de cette commission, qui réunissait sept députés et sept sénateurs, était largement anticipé compte tenu des modifications substantielles apportées par le Sénat, à majorité de droite et du centre, sur le texte initial. Le PLFSS 2026 est donc renvoyé à l'Assemblée nationale pour une nouvelle lecture.

​⚔️ Des Divergences Cruciales sur les Recettes et les Réformes

​Les points de friction majeurs portent notamment sur :

  • Réforme des retraites : Le Sénat a supprimé la mesure de suspension de la réforme des retraites qui avait été introduite à l'Assemblée nationale, un article considéré comme un levier de négociation important pour le Gouvernement envers les socialistes.
  • Contrôle des Déficits : Tandis que la version de l'Assemblée nationale laissait un déficit de la Sécurité sociale autour de 24 milliards d'euros, le Sénat a cherché à ramener cette prévision à 17,6 milliards d'euros (proche de l'objectif initial du Gouvernement), en adoptant des mesures d'économie plus strictes.
  • CSG et Prestations : Les sénateurs sont revenus sur plusieurs mesures votées par les députés, notamment la hausse de la CSG sur le capital. Ils ont également réintroduit ou maintenu des dispositions visant à réaliser des économies (comme le gel du barème de calcul de la CSG).

​Le député et rapporteur général du PLFSS, Thibault Bazin, a minimisé cet échec, soulignant que de nombreuses premières CMP sur ce type de loi ne sont pas conclusives.

​⏭️ Quelle Suite pour le Budget de la Sécu ?

​Le texte reviendra dès la semaine prochaine en nouvelle lecture à l'Assemblée nationale, où la majorité devrait rétablir sa version du budget.

​En cas de nouveau désaccord après la navette parlementaire, c'est l'Assemblée nationale qui aura le dernier mot en vertu de l'article 45 de la Constitution, permettant ainsi au gouvernement de faire adopter le budget de la Sécurité sociale pour l'année 2026.

 

​📰 Ligue des Champions : Mbappé, l'Homme aux Quatre Buts, Offre la Victoire au Real Madrid dans un Match Fou !

Le Pirée, Grèce – Le Real Madrid a signé une victoire spectaculaire (4-3) face à l'Olympiacos FC ce mercredi soir, au terme d'un match de la 5e journée de la phase de ligue de la Ligue des Champions qui restera dans les mémoires.

​L'homme de la soirée, et de loin, est l'attaquant français Kylian Mbappé, auteur d'un quadruplé historique qui a propulsé les Madrilènes vers un succès précieux sur la pelouse du stade Georgios Karaiskakis.

​⚽ Les Buts du Real Madrid : Un Festival Mbappé

​Le Real Madrid a été cueilli à froid par l'ouverture du score de Chiquinho (12e) pour l'Olympiacos. Mais la réaction de la Maison Blanche fut fulgurante et entièrement l'œuvre de son numéro 7 :

  • Le But de l'Égalisation (1-1) : Dès la 22e minute, Kylian Mbappé répond d'une frappe précise et remet les deux équipes à égalité, assisté par Vinícius Júnior.
  • Le But du 1-2 : Seulement deux minutes plus tard (24e), le Français récidive ! Servit idéalement par Arda Güler, il enchaîne pour donner l'avantage au Real Madrid.
  • Le But du Triplé (1-3) : Dans un moment de grâce incroyable, Mbappé boucle son triplé express à la 29e minute, après une action initiée par Eduardo Camavinga. Un coup du chapeau réalisé en seulement sept minutes, foudroyant les espoirs grecs en première période.
  • Le But du Quadruplé (2-4) : Après la réduction du score temporaire par Mehdi Taremi (52e) pour les hôtes, Kylian Mbappé éteint immédiatement le début de révolte. À la 60e minute, il inscrit son quatrième but personnel, redonnant une marge de sécurité aux siens.

​Malgré un troisième but grec en fin de match signé Ayoub El Kaabi (81e), le Real Madrid a su gérer les dernières minutes pour s'assurer une victoire 4-3.

​📈 L'Analyse

​Cette performance historique permet au Real Madrid de conforter sa position dans le classement de la phase de ligue avec 12 points, et de faire un pas décisif vers la qualification directe pour les huitièmes de finale. Kylian Mbappé prend la tête du classement des meilleurs buteurs de la compétition avec neuf réalisations.

 

​📰 Accord de Paix pour l'Ukraine : Un Plan Américain Révisé en Discussion

Washington / Kiev / Genève – Des progrès "immenses" ont été annoncés cette semaine par la Maison Blanche concernant un plan de paix controversé visant à mettre fin au conflit en Ukraine, initialement proposé par l'administration américaine.

​Le plan initial et les concessions demandées

​Le projet initial, qui comptait 28 points, a suscité une vive controverse en raison des concessions majeures qu'il exigeait de l'Ukraine, et qui étaient perçues par de nombreux observateurs comme étant très favorables au Kremlin :

  • Cessions Territoriales: Le plan prévoyait la reconnaissance de facto par Kiev et Washington de l'appartenance de la Crimée, Lougansk et Donetsk à la Russie, incluant des territoires non encore conquis.
  • Neutralité et OTAN: L'Ukraine devait s'engager formellement à ne jamais rejoindre l'OTAN, un engagement à inscrire dans sa Constitution.
  • Réduction Militaire: Une réduction significative des effectifs de l'armée ukrainienne était initialement proposée (à 600 000 hommes, contre 850 000 actuellement).

​Négociations et version amendée

​Face à la forte réticence de l'Ukraine et des alliés européens – qui considéraient ce plan comme une potentielle "capitulation" – des discussions intenses ont eu lieu la semaine dernière à Genève, réunissant des émissaires américains, ukrainiens et européens.

​Ces pourparlers ont abouti à une version révisée et réduite à 19 points, selon plusieurs médias.

  • Révisions Clés: Des points particulièrement sensibles, comme la future taille de l'armée ukrainienne et une proposition d'amnistie générale pour les crimes de guerre, auraient été supprimés ou fortement amendés pour mieux prendre en compte les intérêts ukrainiens. La taille de l'armée serait, selon des sources, maintenue à 800 000 soldats.
  • Position de Kiev: Le président Volodymyr Zelensky a exprimé sa volonté d'«aller de l'avant» avec ce plan, tout en réitérant que toute cession territoriale devrait nécessiter un référendum national, conformément à la Constitution ukrainienne.
  • Pression Américaine: La pression sur Kiev reste forte, l'administration américaine ayant laissé entendre une possible suspension de l'aide militaire et de renseignement en cas de refus prolongé.

​Prochaines étapes

​Des discussions secrètes se sont poursuivies en parallèle, notamment entre délégations américaines et russes à Abou Dhabi. La Maison Blanche a déclaré qu'il ne restait que «quelques détails sensibles, mais pas insurmontables» à régler, nécessitant des discussions supplémentaires entre les trois parties (États-Unis, Ukraine, Russie).

​La Russie, de son côté, a affirmé n'avoir pas encore été officiellement informée de la dernière version révisée du plan. L'issue des négociations déterminera si une rencontre au sommet entre les présidents américains, ukrainien et russe peut être envisagée.

📰 Le Maire de Koungou Jugé pour Atteintes à la Probité suite à un Rapport de la CRC

Mamoudzou, Mayotte – Assani Saindou Bamcolo, le maire de Koungou, a comparu ce mardi 25 novembre 2025 devant le tribunal judiciaire de Mamoudzou pour des accusations de favoritisme, prise illégale d’intérêt et détournements de fonds publics.

​Des Marchés Publics dans le Viseur

​Les poursuites font suite aux révélations d’un rapport accablant de la Chambre Régionale des Comptes (CRC), publié en juin 2023. Les magistrats pointaient du doigt des conditions de passation de marchés publics "peu respectueuses de la réglementation en matière de commande publique."

​Le rapport mettait notamment en évidence un "recours excessif et injustifié aux marchés sans publicité ni mise en concurrence préalables." La CRC avait également déploré une liste de manquements, dont :

  • ​L’interruption des procédures sans motivation.
  • ​Le défaut de conservation des pièces de marché.
  • ​La qualification erronée de certaines offres.

​Selon le rapport, ces faits contreviennent au principe d’égalité de traitement des candidats et limitent leur accès à la commande publique. Lors de son audition devant la chambre, le maire s’était pourtant engagé à mettre en place des processus "unifiés et transparents."

​Un Risque de Perte de Mandat

​Si Assani Saindou Bamcolo est reconnu coupable en première instance, il risque de perdre son mandat. Son procès s’inscrit dans une série d’affaires similaires touchant des élus mahorais : en seulement trois ans, cinq personnalités politiques de l'île ont déjà été condamnées à des peines d'inéligibilité avec exécution provisoire pour atteintes à la probité.

​De plus, le maire est visé par une autre enquête menée par le Parquet National Financier (PNF) pour des soupçons de corruption et favoritisme liés à sa précédente fonction de président du Sidevam, le syndicat intercommunal de traitement des déchets.

❄️ Retour de l'Hiver : Vague de Froid Persistante et Risque de Neige en Soirée

Saint-Clément, le 22 novembre 2025 - La France reste sous l'emprise d'une vague de froid précoce et intense ce samedi. Après l'arrivée d'averses neigeuses hier sur plusieurs régions, le pays s'est réveillé sous des gelées quasi généralisées, avec des températures largement négatives sur une grande partie du territoire métropolitain.

​Une Matinée Polaire

​La matinée a été marquée par une ambiance glaciale. Dans l'Est, comme à Saint-Clément (Grand Est), le thermomètre affichait encore -3°C vers 10h30, avec un ressenti souvent inférieur. Le ciel, dégagé, a permis le développement de brouillards givrants par endroits, rendant les conditions routières particulièrement délicates. Les maximales pour la journée peineront à dépasser les 2°C dans de nombreuses régions intérieures.

​Alerte Neige et Pluie Verglaçante en Soirée

​Si la journée s'annonce globalement sèche et ensoleillée, l'attention se porte sur la fin de journée. Une perturbation océanique arrive par l'Ouest, apportant des précipitations qui vont se heurter à la masse d'air très froide présente au sol.

  • Dès la soirée et la nuit prochaine, il existe un risque significatif de précipitations neigeuses et de pluies verglaçantes.
  • Les régions les plus concernées s'étendent du Massif Central au Bassin Parisien, en passant par le Centre. Ces secteurs pourraient connaître un épisode de neige temporaire avant un redoux progressif, rendant les conditions de circulation très difficiles.

​Consignes de Prudence

​Les autorités appellent à la plus grande prudence :

  1. Vigilance Routière : Risque de verglas et de plaques de glace en matinée et de chaussées glissantes en soirée et nuit en raison de la neige ou de la pluie verglaçante.
  2. Protection contre le Froid : Il est recommandé de bien se couvrir et de faire attention aux intoxications au monoxyde de carbone lors de l'utilisation des appareils de chauffage.

​L'épisode de froid devrait se poursuivre demain, mais la situation sera à surveiller de près dans les prochaines heures avec l'arrivée de ces intempéries hivernales.

📰 Rejet Massif du Projet de Loi de Finances (PLF) 2026 à l'Assemblée Nationale : Une Crise Budgétaire 🇫🇷

Le Projet de Budget 2026 de l'État Rejeté en Première Lecture

​L'Assemblée nationale a voté, dans une ambiance de blocage politique, le rejet de la première partie du Projet de Loi de Finances (PLF) 2026 (partie « recettes »), entraînant de fait le rejet de l'ensemble du budget en première lecture. Ce rejet, qualifié d'historique par l'ampleur du désaccord, met en lumière les difficultés du gouvernement à dégager une majorité stable sur un texte aussi fondamental que les finances publiques.

Un Rejet Quasi-Unanime du Texte

​Le vote s'est soldé par une victoire écrasante de l'opposition et un isolement de la majorité présidentielle :

  • Pour : 1
  • Contre : 228
  • Abstention : 6

​Ce résultat, avec un seul vote favorable, est inédit. Il résulte de l'union des groupes d'opposition, y compris la gauche (NUPES), le Rassemblement National (RN) et d'une partie des Républicains (LR), rejoints par des élus de la majorité. Une grande partie de la majorité a choisi de ne pas prendre part au vote, marquant l'absence de soutien franc au texte.

Prochaines Étapes : Le Sénat et la Piste de la « Loi Spéciale »

​Malgré ce rejet, le processus budgétaire doit se poursuivre.

  1. Transfert au Sénat : Le texte, qui retourne à sa version initiale (avant amendements), est immédiatement transmis à la Chambre haute (le Sénat) pour examen.
  2. Impasse et continuité : Le gouvernement doit désormais gérer l'impasse politique dans un calendrier serré (le budget doit être voté avant le 31 décembre).
  3. Loi Spéciale : Le Premier ministre a écarté l'option des ordonnances et privilégie le recours à une « loi spéciale » à présenter au Parlement. Ce texte temporaire et technique assurerait la continuité des finances publiques et permettrait de relancer un nouveau processus budgétaire si un accord politique ne peut être trouvé dans les délais constitutionnels.

 

🕊️ Marseille : Marche blanche et appel au « réveil » contre le narcotrafic

Marseille, le 22 novembre 2025 – Un rassemblement d'ampleur, qualifié de marche blanche silencieuse, est attendu ce samedi à Marseille pour rendre hommage à Mehdi Kessaci, le frère du militant anti-narcotrafic Amine Kessaci, abattu récemment dans la cité phocéenne.

Une mobilisation citoyenne et politique unifiée

​Le militant Amine Kessaci a lancé un appel fort à « se réveiller » et à la mobilisation du « peuple de Marseille » pour dire « non » à l'emprise grandissante du narcotrafic et aux règlements de compte meurtriers qui ensanglantent la ville. Il espère la participation de « milliers de personnes ».

​L'événement, organisé pour être silencieux, sans banderole ni slogan, vise à rassembler au-delà des clivages. L'appel à venir vêtus de blanc symbolise la pureté et l'aspiration à la paix.

Présence d'un large spectre politique

​La mobilisation revêt une dimension politique notable, les organisateurs annonçant la présence de nombreuses personnalités politiques, de La France Insoumise (LFI) aux Républicains (LR), illustrant une rare unité de « l'ensemble du spectre politique républicain » face à ce fléau.

Un cri d'alarme et une question sur l'avenir

​Ce rassemblement s'inscrit dans un contexte de crise où l'État a multiplié les opérations pour démanteler les réseaux de trafiquants. Il reflète le sentiment d'urgence exprimé par les habitants et les militants des quartiers.

  • ​La Ligue des droits de l'Homme (LDH) a également appelé à participer à cette marche pour réclamer « Justice pour Mehdi, 20 ans, mort pour rien ».

​La question de l'efficacité et de la continuité de la mobilisation après cette journée reste cependant posée par certains porte-parole des collectifs de quartier.

 

 

 

​❄️ La Neige s'invite en France : Prévisions d'ouvertures et Vigilance Routière

Paris, le 21 novembre 2025 — Après une première quinzaine de novembre particulièrement douce, l'air polaire s'est abattu sur la France, ramenant le froid et les premières chutes de neige significatives de la saison, y compris en plaine sur une partie du pays.

​Les Massifs Montagneux font le plein de neige

​La saison de ski 2025/2026 s'annonce sous de bons auspices dans les massifs français. Les stations bénéficient déjà de cumuls de neige importants, et les premières ouvertures anticipées sont au programme :

  • Alpes du Nord : Les massifs reçoivent de nouvelles précipitations ce vendredi 21 novembre, notamment sur le Chablais et le Belledonne. L'enneigement est conséquent en altitude, ce qui permet à plusieurs grandes stations d'avancer leur calendrier. Tignes et Val Thorens sont notamment prêtes à accueillir les premiers skieurs dès ce week-end, le samedi 22 novembre, ouvrant ainsi une saison précoce.
  • Pyrénées et Massif Central : Les chutes de neige sont également notables sur ces massifs, avec des cumuls allant de 40 à plus de 100 cm en haute montagne, selon les secteurs. Des stations comme La Pierre Saint Martin et Cauterets affichent un enneigement remarquable pour la saison.

​Vigilance Routière et Conséquences en Plaine

​Le retour du froid s'accompagne d'un risque de neige et verglas à très basse altitude sur plusieurs régions de la moitié Nord et du Centre-Est, notamment en Centre-Val de Loire et en Île-de-France qui ont été placées en vigilance jaune ces derniers jours.

​Les autorités appellent à la plus grande prudence :

  • Circulation : Des giboulées de grésil et de neige sont possibles localement, créant des conditions de circulation délicates sur les routes. Les automobilistes sont encouragés à se renseigner sur les zones où les pneus hiver sont obligatoires et à adapter leur conduite.
  • Historique : Cet épisode rappelle le 21 novembre 2024, où un épisode neigeux "significatif, bien que de courte durée" avait provoqué de graves perturbations, avec notamment des accumulations allant jusqu'à 30 cm par endroits en Île-de-France et le blocage de milliers de véhicules.

​En résumé, si les amateurs de glisse se réjouissent de l'arrivée précoce de l'or blanc, la vigilance reste de mise sur les routes nationales et départementales pour ce week-end.

 

​🇫🇷🇲🇺 Macron à Maurice : Cinq accords stratégiques pour un partenariat renforcé dans l'Indo-Pacifique

Port-Louis, Maurice – 20 novembre 2025 – Le Président français Emmanuel Macron a entamé ce jeudi une visite officielle de deux jours à l'île Maurice, première étape d'une tournée africaine de cinq jours qui le mènera ensuite en Afrique du Sud, au Gabon et en Angola. Cette visite, la première d'un président français depuis plus de 30 ans, est qualifiée de stratégique par les autorités, marquant un niveau de confiance politique élevé entre les deux nations.

​🤝 Des Accords ciblés et des Investissements massifs

​L'un des points centraux de cette séquence est la signature de cinq accords stratégiques bilatéraux. L'accent est mis sur la transition écologique et l'économie bleue :

  • Financement Climat : Un dispositif de 350 millions d'euros est prévu pour soutenir des projets mauriciens liés à la gestion de l'eau et aux énergies renouvelables. Ce financement inclut notamment un prêt de 40 millions d'euros de l'AFD.
  • Éducation bilingue : Une déclaration d'intention est destinée à lancer un projet pilote d'éducation bilingue et plurilingue, visant à consolider les compétences en français et en kreol morisien.
  • Intelligence Artificielle : La visite coïncide avec le Forum Génération M.IA, où l'Agence française de développement (AFD) et des entrepreneurs mauriciens et français discutent de l'application de l'IA pour moderniser la gestion des réseaux d'eau et d'énergie.

​🗓️ Programme et Enjeux Régionaux

​Arrivé en début d'après-midi, le Président Macron a immédiatement échangé avec le Premier ministre mauricien, Navin Ramgoolam. Le programme inclut également une visite à bord du navire Plastic Odyssey et du bâtiment de la Marine nationale française, le Champlain, soulignant l'importance de la coopération en matière de sécurité régionale et de lutte contre les trafics dans l'océan Indien.

​L'Élysée insiste sur l'objectif de "promouvoir des solutions économiques dans un partenariat gagnant-gagnant" et de valoriser le renouvellement de la relation de la France avec l'Afrique, notamment dans le contexte géopolitique de l'Indo-Pacifique. La visite se conclura vendredi par l'inauguration de la nouvelle ambassade de France à Telfair, Moka.

📰 Marseille : L'assassinat de Mehdi Kessaci, un "crime d'intimidation" face au narcotrafic

​La ville de Marseille est de nouveau endeuillée par un "narchomicide" (meurtre lié au narcotrafic) qui a soulevé une vive émotion et relancé le débat sur la lutte contre le trafic de drogue : l'assassinat de Mehdi Kessaci.

​Un acte visant à "faire taire" la résistance

​Mehdi Kessaci, frère du jeune militant écologiste Amine Kessaci, a été assassiné dans ce qui est considéré par beaucoup comme un "crime d'intimidation" direct. Amine Kessaci est connu pour son engagement farouche contre le narcobanditisme, ayant notamment fondé l'association Conscience après le premier assassinat d'un autre de ses frères en 2020.

  • Réponse du militant : Dans une tribune, Amine Kessaci a réaffirmé sa détermination, déclarant : "Non, je ne me tairai pas" et s'attendant à une "lutte à mort" contre les réseaux. Il dénonce la tentative des trafiquants d'« annihiler toute résistance » pour étendre leur pouvoir.
  • Les enjeux : Cet acte illustre la brutalité croissante et le manque de scrupules des réseaux qui cherchent désormais à s'en prendre aux familles et aux voix qui dénoncent leurs agissements.

​Réactions politiques et appel à l'État

​L'assassinat a provoqué une vague de réactions, notamment de la part des autorités locales.

  • Le Maire de Marseille, Benoît Payan, a dénoncé un "relâchement" de la doctrine d'emploi des forces de l'ordre sur la question du narcotrafic ces derniers mois. Il a affirmé que cet assassinat est un "défi à l'État" et qu'il faut y répondre avec fermeté.
  • Le Gouvernement a de son côté promis d'intensifier la lutte pour reprendre le contrôle face à cette violence.

​Contexte de la violence

​Ce drame s'inscrit dans un contexte de violence endémique liée à la "guerre des gangs" pour le contrôle des points de deal. Malgré des efforts et des opérations régulières, les "narchomicides" continuent d'endeuiller la cité phocéenne. L'année précédente (2023) avait connu un triste record avec 49 morts liés au trafic de drogue, un chiffre qui témoigne de la transformation des réseaux en de véritables cartels internationaux opérant sans les "codes" qui existaient autrefois, n'hésitant plus à cibler des victimes jeunes ou à impliquer les familles.

📰 CNews sous le feu des régulateurs : Pluralisme et fiabilité au cœur des sanctions

PARIS – La chaîne d'information en continu CNews, propriété du groupe Canal+ (contrôlé par Vincent Bolloré), est actuellement au centre d'une actualité dense marquée par des décisions majeures du régulateur des médias, l'Arcom, et du Conseil d'État. Ces développements remettent en question la ligne éditoriale de la chaîne et ses obligations de service.

​Amende pour désinformation climatique confirmée

​Dans une décision récente, le Conseil d'État a validé une amende de 20 000 euros infligée par l'Arcom à CNews. La sanction porte sur la diffusion de propos niant le réchauffement climatique d’origine anthropique (dû aux activités humaines), sans contradiction immédiate ni mise en contexte appropriée.

​Cette décision est perçue comme un signal fort de l'autorité régulatrice, soulignant que la fiabilité de l'information sur des sujets scientifiques d'intérêt public, comme le climat, fait désormais l'objet d'un contrôle rigoureux.

​Le pluralisme des voix en question

​L'autre point de friction majeur concerne le respect du pluralisme. Saisi par plusieurs ONG et associations, le Conseil d'État a exigé de l'Arcom qu'elle modifie sa méthode de décompte du temps de parole sur CNews.

​Jusqu'à présent, l'Arcom ne comptabilisait que le temps de parole des personnalités politiques. Le Conseil d'État demande désormais de prendre en compte l'ensemble des intervenants de la chaîne — journalistes, chroniqueurs, éditorialistes, et invités réguliers — dans l'évaluation du pluralisme et de l'indépendance de l'information.

​"Cette injonction est cruciale. Elle vise à garantir que l'équilibre des perspectives soit réellement respecté, en reconnaissant l'influence prépondérante des éditorialistes de la chaîne sur le débat public," explique un expert des médias.

 

​Escalade des tensions avec l'audiovisuel public

​Ces difficultés réglementaires s'inscrivent dans un contexte de guerre ouverte avec le service public. Récemment, France Télévisions et Radio France ont déposé plainte contre CNews (et d'autres médias du groupe Bolloré) pour "campagne de dénigrement".

​Les médias publics dénoncent des attaques répétées visant leur impartialité et leur financement. CNews, de son côté, justifie ses critiques comme un exercice légitime du débat démocratique et une réponse aux polémiques internes au service public.

​En conclusion, CNews se trouve à un carrefour réglementaire. Les décisions du Conseil d'État et de l'Arcom forcent la chaîne à revoir profondément la manière dont elle garantit l'équilibre des opinions et la fiabilité des faits à l'antenne, sous peine de nouvelles sanctions.

C'est quoi un islamiste

📰 Débat : Islam et Islamisme – Quelle Distinction ?

PARIS – Le débat sur la nature de l'islamisme et sa relation avec la religion musulmane connaît une nouvelle flambée, illustrée récemment par les prises de position controversées d'Éric Zemmour.

​Le Cadre de l'Affrontement Idéologique

​Alors que des personnalités comme Éric Zemmour affirment qu'il n'y a "pas de différence" entre l'Islam et l'Islamisme, arguant que les deux puisent à la même source scripturaire et partagent un rejet des principes républicains, la majorité des analyses sociologiques et politiques s'inscrivent en faux contre cette assimilation.

​La Distinction Classique

​Les experts et les institutions distinguent l'Islam comme une foi et une religion pratiquée par des milliards d'individus à travers le monde, cherchant avant tout le salut spirituel et l'observance de codes moraux.

  • ​L'Islamisme, en revanche, est défini comme une idéologie politique contemporaine. Ce mouvement vise à faire de l'Islam non pas une simple foi privée, mais un système de gouvernement et l'unique source de la loi étatique (la Charia).

 

Enjeux du Débat

​Pour ceux qui soutiennent la distinction, amalgamer la foi de la majorité des musulmans avec l'idéologie politique et violente des groupes jihadistes est considéré comme une erreur d'analyse dangereuse. Elle risquerait d'aliéner les communautés musulmanes modérées, pourtant essentielles dans la lutte contre la radicalisation.

​À l'inverse, l'approche de Zemmour, qui refuse cette différenciation, pose l'islam en tant que tel comme un problème politique majeur, suggérant la nécessité d'une "désislamisation" de certains territoires français. Ce point de vue soulève d'importantes questions sur la laïcité et l'intégration des citoyens de confession musulmane.

​Le désaccord central porte sur le rôle du texte sacré : est-il immuable et politique (selon l'interprétation islamiste et celle de Zemmour), ou est-il sujet à l'interprétation et aux évolutions culturelles et spirituelles (selon la majorité des théologiens et sociologues) ?

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Domaine

Points Clés:

Politique

Débats intenses au Parlement sur le budget 2026 et le projet de loi anti-fraudes. Mise en œuvre des réformes du Congé Parental et de la lutte pour le plein emploi.

Économie

L'inflation décélère fortement (+0,9 % en octobre), mais le chômage remonte légèrement (7,7 %). Le principal défi reste le redressement du déficit et de la dette publique.

Santé

Le système hospitalier est sous tension. L'année 2025 est dédiée à la Santé Mentale ("Grande Cause Nationale") et la consultation chez le généraliste est passée à 30 €.

Éducation

Lancement du "Choc des Savoirs" : mise en place de groupes de niveau au collège et conditionnement du Brevet. Réforme du lycée professionnel avec allocation de stage.

Culture

Célébration du cinquantenaire d'André Malraux. Événements artistiques autour de Paris Photo. L'attention est portée sur la mémoire du 13-Novembre.

Faits Divers

L'actualité est dominée par la lutte contre la cybercriminalité et les affaires de trafic de stupéfiants. Les procès d'assises sont au centre de l'attention judiciaire.

Outre-mer

Les territoires sont confrontés à l'urgence de l'adaptation climatique (cyclones). Les inégalités sociales persistent (chômage, coût de la vie).

Climat

La France participe à la COP 30 au Brésil (Belém) pour défendre une "justice climatique". Sur le territoire, l'inquiétude monte face aux extrêmes climatiques.

Comprendre la Réforme des Retraites en France

La réforme de retraites est un sujet central dans le débat public en France, touchant directement la vie des travailleurs et des retraités. Elle vise principalement à assurer la pérennité financière du système de retraite par répartition, tout en tenant compte des évolutions démographiques et économiques. Parmi les mesures souvent discutées figurent le report de l'âge légal de départ à la retraite, l'augmentation de la durée de cotisation ou encore l'harmonisation des régimes spéciaux. Si ces changements peuvent offrir une meilleure stabilité financière au système, ils suscitent également des interrogations et des inquiétudes quant à leur impact sur les conditions de travail et les inégalités sociales. Il est essentiel de rester informé et de participer aux débats pour comprendre les enjeux et les implications de cette réforme pour chacun.

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Zohran Mamdani élu maire de New York : un signal pour la gauche française

La victoire de Zohran Mamdani à la mairie de New York suscite un vif intérêt en France, notamment au sein des partis de gauche. Premier maire de New York clairement positionné à gauche “radicale”, Mamdani a remporté l’élection grâce à un programme ambitieux incluant gel des loyers, transports gratuits et taxation accrue des plus riches.

Pour certains, notamment La France insoumise et les écologistes, cette élection est une source d’inspiration et un exemple de mobilisation populaire réussie. « C’est une victoire qui donne de l’espoir à la gauche française », affirme Marine Tondelier, cheffe des écologistes. L’Humanité évoque même une « leçon pour la gauche française » en matière de propositions concrètes et de stratégie de campagne.

D’autres observateurs adoptent toutefois un ton plus nuancé. Ils soulignent les différences entre les contextes américain et français, le système électoral spécifique de New York et la complexité de transposer un modèle local à la France. Pour ces commentateurs, l’intérêt de cette victoire réside autant dans sa portée symbolique que dans ses implications pratiques.

Au-delà des frontières, la victoire de Mamdani est perçue comme un signal fort : une gauche assumée et radicale peut s’imposer dans un contexte urbain complexe, même face aux tendances conservatrices et à l’extrême droite. En France, ce succès inspire autant qu’il interroge la stratégie et l’avenir des partis de gauche.


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La Sécurité sociale en France : un pilier de la protection des citoyens

Paris – Créée en 1945, la sécurité sociale française est l’un des fondements du modèle social du pays. Son objectif principal : garantir à tous les citoyens une protection contre les risques liés à la santé, la famille, la vieillesse et le chômage.

Financée par les cotisations sociales des salariés et des employeurs, la sécurité sociale se compose de plusieurs branches : la branche maladie, qui couvre les dépenses de santé et rembourse les soins médicaux ; la branche famille, qui apporte des aides financières pour les enfants et les familles ; la branche retraite, qui assure un revenu aux personnes âgées ; et la branche accidents du travail et maladies professionnelles.

Aujourd’hui, la sécurité sociale couvre près de 100 % des Français et joue un rôle crucial dans la réduction des inégalités. Elle fait également face à des défis majeurs, notamment le vieillissement de la population, le coût croissant des soins et la nécessité de garantir son équilibre financier.

Malgré ces défis, elle reste un symbole de solidarité nationale et un filet de sécurité essentiel pour la population, illustrant l’engagement de la France à protéger tous ses citoyens face aux aléas de la vie.

Sécurité sociale : qui gagne et qui perd après le passage à l’Assemblée nationale ?

L’Assemblée nationale a récemment examiné le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2025, suscitant de vifs débats sur ses effets pour les Français et les finances publiques.

Parmi les gagnants, on retrouve principalement les retraités, grâce à la revalorisation des pensions prévue au 1er janvier, ainsi que les bénéficiaires de pensions d’invalidité dont certaines dispositions ont été assouplies. Certaines mesures initialement prévues pour réduire leurs prestations ont été supprimées, évitant ainsi des pertes pour certains assurés.

Du côté des perdants, certaines catégories de pensionnés d’invalidité pourraient voir leur pension réduite en raison de la réforme du cumul entre revenus et pensions. Les entreprises sont également impactées : la suppression de l’article visant à refondre les allègements de cotisations patronales maintient des coûts supplémentaires pour certains employeurs. Enfin, le déficit du régime de Sécurité sociale, estimé à plus de 21 milliards d’euros pour 2025, inquiète les experts et pose la question de la soutenabilité du système à long terme.

Alors que le texte poursuit son parcours législatif, il illustre une fois de plus l’équilibre délicat entre solidarité sociale et contraintes budgétaires, avec des gagnants et des perdants clairement identifiés.

Le budget de la Sécurité sociale en 2025 : un enjeu crucial pour les Français

Le budget de la Sécurité sociale, principal pilier du système de protection sociale français, reste un enjeu majeur pour l’économie et la vie quotidienne des Français. Pour 2025, les prévisions indiquent un budget total de près de 530 milliards d’euros, réparti entre les quatre grandes branches : maladie, vieillesse, famille et accidents du travail.

La branche maladie concentre la majeure partie des dépenses, avec plus de 230 milliards d’euros, en raison de la hausse des coûts de santé et du vieillissement de la population. La branche vieillesse, qui finance les retraites, mobilise près de 180 milliards d’euros. La branche famille et celle des accidents du travail représentent respectivement 75 et 45 milliards d’euros.

Les recettes proviennent principalement des cotisations sociales des salariés et des entreprises, complétées par des impôts et taxes dédiés. Malgré un déficit chronique, le gouvernement souligne l’importance de maintenir l’équilibre financier du système tout en garantissant l’accès aux soins et aux prestations sociales.

Ce budget reflète les choix politiques et économiques du pays, entre nécessité de protéger les citoyens et contraintes financières. Les prochains mois seront déterminants pour adapter le système aux défis du vieillissement et de la hausse des dépenses de santé.

Sécurité sociale : des divergences marquées entre partis sur le budget

Alors que le débat sur le budget de la Sécurité sociale s’intensifie, les partis politiques affichent des positions très contrastées. À gauche, La France insoumise (LFI) et le PS plaident pour augmenter les dépenses sociales, revaloriser les prestations et renforcer la protection des plus vulnérables, financées par une fiscalité plus progressive. Par exemple, LFI propose une hausse des allocations familiales et un financement accru de l’hôpital public, tandis que le PS soutient une meilleure prise en charge des soins de santé et la revalorisation des retraites.

À droite et au centre, Les Républicains (LR) et Horizons privilégient la maîtrise des dépenses et la réduction du déficit, via des réformes des retraites, un contrôle des coûts de santé et la baisse éventuelle des cotisations sociales. LR propose notamment d’allonger la durée de cotisation pour les retraites et de limiter certaines prestations, tandis que Horizons mise sur la responsabilisation individuelle et le maintien d’un budget équilibré.

Le Rassemblement National (RN) adopte une approche mixte : il souhaite renforcer certaines prestations sociales pour les Français mais propose de restreindre l’accès pour les étrangers, en insistant sur un financement ciblé et une priorité nationale.

Le financement reste un point de tension : impôts pour les uns, cotisations allégées et réallocation des ressources pour les autres. Sur la santé et les retraites, les désaccords sont également vifs, entre maintien ou amélioration des systèmes existants et mesures visant à contenir le déficit à long terme.

Au final, ce sont les visions opposées de l’État et de la redistribution qui structurent ces débats, alors que la question du financement de la protection sociale reste au cœur des priorités politiques.

Pourquoi CNews est-elle perçue comme s’acharnant sur l’islam ?

La question du traitement de l’islam dans les médias français revient régulièrement au cœur du débat public. Parmi les chaînes d’information, CNews est souvent accusée de consacrer une attention disproportionnée aux sujets liés à la religion musulmane. Une perception qui s’explique par plusieurs facteurs éditoriaux et structurels.

Une ligne éditoriale centrée sur les sujets sécuritaires et identitaires

Depuis plusieurs années, CNews a renforcé une ligne éditoriale tournée vers les thématiques liées à l’insécurité, à l’immigration, à la laïcité et aux tensions culturelles. Des sujets devenus centraux dans le débat politique français. L’islam, souvent associé à ces questions dans le discours public, se retrouve donc de manière récurrente dans les émissions de la chaîne.

Un modèle télévisuel fondé sur l’opinion

Comme d’autres chaînes d’information en continu, CNews s’appuie largement sur des éditorialistes et des chroniqueurs. Ce format, qui privilégie le débat en plateau plutôt que le reportage, accorde une place importante aux prises de position personnelles. Certains intervenants réguliers adoptent un ton particulièrement critique sur l’islam ou l’islam politique, ce qui renforce l’impression d’un traitement insistant, voire hostile.

La logique d’audience et de polarisation

Les sujets liés à l’islam, à l’immigration ou à la sécurité génèrent davantage de réactions que d’autres thèmes, créant un fort engagement sur les réseaux sociaux et des pics d’audience. Dans un paysage médiatique très concurrentiel, la tentation est forte pour les chaînes de privilégier ces contenus polariseurs, qui fidélisent une partie du public.

Des distinctions floues entre islam, islamisme et radicalisme

Enfin, la confusion fréquente entre islam en tant que religion, islamisme en tant que idéologie politique et islamisme radical contribue à brouiller le débat. Certains chroniqueurs emploient ces termes de manière interchangeable, nourrissant l’idée d’une généralisation ou d’une stigmatisation.

Des perceptions divergentes selon les sensibilités

Il convient cependant de rappeler que CNews n’est pas homogène : la chaîne compte des émissions, des formats et des journalistes aux approches variées. Les choix éditoriaux relèvent autant d’une stratégie d’audience que d’un positionnement idéologique perçu. La réception de ces discours dépend enfin fortement des sensibilités personnelles des téléspectateurs.

Pourquoi CNews est-elle souvent perçue comme focalisée sur l’islam ?

Dans le paysage audiovisuel français, CNews occupe une place singulière. La chaîne est fréquemment accusée de consacrer une attention disproportionnée à l’islam et aux sujets qui l’entourent. Une perception qui s’explique par l’ensemble des pratiques médiatiques françaises, par la régulation de l’Arcom et par les choix éditoriaux propres à chaque chaîne.

Un traitement globalement sécuritaire de l’islam dans les médias

Les études menées par l’INA, le CNRS ou encore divers chercheurs en sociologie des médias montrent que les chaînes d’information abordent majoritairement l’islam sous l’angle sécuritaire : terrorisme, radicalisation, tensions culturelles ou questions de laïcité. Les aspects culturels, sociaux ou spirituels sont beaucoup moins présents.
Cette tendance générale concerne la plupart des médias, même si l’intensité varie.

Dans ce paysage, CNews et parfois BFM privilégient une approche anxiogène ou polémique, fondée sur le débat et l’affrontement d’opinions. À l’inverse, France Info, Arte ou France 2 adoptent un traitement plus factuel, tandis que Libération, Mediapart ou Le Monde abordent davantage les enjeux sociaux, les discriminations ou la place de la laïcité.

Le rôle de l’Arcom : pluralisme, impartialité et rappels à l’ordre

Autorité de régulation de l’audiovisuel, l’Arcom ne censure pas les opinions mais veille au respect de plusieurs principes : diversité des points de vue, non-stigmatisation des groupes religieux, équilibre du traitement médiatique.
Elle peut intervenir en cas de manquements répétés.

CNews a ainsi reçu plusieurs mises en garde, mises en demeure ou sanctions financières lorsque certains contenus étaient jugés insuffisamment équilibrés ou risquant d’entretenir des généralisations. Ces rappels ne signifient pas que la chaîne poursuit un agenda caché, mais montrent que sa structure très axée sur le débat d’opinion rend plus probable l’apparition de dérapages.

Des choix éditoriaux très différents selon les chaînes

La comparaison entre les chaînes d’info permet de mieux comprendre la perception du public :

  • CNews privilégie les chroniqueurs d’opinion et met largement en avant les thématiques d’insécurité, d’immigration, de laïcité et d’islamisme. Les reportages y sont moins nombreux que les débats, contribuant à un ton souvent conflictuel.

  • BFM TV demeure centrée sur l’actualité immédiate, avec certes une forte présence de faits divers, mais un recours plus important au reportage.

  • LCI adopte un ton plus institutionnel et analytique, moins marqué par la polémique.

  • France Info TV reste la chaîne la plus factuelle, limitant les opinions tranchées et la surmédiatisation des questions identitaires.

Pourquoi l’impression d’“acharnement” ?

Plusieurs facteurs se combinent pour nourrir ce sentiment :

  • CNews est la chaîne qui consacre la plus grande part de son antenne à des débats d’opinion liés à la laïcité, à l’islamisme ou aux conflits culturels.

  • Elle invite régulièrement les mêmes intervenants, souvent critiques vis-à-vis de l’islam politique.

  • Enfin, la répétition de ces thèmes crée un effet d’amplification : ce dont on parle le plus finit par sembler omniprésent.


Le ras-le-bol des musulmans face aux amalgames médiatiques

Alors que les débats autour de l’islam occupent une place centrale dans de nombreuses chaînes d’information, une réalité demeure largement ignorée : l’impact émotionnel et social de ces discussions répétées sur des millions de musulmans qui n’ont rien demandé. Chaque jour, en France et ailleurs, beaucoup entendent leur religion associée à la violence, au radicalisme ou au terrorisme, et vivent cela comme une profonde injustice.

Pour une grande partie d’entre eux, ces amalgames constants sont douloureux. Ils rappellent qu’ils ne sont ni acteurs des polémiques, ni responsables des crimes commis par une minorité extrémiste. « L’islam n’est pas le terrorisme », rappellent-ils, soulignant la nécessité essentielle de distinguer les musulmans ordinaires des groupes djihadistes qui détournent une religion pour commettre des violences.

Cette confusion entretenue sur certains plateaux télé peut renforcer un sentiment d’exclusion et d’incompréhension. Elle alimente des clichés qui, à force de répétition, deviennent un poids quotidien pour celles et ceux qui souhaitent simplement vivre leur foi en paix.

De nombreux musulmans appellent désormais les médias à plus de nuance et de responsabilité : traiter les questions de sécurité, oui, mais sans réduire une religion millénaire aux actes de quelques criminels. Car derrière les débats, il y a des citoyens, des familles et des vies, trop souvent oubliés au profit du choc et de la polémique.

Éric Zemmour : un programme centré sur l’identité et l’immigration

Éric Zemmour, journaliste et essayiste devenu homme politique, est connu pour ses positions très tranchées sur l’identité nationale, l’immigration et la laïcité. Défenseur d’une France « traditionnelle », il met en avant l’histoire, la langue et la culture françaises comme fondements de la nation.

Sur l’immigration, Zemmour prône une limitation stricte, en particulier de l’immigration musulmane, et souhaite le renvoi des immigrés en situation irrégulière. Il associe immigration et insécurité et critique ce qu’il appelle « l’islamisation » de la société française.

En matière de société, il défend des valeurs conservatrices, valorisant la famille traditionnelle et critiquant le féminisme radical et le multiculturalisme. Il est également critique envers l’Union européenne, qu’il accuse de réduire la souveraineté de la France.

Sur le plan économique, Zemmour défend la liberté d’entreprendre et la baisse des impôts, mais ces propositions restent secondaires par rapport à son programme sur l’identité et l’immigration.

Son discours suscite un vif débat en France, partagé entre partisans d’un renforcement de l’identité nationale et critiques dénonçant des positions jugées polarisantes et discriminatoires.

RESPECTER CETTE MERVEILLE QUI EST LA NATURE

 

​🚨 La Réunion : Le Cyclone Garance Laisse une Île Meurtrie et un Bilan Économique Lourd

Saint-Denis, La Réunion – Février 2025. Moins de trois mois après la dévastation de Mayotte par Chido, l'océan Indien sud-ouest a de nouveau frappé avec l'arrivée du cyclone tropical intense Garance qui a traversé La Réunion les 27 et 28 février 2025, entraînant des dégâts considérables et un lourd bilan.

​💨 Vents Records et Pluies Diluviennes

​L'île a été placée en alerte cyclonique rouge, voire violette par endroits, face à l'intensité du phénomène. Les vents ont atteint des pointes records, notamment 234 km/h à Gros Piton Sainte-Rose, égalant un précédent record de 1994.

​Combinées à ces rafales extrêmes, des pluies diluviennes se sont abattues sur l'île, avec des cumuls dépassant les 500 mm dans les Hauts (Plaine des Chicots, Commerson). Ces précipitations ont provoqué des inondations massives, des coulées de boue et des crues soudaines, emportant ponts et routes.

​💔 Bilan Humain Tragique

​Le cyclone Garance a malheureusement causé des décès et de nombreux blessés. Les pertes humaines sont liées à divers incidents : personnes emportées par les courants, victimes d'incendies d'origine électrique et écrasées sous des arbres ou des effondrements. Des centaines de familles ont dû être évacuées vers des centres d'hébergement.

​De plus, l'impact sur les infrastructures vitales a été immédiat : plus de 180 000 foyers se sont retrouvés sans électricité et 170 000 personnes privées d'eau potable.

​💸 Le Chiffre de la Catastrophe

​L'impact économique est majeur pour La Réunion. Les assureurs estiment que le coût total des indemnisations liées à Garance atteindra près de 380 millions d'euros. Ce chiffre reflète les dégâts massifs sur l'habitat, le réseau électrique et les infrastructures.

  • Secteur Agricole : L'agriculture, déjà fragilisée, a subi d'énormes pertes, estimées à plus de 150 millions d'euros, notamment dans les cultures fruitières et l'apiculture.
  • Entreprises : Les dégâts sur le secteur marchand (tourisme, commerce, BTP) sont également considérables, portant un coup dur à une économie déjà tendue.

​Face à l'urgence, l'État français a mobilisé d'importants renforts en sécurité civile, personnels EDF, et équipes médicales pour le rétablissement des services essentiels et le soutien aux populations sinistrées. L'onde de choc de Garance, survenant après Chido à Mayotte, souligne la nécessité d'une reconstruction durable et résiliente face à l'intensification des phénomènes climatiques extrêmes.

 

​🌪️ Mayotte Dévastée par le Cyclone Chido : L'État d'Urgence et la Reconstruction

​Le cyclone tropical intense Chido a frappé Mayotte le samedi 14 décembre 2024, provoquant une catastrophe d'une ampleur inédite pour l'île depuis 1934.

​1. La Violence de l'Événement

  • Intensité et Trajectoire : Chido a abordé Mayotte au stade de cyclone tropical intense, avec des rafales de vent dépassant les 200 km/h et approchant même 250 km/h dans le mur de l'œil (notamment au nord de Petite-Terre et Grande-Terre). Sa trajectoire, d'est en ouest, a été jugée particulièrement défavorable.
  • Dégâts Matériels et Humains : Les dégâts sont qualifiés de dévastateurs et catastrophiques. Les nombreux habitats précaires, caractéristiques de certaines zones de l'île, n'ont pas résisté à la violence des vents. Les infrastructures (routes, réseaux électriques et de communication) ont été sévèrement touchées. Le bilan humain est très lourd, avec des victimes et de nombreux blessés.

​2. Mobilisation et Aide d'Urgence

  • Réponse de l'État : Une cellule interministérielle de crise (CIC) a été immédiatement activée à Paris pour coordonner la réponse. Le Ministère de la Justice et les services de la Gendarmerie se sont également mobilisés pour maintenir l'ordre et le fonctionnement minimal des services.
  • Renforts : D'importants renforts humains (jusqu'à 700 personnels de la sécurité civile, gendarmes, personnels EDF, équipes médicales) et logistiques ont été dépêchés d'urgence depuis La Réunion et la Métropole (avions militaires A400M, navires).
  • Priorités : L'aide d'urgence s'est concentrée sur la distribution de produits vitaux (eau, nourriture, produits d'hygiène), le déblaiement des routes, le rétablissement de l'électricité et la mise en place d'abris temporaires et de soins (hôpital de campagne ESCRIM).

​3. La Phase de Reconstruction

  • Défi : La reconstruction est une urgence absolue en raison de l'ampleur des destructions. Les articles soulignent la nécessité de reconstruire de manière solide pour faire face aux futurs événements climatiques, en tenant compte des défis préexistants à Mayotte (surpopulation, habitats précaires, coût de la vie).
  • Mesures : L'État a annoncé l'adoption d'ordonnances pour faciliter la reconstruction, notamment en allégeant temporairement certaines normes de construction, et la création d'un établissement de reconstruction. Les Chambres d'agriculture ont également exprimé leur solidarité et leur mobilisation pour l'agriculture locale fortement fragilisée.

​Le message principal des articles est l'expression d'un chaos et d'un effroi généralisés, suivis d'une mobilisation exceptionnelle des services de l'État et des ONG (comme la Croix-Rouge) pour faire face à cette crise humanitaire et climatique majeure.